‹ Nouveau manuel complet de la bonne compagnie, ou, Guide de la politesse et de la bienséanceChapitre 21 sur 70 · PREMIÈRE PARTIE. CHAP. Ÿ · texte numérisé non relu

PREMIÈRE PARTIE. CHAP. Ÿ

nairement admis à l'honneur de leur présenter son ou- : vrage, après en avoir préalablement demandé et ob-.

tenu l'autorisation par écrit. On s'adresse, à cet effet,

au premier gentilbomme d’un prince , à la première «

dame d'honneur d’une princesse.

$ VL Politesse des militaires.

La bienséance militaire à , comme on sait, quelques

caractères particuliers. Officiers et soldats ne se dé- :

couvrent point en entra à l’église, lorsqu'ils sont sous les armes ; seulement , pendant le temps de l’élé-

vation, ils portent la mem droite au devant de leur«

casque , bonnet ou schako. Ce mouvement est leur sa. lut ordinaire. Quand les soldats s’entretiennent avec. un supérieur , ils tiennent aussi constamment le. bord :

de la main sur le front.

* En entrant dans un salon, pour une soirée , un offi- . cier dépose son sabre ou son épée. Il n’est pas de bon ton qu'un homme se présente chez des dames en uniforme de garde national, à moins que quelque circonstance n’excuse ou n’autorise cette liberté.

Lorsqu'on est lié avec des militaires, en leur adres- ! sant la parole , on les nomme seulement général, capi- : laine ; mais il serait désobligeant de leur donner le titre d’un grade inférieur , ainsi l’on ne dit point Zeu.

tenan£.

Paené des ee et religieuses; égards, qui leur sont dus.

Be prêtre doit être considéré sous deux rapports : lorsqu'il exerce. son saint, ministère; lorsqu'il. preñd part aux relations de la société. Dans le premier ‘cas il est l’objet d’un respect spécial ; et même: le: titre. à lui donner; les paroles à lui âdresser , l’attitude à prendre en lui parlant ; sont réglés par la lithurgie,

Mais, quoique l'ecclésiastiqué ne soit plus dans Île monde l’objet d'une vénération religieuse ; le représentant de Dieu, comme ministre des autels , il a droit à beaucoup de respect.et de déférènce. Une conversation trop enjouée ; des danses ; des chants d'amour seraient

L déplagés.en sa présence.

Les prêtres ont. deux écueils;à ve r dans la société, L'habitude de prêcher une morale austère et sacrée, de catéchiser, de reprendre avec autorité les pénitents , leur donne parfois un ton dogmatique et sévère, pédantisme de morale tout-à-fait contraire à l’amabilité sociale. Parfois aussi, pour prévenir ce résultat qu’ils sentent presque inévitable , d’autres ecclésiastiques, surtout les plus âgés. se livrent à d'inconvenantes plaisanteries que n’oseraient se permettre les hommes du monde. Une gravité douce , une gaîté tempérée, une urbanité noble et touchante , tels sont les caractères qui doivent distinguer l’ecclésiastique dans le monde.

Bonne Compagnie. ‘ ë

50 PREMIÈRE. PARTIÉ. CHAP. x:

On donne ordinairement le nom de Monsieur aux prêtres; on y ajoute leur titre s’ils sont curés; car si l'on dit en leur parlant, monsieur le curé , on ditrarement monsieur le vicaire , et encore moins'monsieur l'habituë de paroisse. Nous en avons indiqué le motif en apprenant qu'on donne seulement aux militaires les titres des grades supérieurs. Dans l'intimité ; on peut dire curé tout court, comme on dit capitaine. ::

: Voici les titres Oopi Eos APR: na religieuses:

Les frères des écoles éhéééebne ou de tout auiré ordre reçoivent le nom de frères. TE

Les religieuses et filles de la charité: chiot être appelées sœurs." Les lettres qu'on tous Satan: Lun cétte suscription : g 48404 Dh Hi

A ma sœur, ma lrès- hrs sœur N.

*Silon' m'est point du tout: familicril ‘avec : elles , et

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qu’on éprouve de l'embarras à les nommer ma sœur;

on peut les appeler madame ; ‘mais,

vmademoïselle , non ; Cela paraïtrait peu respectueux. : "0 1

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