‹ Nouveau manuel complet de la bonne compagnie, ou, Guide de la politesse et de la bienséanceChapitre 19 sur 70 · SIN · texte numérisé non relu

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Politesse des hommes de loi et de leurs clients.

La politesse est chose assez difficile pour cette classe, respectable qui voit sans cesse passer sous ses un des gens constamment animés d’un sentiment qui rend très-peu aimable , l'intérêt. De plus, habitués à à réfuter leurs adversaires, obligés de le faire promptement , ils acquièrent en général une sorte de brusquerie, un ton tranchant, un besoin de contradiction dont ils

doivent beaucoup se défier dans lé monde ; et même

dans leur cabinet. .

La familiarité des informations. ordinaires de la santé n'est point d'usage entre les avoués , les avocats et leurs clients, à moins qu'ils ne connaissent ceux-ci d'ailleurs. Cependant ils sont obligés de garder des bienséances inconnues auxsgens de “bureau. Ils saluent | en se levant , font asseoir, reconduisent les gens ; ils observent ce qui est dû au sexe, au rähg , à l’âge.

Quant aux clients , ils doivent se conformer aux règles ordinaires de la civilité ; ils doivent, en outre, ne donner aucune marque d’ impatience quand ils attendent le moment où l’on pourra les recevoir. Ils feront attention à être clairs et précis dans la narration de ‘leurs affaires, à ne pas importuner par de vaines répé-

EMIÈRE PARTIE. CAP. V..

s déclamations passionnées , le jurisconoute. ‘Ils considéreront aussi que ses t précieux, et se retireront aussitôt qu'ils samment instruit de leurs intérêts.

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