‹ Nouveau manuel complet de la fabrication des collesChapitre 20 sur 75 · VIII. LUSTRAGE DE LA COLLE · texte numérisé non relu

VIII. LUSTRAGE DE LA COLLE

La colle, au sortir de l'étuve, a un aspect terne et elle se couvre souvent au séchoir d'une poussière blanchâtre qui adhère à sa surface et pourrait la faire repousser parles consommateurs. Pour lui procurer une plus belle apparence, on lui fait éprouver une dernière façon qu'on appelle lustrage. Pour lustrer la colle, on verse dans un petit baquet de l'eau chaude et on y trempe une à une les feuilles, et au sortir de l'eau on les frotte vivement avec une brosse qu'on trempe elle-même dans l'eau tiède. Au fur et à mesure que ces feuilles sont nettoyées et lustrées on les range sur une claie, puis on les porte à l'étuve si le temps n'est pas très-sec ; en une journée la colle a perdu toute l'eau dont elle était restée mouillée ; et on peut alors l'emballer dans des tonneaux pour l'expédier.

Au lieu d'une brosse, on peut aussi donner le poli à la colle avec un linge propre et mouillé; ce moyen, qu'on employait exclusivement jadis, donne même un lustre plus brillant, mais il est plus dispendieux que celui de la brosse qui est expéditive et pénètre mieux partout.

JLe lustrage termine les travaux de la fabrication de la colle. Si ce produit n'est pas livré de suite au- consommateur, il faut le conserver dans des magasins bien secs et le visiter souvent. Si les colles doivent être expédiées de suite, il faut faire attention qu'avant d'entrer dans les tonneaux elles soient dans un état complet de dessiccation, autrement elles arriveraient piquées et avariées à destination. En outre, les tonneaux doivent être bien joints et garnis de papier à, l'intérieur pour que la colle ne contracte pas d'humidité en route. Toutes ces précautions sont faciles à observer, et on peut laisser à l'intelligence du fabricant le soin de les compléter par d'autres détails que la pratique suggère aisément.

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