‹ Nouveau manuel complet de l'observateur au microscopeChapitre 147 sur 169 · DIS DIATOMÉES OU BACILLARIEES · texte numérisé non relu

DIS DIATOMÉES OU BACILLARIEES

venir de la consolidation de l'enveloppe mucilaginense dont nous venons de parler ; tels sout les genres Encyonema et Schizonema.

Il en est qui , ayant à peu près la même forme que les Nayicules, sont fixées par paires à l'extrémité des rameaux d'un pédoncule diaphane ramiûé; on en a fait le genre Cocconema. Quelques-uns , avec la forme d'un coin ou une lame triangulaire , forment le genre Podosphenia , si elles sont sessiles (pl, XXX , fig. 1 5) , et le genre Gompftonema , si elles sont portées par des pédoncules simples ou rameux. Les AcUnanthes (fig* 18) sont également pédoncules, mais leur forme est quadrangulaire , convexe d'un côté , un peu concave à la face opposée. Les Istkmîa également pédonculces, sont plus rectangulaires et plus comprimées.

Une foule d'autres Diatomées se développent en longues bandes plates comme les Fragillaria et lesDiatoma (pl. XXX , fig. ao, 2.2 ), ou en files cylindriques comme les Gaillonella (fig. a3, 24 ) etc., par suite de la division spontanée de chacune des pièces ou frustules. Les Diatomées, qui forment ainsi une bande plate , se désagrègent tout-à-coup à une certaine époque, de telle sorte que chaque petite pièce rectangulaire tenant encore par un de ses angles aux deux pièces voisines , il en résulte une bandelette brisée en zigzag (fig 20 a ) , quelques fragillaria ont leurs frustules en baguettes étroites prismatiques , vingt à vingt-cinq fois plus longues que larges , comme les Synedra , qui eu diffèreut seulement parce que leurs baguettes se développent fixées par une de leurs extrémités aux herbes submergées.

On a établi un genre particulier pour une Diatomée qui diffère seidement des Fragillaria parce que ses pièces au lien d'être rectrangulaires , sont en trapèze ou en triangle tronqué; la bande formée par de telles pièces ayant toutes leur côté le plus étroit dans le même sens , est tournée à plat sur ellemême , au lieu d'être rectiligne ; elle forme ainsi une portion circulaire ou spirale dont on aura une idée par la disposition des pelures enlevées en parlant du sommet d'une poire ou d'une pomme. Cette jolie Diatomée, très commune au premier printems parmi les conferves , a été nommée Meridion ^ vernale ou M circulare , parce qu'on a cru faussement qu'elle doit former un cercle complet.

2g4 I>ES DIATOMÉES OU BàCILLAIUÉeS.

Rien n'est plus aisé que de trouver les Diatomées pour les soumettre au microscope ; en effet, il suffit pour cela d'appuyer légèrement sur le porte-objet quelque brin d'une plante aquatique submergée dont la surface est couverte d'une couche de petites productions microscopiques formant une sorte de duvet entremêlé de vase. Si l'on a mis des herbes aquatiques dans un bocal , la paroi sera bientôt garnie d'une foule de petits êtres vfvans parmi lesquels on sera bien sûr de rencontrer des Diatomées ; la surface de ces plantes observée directement, fournira les fragillaria , les gomphonema ; et le dépôt vaseux , enfin , qui se rassembla au fond du bocal , est tellement riche en petites productions de ce genre, qu'on pourra se contenter d'eîî mettre quelques parcelles sur une plaque de verre , pour trouver des navicules et d'autres diatomées , soit encore vivantes , soit mortes et devenues transparentes par suite de la destruction de la chromule.

Il se développe souvent dans les vieilles infusions, des petites navicules dout on peut supposer que les seminules sont portées par l'air. Les mousses humides au pied des arbres contiennent entre leurs feuilles un grand nombre de navicules et de synedra qu'on se procure aisément en lavant une touffe de ces mousses avec une petite quantité d'eau ; on aura souvent trouvé en même temsde nombreux rotifères, qui vivent égalemeut sur ces plantes.

Les navicules , quoique d'une extrême petitesse , sont quelquefois tellement abondantes qu'elles forment sur la. vase ou la boue au fond des fossés et des ornières pleines d'eau , comme aussi sur la vase de la mer, un enduit brun luisant dont on ne soupçonnerait assurément pas d'abord la nature. Cet enduit est formé par des myriades de ces petits êtres; cependant il ne faut pas croire qu'il en soit toujours ainsi , car , à part certains enduits ferrugineux ou provenant de la décomposition des végétaux , il arrive aussi, mais plus rarement, qu'un enduit brun est uniquement formé par une seule espèce d'infusoires ; comme celui dont j'ai eu l'occasion de parler, et qui se composait de Dileptus amer.

DES CHAMrittrfONS , ETC. aQ5

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