I 8 ECLAIRAGE PAR TRANSPARENCE
notion exacte de la forme et de la structure des corps , don les diverses parties transparentes sont indiquées par des effet de réfraction et non par des reliefs et des creux , comme 01 serait tenté de le croire d'abord .
Pour de faibles grossissemens, il suffît de réfléchir la lumièn du ciel ou des nuées par un simple miroir plan placé au- dessoo du porte-objet , et qui produit le même effet que si le micros cope sans miroir était dirigé vers la partie lumineuse du ciel Mais pour des grossissemens qui dépassent soixante ou ces diamètres, un miroir plan, non plus que la lumière directe di ciel ne donneut plus une clarté suffisante, parce que la mènx somme de lumière est répartie sur un champ beaucoup plu étendu , et que d'ailleurs , l'absorption par les verres du mi croscope s'augmente en même tems que le pouvoir amplifiant]
II faul donc augmenter l'intensité de la lumière illuminante, a pour cela on remplace le miroir plan par un miroir concave d ouïe foyer répond à peu près à la position de l'objet soumis au roi croscope.On pourrait aussi se contenter d'interposer sur le trajet de la lumière réfléchie par le miroir plan, un verre lenticulain dont le foyer coïnciderait de même avec la position de l'objet
Ce simple changement dans le mode d'éclairage suffit pool les grossissemens au-dessous de 200 diamètres, et permet de servir également de ta lumière d'une lampe. Mais quand 00 arrive a des grossissemens de 3oo et 400 diamètres , on ©I frappé des effets produits par la diffraction qui, sur le cm tour de tous les corps opaques ou fortement ombrés, fait naîtn une frange ou uue ombre diffuse d'autant plus prononcée qu< le corps est plus étroit : on peut même, en variant la dlstano de l'objet au microscope simple ou composé, distinguer dan cette frange ombrée du contour, plusieurs bandes très étroite alternativement colorées, telles qu'on en voit dans les expérieu ces directes sur la diffraction. Ces franges produites par le interférences des rayons de lumière, rasant le bord des objet opaques ou ombrés, seraient évitées si les rayons de la lumièr illuminante avaient leur foyer de convergence sur le poin même que l'on observe, puisque ces rayons continueraient leu route en divergeant comme s'ils partaient de ce point même et que, par conséquent ils ne pourraient en aucune manier produire d'interférence. Mais un tel résultat ne pourrait étr obtenu complètement en raison de l'imperfection de nos appa
Éclairage par transparence. i q
mis et de l'impossibilité de fabriquer des petites lentilles exemptes des aberrations des phéricit^et de réfrangibilïté. On peut toutefois approcher de ce résultat désirable, et diminuer beaucoup l'intensité des effets de diffraction dans le microscope. Voici la description d'un appareil dont je me sers:
stppareil d'éclairage propre à diminuer les effets de diffraction. ( Planche II , fig. a. )
La lumière , pour être réfléchie dans Taxe de l'instrument, peut être reçue sur un miroir parallèle ou sur la base d'un prisme P. Dans ce dernier cas elle est plus vive , et les images sont plus nettes , parce que la réflexion est plus complète, et qu'il u'y a point , comme avec le miroir , une double réflexion, celle de rétamage et celle de la surface extérieure de la glace.
Mais un prisme , pour donner la réflexion totale , doit recevoir la lumière presque horizontalement , ou de manière que le faisceau de lumière incidente fasse avec l'axe du microscope un angle de 70° à 75" au moins. S'il n'était pas possible de recevoir la lumière dans cette direction, en laissant le microscope vertical , il faudrait incliner l'instrument tout entier.
Le faisceau de lumière F G réfléchie dans l'axe de l'instrument G H , doit traverser le concentrateur A C , appareil formé de plusieurs lentilles achromatiques, qui concentre et réunit la lumière sur le seul point à étudier O.
La première lentille A ayant douze lignes de foyer, réunirait à celte distance les rayons du faisceau GI en un petit cercle qui n'offrirait pas encore toute l'intensité et surtout la netteté désirables, parce qu'une telle lentille ne peut être ni parfaitement a planai iq ne ni achromatique si on l'emploie seule.
Une seconde lentille B, de deux lignes de foyer, placée à 6 lignes en-deçà du foyer de la première, rapprochera ce foyer à une ligne et demie , et par conséquent rendra le cercle lumineux quatre fois plus étroit , et ainsi l'intensité de la lumière seize fois plus grande.
Si une troisième lentille C, d'une ligne de foyer, se trouve placée immédiatement au-dessus , et à une ligne et demie du foyer de la précédente ; elle réduira la dislance focale à 3/5 de ligne au lieu de 3/a , ou bien à 6/to au lieu de i5/io; alors le diamètre du cercle lumineux sera réduit dans le rapport de i5 à 6, ou rendu deux fois et demie plus étroit , et