ILLUSIONS PROVENANT DU MICROSCOPE
«Veau changé en émnlsion , en l'agitant avec de la gomme ou. du sucre dans un flacon , ou simplement en agitant une goutte d'huile avec la salive entre ses dents.
La poussière ou les impuretés sur les verres du microscope ou sur le porte-objet ou sur le réflecteur , sont des causes d'illusion qu'il est bien facile d'éviter en essuyant avec un pinceau d'abord puis avec un lin<;e fin à demi usé toutes les surfaces sur lesquelles s'est attachée la poussière. Le plu9 souvent c'est à l'extérieur seulement que cette opération doit être faite; mais si , par suite des changemens de température ou par suite du remplacement des oculaires et des objectifs, la poussière a pénétré aussi dans l'intérieur, il faut dévisser les diverses pièces , en observant bien leur position relative pour pouvoir ensuite les remettre en place. On s'assure d'ailleurs , en faisant tourner ou mouvoir successivement l'oculaire , les objectifs , le porte-objet ou le réflecteur , à laquelle de ces pièces le nettoyage est nécessaire. Des bulles, des taches ou des rayures dans les verres du microscope sont souvent très préjudiciables à l'observation; on ne peut les faire disparaître qu'en changeant les verres eux-mêmes; mais quand elles sont peu considérables , on s'accoutume facilement à en faire abstraction , et on se sert du microscope comme si elles n'existaient pas.
La vapeur des yeux , ou des doigts , ou celle de l'haleine , çn se condensant sur les verres froids du microscope , rend momentanément toute observation impossible, il faut essuyer les surfaces ternies et quelquefois les essuyer ainsi à plusieurs reprises , ce qui n'est pas sans înconvéniens ; à moins qu'on n'attende que l'instrument tout entier ne se soit échauffé suffisamment pour ne plus condenser la vapeur ; on est même obligé, pendant les grands froids de l'hiver, de chauffer son miscroscope en l'approchant du feu ; sinon les verres continueraient trop long-tems à être ternis par la respiration. Le microscope horizon l ni est moins exposé à cet inconvénient que le microscope vertical ; mais pour celui-ci encore, on évite en partie la condensation de l'haleine, en plaçant une petite feuille de papier ou de carton mince, tra verv'c par le corps du microscope , et destinée seulement à intercepter le souffle humide dirige en bas.