ET DES DIVERS SUPPORTS
les fausses notions qu. : résultent du simple aspect d'une image produite par les effets de réfraction d'un objet transparent.
M. Laurent , dans ses importantes recherches sur le développement de L'œuf des limaces, a été conduit à iuveuter un petit support (pl. U f Jîg. 1 1 ), composé de deux fils de métai tordus ensemble et laissant entre eux un certain nombre d'ouvertures rondes aaa , dans chacune desquelles il engage un œuf de limace. Cette série d'oeufs se trouve tenue horizontalement près de la surface d'une petite caisse A A pleine d'eau, par une tige que termine en dehors une tête molettéeT, et qui peut tourner sur elle-même dans un canon C soudé à la cloison A B. La rangée d'œufs peut donc , par ce moyen , être présentée* chaque instant au microscope sous tous les aspects; et le fond de la caisse étant formé par une glace bien transparente, on peut, comme M. Laurent , étudier le développement des embryons , malgré les changemens de position qu'ils éprouvent. Une simple caisse à fond de glace, comme celle dont nous venons de parler AA , est souvent employée pour étudier les animaux vivans ou la circulation des sucs des végétaux tels que les chara, les hydrocharis , les zanichellia , etc. ; cependant je préfère les placer tout simplement entre des lames de verre mince avec de l'eau .
D'autres caisses eu verre, à faces planes verticales comme celles de M. C. Chevalier, auront une utilité beaucoup plus réelle , parce qu'on peut y laisser vivre divers animaux ou végétaux qui se fixent aux parois où on les observe directement, en approchant la caisse de l'objectif d'un' microscope horizontalement placé , et qui reçoit dans le sens même de son axe, la lumière soit directe soit réfléchie et concentrée par un miroir concave. De telles caisses verticales et plus ou moius épaisses , pourront être laissées long- tems en observation pour suivre le développement des œufs ou germes de zoophytes , de spirorbes, des algues, etc., qui viennent se.fixer aux parois si on les a remplies d'eau'de mer avec quelques petites touffes d'algues.
On a construit des supports de diverses formes pour observer sous le microscope la circulation du sang des poissons ou des têtards. M. Donné a particulièrement indiqué un moyen fort ingénieux pour montrer la circulation du sang dans la langue d'une grenouille qu'on étale avec quelques épingles sur
OBSERVATEUR kV MICROSCOPE. 4
ï8 COMPRESSEUR.
une plaque de liège percée d'un trou pour le passage de la lumière. Nous en reparlerons plus tard à l'occasion des observations sur le sang.
M. Poizeuille a imaginé, pour ses belles recherches sur la circulation, un porte-objet pneumatique; c'est une caisse en cuivre fermée en dessus et en dessous par des glaces planes épaisses de 3,5 mil , et dans laquelle, par le moyen d'un ajustage particulier , on peut augmenter ou diminuer la pression de l'air, après qu'on y a introduit des animaux ou même des végétaux pour les soumettre au microscope.
Avant que d'avoir construit des caisses de verre à faces planes , on observait les animalcules vivans dans des tubes ou dans des flacons cylindriques , et pour cela le microscope était muni de certains supports particuliers , auxquels on aura souvent encore recours , quand on voudra étudier quelque objet vivant que Ton ne peut retirer du flacon où il s'est développé.
Au microscope est encore jointe ordinairement une petite pince à ressort {fi g. 5 m) portée par une tige cylindrique qui glisse dans un canon it, tournant à bascule sur un support fixé à la platine du microscope, de manière à pouvoir tourner sur lui-même. Un petit insecte , tenu par la pince , peut , au moyen des divers mouvemens dont cet appareil est susceptible , être amené facilement au foyer du microscope. La tige de la pince est terminée , à l'autre extrémité , par une pointe très fine pouvant également servir à fixer un insecte ou un autre objet sous l'objectif du microscope ; mais on doit avoir soin de garnir cette pointe avec un petit étui, qui se visse en r, et empêche qu'on ne se blesse en se servant de la pince.
Cette petite pince étant nécessairement très légère , ne suffirait pas pour tenir un insecte qu'on voudrait disséquer; M. G. Oberhaùser en a construit une beaucoup plus forte et très commode pour ce même objet : elle se compose d'une longue tige d'acier cylindrique (/>/. U>fig- 10) , glissant dans un canon mobile C C porté par une pièce P fixée à vis V, sur le bord de la platine MM. C'est l'extrémité de la tige qui se termine elle-même en pointe , pour former une des mâchoires de la pince ; une seconde pièce L , formant l'autre mâchoire , se trouve portée par un talon T , dans laquelle elle se meut à J>ascule. La queue L de celte pièce sert de bras de levier si
DE LA CAMERA LUCIDA. 3p,
on presse dessus avec le doigt , pour faire ouvrir la pince , qu'un petit ressort r s placé en dessous tient habituellement fermée , puis une vis V , permet de comprimer l'objet tenu entre les mâchoires de la pince , assez fortement pour qu'il ne cède pas à la traction exercée par les aiguilles de disscc (ion ou les scalpels, et qu'il reste invariablement fixé au foyer du microscope F.