‹ Nouveau manuel complet de l'observateur au microscopeChapitre 36 sur 169 · PRÉPARATION DES OBJETS · texte numérisé non relu

PRÉPARATION DES OBJETS

tement par suite de l'évaporation et de la concentration de l'eau salée. Les plaques de verre mince ont un autre avantage, c'est de maintenir bien plane la surface du liquide , et d'éviter ainsi certaines déviations des rayons lumineux, qui nuiraient à l'observation.

L'évaporation de l'eau contenue entre les lames de verre , ne pourrait être complètement arrêtée , que si Ton bordait la plaque supérieure avec une traînée d'huile , ou si Ton appliquait cette plaque sur une bordure de suif , ou si , comme l'a fait M. Peltier , on collait d'abord sur la plaque du porteobjet un anneau d'élain en feuille, que Ton enduit légèrement avec du suif, et au centre duquel est placée la goutte de liquide que l'on emprisonne ensuite exactement , en appliquant par dessus et en faisant adhérer au suif la plaque mince supérieure. Mais de cette manière , l'accès et le renouvellement de l'air étant également empêchés , la vie ne tarde pas à disparaître dans l'eau ainsi renfermée ; les animalcules périssent asphyxiés avec des phénomènes remarquables. Il vaut donc beaucoup mieux s'opposer à l'évaporation , en ajoutant de tems en tems une goutte d'eau sur le bord des lames , entre lesquelles elle pénètre par capillarité ; et si on est obligé d'interrompre l'observation , ou recouvre la plaque de verre avec une cloche humide ou avec un verre de montre , ou simplement on la renverse lur l'ouverture d'un bocal ou flacon à col droit plein d'eau , de manière que le bord s'appliquant exactement , l'objet à préserver de l'évaporation soit tenu dans une atmosphère saturée d'humidité. Ce même procédé peut d'ailleurs être employé pour conserver pendant long-lems certains infusoires vivans dans une goutte d eau non recouverte d'une lame mince.

En outre des innombrables objets d'étude qui s'offrent de tous côtés à nos regards, dans les organes et dans les élémens de structure des végétaux et des animaux, dans les animaux eux-mêmes que leur volume permet de placer tout entiers sous le microscope, tels que les petits insectes et les zoophy tes; il est encore une foule d'êtres que leur petitesse dérobe à notre vue et que le microscope seul nous apprend à connaître dans les eaux : ce sont les infusoires , les systolides , les diatomées et desmidiées. Il faut chercher ces petits êtres dans les eaux douces ou mariues , tranquilles ou stagnantes ou, ce

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