‹ Nouveau manuel complet de la bonne compagnie, ou, Guide de la politesse et de la bienséanceChapitre 46 sur 70 · T'AS · texte numérisé non relu

T'AS

Quoi qu’il en soit , le maitre maison commence: |

par offrir le fromage, parfois en le faisant passer en-+ |

tier aux convives , plus souvent..en divisant un, certain® nombre de morceaux. Puis, viennent les.fruits que sa.

femme enlève. çà et là des corbeilles-pour.les faire cir-: culer sur une assiette. Elle doit, choisir les*plus beaux;

et ne pas déranger | les pyramides, APT

. Les compotes ,. les fruits glacés et les Le tte

se présentent après cela: les unes son envoyées sur: une assiette à ceux qui en acceptent, les autres circn- Jent. On se passe ensuite les pâtes de.coing, .d’abri-{ cot, etc., que la maitresse divise pour.engager .à est

accepter, Les bonbons, par ordre de délicatesse ,»s@û

succèdent. 5’ il se trouve dans le dessert. des ontihe à pétards, ils:font clôture. En leur absence on termine. par les.conserves parfumées à la.fleur lbs ia à lat violelte , etc. D

On place quelquefois les bonhons: de rhone sur. des rondelles de papier-dentelle doré ownon.. d%

Il est des mets particuliers, comme:les soufflés., less talmouses et autres mets analogues., que l’on sert en“ assielles volantes , e'est-à-dire.comme le-potage, | toujours en commençant par les dames.

Desoc des dnnioun

Lorsque les convives se passent eux-mêmes les plais

à la ronde,.ou les assiettes chargées. de portions,. quel: ques-uns d’entre eux ne doivent pas se seryir Loul sim

| Lien # 479 | plement quand vient leur tour ; car, pour un monsieur, | le voisinage d’une dame ; pour une jeune personne , | celui d’une personne FR ; pour uninférieur, celui | d'un supérieur; leur prescrit de refuser de se servir | avant que la personne ne soit servie.»

: D'ailleurs; la politesse veut qu’on soit toujours disposé à se mettre en oubli, et à prévenir les autres, principalement les dames , les gens âgés. On le doit relativement aux accessoires du repas ,; comme à ses | parties principales. Ainsi, ce serait une grossière incivilité que de s’émparer des huiliers, du sucre en pou- | dre, ‘et autres choses semblables, quand le besoin s’en | fait sentir..Quant aux premiers ; un homme bien élevé tient les flacons en les lui offrant; tant qu'une dame | n’est pas servie. | “Maintenant quelques conseils aux convives ; conseils | bien puérils «mais qu'il est bon ‘d'écouter et de retenirs Onest ridicule d’étaler sa serviette sur soi; de | Fattacher avec des épingles sur sa poitrine ; ou dela | passer dans sa boutônnière ; de se servir de sa four- | chette en mangeant le potage ; de dire du bouilli, pour . du bœuf; de la volaille ; pour une poularde , un din- » don; du champagne, pour du vin de Champagne ; de relever lés manches de sonhabit avant de décou- | per ; de casser par le bout pointu les œufs frais, et de | laisser $ur son assiette la coquille ; sans la briser d'un coup de coûteau ; de reméttre soigneusement le cou- | vercle du petit pot dé crême que l'on a vidé ; de pren- | dre le pain, même lorsqu'il serait à portée , au lieu de ) le demander à un domestique ; de se servir du couteau | pour diviser le pain, qui doit être rompu avec les

480 TROISIÈME SP ARII. cHAP. À.

doigts: de xerabr pour @ id is desicafé, das la Soucoupes-le. 2160 .1 |2iv208 rot ôm 291 inomol .-1 Les-convives. de grande maison! sel ht-suivre.et ser- | :vir. par. un domestique, qui se/tient derrière eux. se doivent pas lui adresser la parole-:pendant;lerepas;-en- .Æ0re-moins lejréprimander. Awvantde,se mettre-à-table, ils ont.dû l'avertir de servir aussi.les, autres-conyives'et de se retirer dès que, la table: sera-desseryies-paree que les gens de la maison doivent seuls mangerià-l'of= fice, règle. qui: toutefois} isouffre. beanonup/ pa HONBs surtt ob l4û # do st itrot sh ro lot #18 l'on apprend-que la maitresse ouda dés di | ‘la maison a préparé quelque plat, squélquecpanfiinre; il faut en demander, les-louer ety revenir.swe 95 de à Les convives, suivant.le-sexe..et l'hnmlissäiseAr Si défier de deux travers également désagréables: Lesuns (ce sont ordinairement les-jeunes dames ou. demoiselles). ne. veulent rien accepter, et: ne-répondent que-par-un« remerciment négatif invariable..Les. autres.(ce sont des“ messieurs. doués. d’une: familiarité, gastronomique tebs bruyante) mangent avec avidité, élèvent ,la «voix:sans, mesure, : acceptent, sans remercier, se passionnent!pours quelques plats, qu'ils entassent sur leur.assiette, toutes” choses qui. ressemblent. d'uue. manière-fâcheuse jaux! bienséances de: cabaret... 448 Up iov sta svsts ri Un jeune homme, Ati auprès ss

d'une dame, doit se constituer leur, serviteur,,ne pas souffrir qu'ils se. versent. eux-mêmes à boire, tendre leur assiette pour eux,: et Saisir toutes.les. ogcasions possibles de leur M" TESPRAU QE RMAARE SET ment. FT HOPAT ES MINNSE fQ 29 ff fz9u0b 29°

sonate ennof

DES REPAS, 181 “Les convives placés au bout de la table sont généralement les moins bien servis. Leurs voisins doivent, avec une aisance polie, les signaler à celui qui sert. Jamais, au reste, on ne doit voir un oubli de ce genre sans chercher à le réparer. | S'agit-il de brochettes chargées de petits rognons, d’éperlans, les convives polis sontiennent cette brochette “au-dessus de l'assiette de leur voisine jusqu'à ES se soit servie.

