DE LA DISSECTION DES OBJETS MICROSCOPIQUES
Nous avons déjà dit que ia transparence d'un grand nombre? d'animalcules permet d'étudier directement leur structure, sansqu'il soit nécessaire de recourir à une dissection que la peli-. tessede ces êtres et leur extrême mollesse rendrait souvent inv , possible. Nous avons dit aussi que la compression peut servir à compléter les notions acquises par l'examen direct de ces petits êtres, et de beaucoup d'animaux plus volumineux , comme les plaoariées, les zoophytcs, les annelideset les helminthes, il en *era de même aussi pour les ovules et les embryons des végé-. taux et de tous les autres animaux. La pression augmentée jusqu'à produire l'écrasement , fournira encore de nouvelles lumières sur la nature des tissus et des liquides composant ces, divers organismes; et, comme on assistera ainsi à la cessation de la vie , on se fera bien mieux une idée des différences of fertes par une même substance avant et après la mort.
La dissection microscopique se fera le plus souvent par dé-, cbirement et par écartement des parties molles sous l'eau, et les instrumens dont on se sert pour cela sont simplement deux, aiguilles emmanchées et soigneusement affilées. On conçoit , par exemple , que si les tégumens d'un ver ou d'une larve d'insecte se laissent facilement déchirer par ces pointes, ou pourra , en opérant dans une goutte d'eau sous le microscope simple, écarter et isoler l'intestin, l'appareil nerveux , les trachées, les organes de sécrétion, etc. , et étaler séparément, chacune de ces parties sur la plaque de verre avec de l'eau , et la recouvrir ensuite d'une lame mince , si l'on veut s'opposer à la dessiccation , en ayant soin d'ajouter quelques morceaux de cheveu ou d'une autre substance dure, pour supporter cette lame mince , si l'on craint de comprimer ces tissus si délicats.
Les aiguilles à dissection peuvent être fixées dans un inanclut d'ébène comme les scalpels ; mais ce manche doit être rond , pour qu'en aiguisantles aiguillessur la pierre à rasoir, on puisse les tourner entre Us doigU. J« préfère les emmancher dans des,