Lorsqu'un voisin de table accepte le natbite d'un | fruit ou de tout autre objet, on doit toujours lui en donner la-plus belle partie, et la lui présenter sur l'assiette. Signalons, en passant, plusieurs habitudes familières et de mauvais ton. Mettre ses gants dans son verre de | Champagne ou de Bordeaux, pour annoncer qu'on n'en veut pas faire usage; rouler en petites boulettes de la | mie de pain; diviser son pain autour de soi en petits | morceaux multiphés ; salir la nappe avec sa fourchette let son Couteau ; ramasser avec le pain la sauce restée + danst l'assiette : toutes ces choses sont péchés véniels ‘contré la civilité.

|‘ Ce serait une faute bien plus grave de s'emparer seul | de la conversation, qui doit être générale, Si la réunion est nombreuse, on s’entretiendra avec ses voisins, en | n’élevant la voix qu'autant qu'ilsera nécessaire pour se | faire entendre.

|: L'usage veut qu'à la fin du repas les dames plongent | les doigts dans leur vérre plein d’eau et les essuient. | “avec leur serviette, usage qui a fait introduire celui des | rince-bouche, dans la bonne société. Par conséquent, | les domestiques présentent à chaque convive une pe- | Bonne Compagnie. 16

Te TROISIÈME PARTIE, FRABS. Ah ofls lite cuvette nom de vers DA verre assorti, plein d'eau tiède en hiver, d'eau froide en. étés 1et-dans ce cas légèrement aromalisée de citron ou, de menthe.

Chacun alors fait ses ablutions, et doit agir: avec. beau-

m af] 1:

-coup de: réserve et. de délicatesse, » pour éloigner. 1

cet : usage. étrange le dégoût . qui S'y attache. nécessairement, et qui se supprime (ous les j MARS do 18

1 faut, lorsqu'on se rince la bouche, mettre sa main au-dessus de la petite cuyette,.que Jon rapproche; ‘de son menton, et si on se: nettoie les. lèvres avec le coin mouillé de sa serviette (ce qui est encore toléré); se Br ter, Comme si lon agissait en cachette. a oÏT

Mais déjà cet usage a recu dans les. meilleures maisons. une foniitatiéà très-désirable, Les rince-bouche ne sont plus apportés aux convives. individuellement ; ils sont groupés sur les tables de dégagement, et Jorsqu’on quitte la table, les domestiques ayertissent les

convives, en les leur montrant. Alors chacun, debout, et

dans J ombre, se livre en liberté à des ve à #8 saires, mais qui ne devraient jamais avoir lien stensiblement. On remet ses gants tout de suite après] Je repas,

C'est à la maîtresse de maison à donner le signal de ; quitter la table ; elle le fait en roulant grossièrement sa serviette et en la déposant. auprès de son assiette, ce À

que les convives imitent tous. Plier, sa serviette dans un diner qui n’est pas d’ hospitalité ou d'intimité, serait complètement ridicule. De son côté, la dame du logis ne doit pas. différer cet appel sitôt qu’elle s' aperçoit que

toutes les assiettes, du dessert ont circulé ou que la con- |

versation languit, Lorsque, dans. les dîners d'apparät on termine le dessert par un fromage à Ja glace par-

Ron DT ilféns iee —#

fumé, elle donne le sighal quand 1ôhs les convives refasent d'en accepter ‘davantage ou lorsqu” ils ont achevé léûrs äblutions. Comimé personne ne peut se lever avant elle, “et que es grands repas sont souvent fatigants, elle ne doit pas inutilement les prolonger. Tous les con- Vivés ‘sé lèvent alors, ét, offrant le bras aux damés, se rendent au salon, où le café et les Jiqueurs les atténdent, car on ne prend le cafe à à table que dans les dinèrs sans façon" peigs

® L'amphitryon passe encore le premier, ‘en Condui- Sant la dame placée à sa droite. Alors le doméstique vérse le café, tandis que. és maitres s ’empressent d'offrir le sucrier garni de sa pince. Immédiatement après, le domestique se retire, et le chef de la maison, pretiant l'ün des flacons de la cave à liqueurs, en présente

à Chaque pérsonne, en commençant, comme toujours, par les dames et les gens les plus considérés. Il doit offrit le choix des liqueurs, en les nommant ; mais il

S’abstient de trop presser les gens d'accepter.

“On: né sort de table avant la fin du repas qu’à raison d'un appel i imprévu. Si ce désagrément arrive à une dame, elle prie une amie de l'accompagner; une demoisellé, en ce cas, s'éloigne avec sa mère.

La question de savoir s'il faut chanter où non à table est aujourd'hui résolue, suivant le ton des maitres de maison, On ne chante plus chez les gens des hautes classes dé la Société, mais on chante encore à là table des bourgeois. Dans ce cas, faut-il redire encore ce qui a été dit mille fois sur le ridicule de se faire prier lorsqu'on peut chanter, et sur celui de s’obstinér à vouloir entendre une personne que retient une invincible timidité,

TE

Page 1