GLU OU COLLE MARINE DE JEFFERY
veut employer, et de l'employer ensuite, à l'aide d'un pinceau, à la manière de goudron.
Voici les quantités de glu liquide nécessaires par mètre superficiel, pour enduire à une couche difl'érents corps :
Tôle ou fonte 35 décagrammes.
loiles, cordages 30
Bois ; 25
Briques et plâtre. ......!. 25 —
Lorsque l'on veut donner une dernière couche, ce que l'on peut faire quand la première est sèche, la quantité de glu a employer par mètre superficiel n'est plus que de 15 à 20 décagrammes.
Si les bois enduits sont destinés à des. travaux dans lesquels on puisse redouter les attaques des insectes, l'addition de substances vénéneuses dans la fabrication préserve contre tous les accidents de ce genre.
L'addition d'une petite proportion de glu liquide à la glu solide, qui serait devenue trop sèche, lui rend toutes ses propriétés:
La glu A est la plus dure, celle qui présente plus de ténacité, elle est par conséquent préférable pour le collage ou l'assemblage des bois.
La glu C est moins dure, se liquéfie à une température inférieure, présente un peu moins de ténacité, mais un peu plus d'élasticité. Elle est préférable" pour le calfatage et le collage des bois qui doivent rester sous l'eatf, elle doit l'être aussi pour la construction du brise-lanie. Lorsqu'elle a été mise deux fois sur le feu, elle se convertit en glu A.
Règle générale.— Il faut surtout faire attention à" la mise en fusion ; quand on cuit trop la glu solide, elle perd beaucoup d'huile essentielle, et sa ténacité n'est plus la même.
L'expérience a démontré qu'il vaut mieux appliquer la glu solide liquéfiée plutôt avec un vase à bec qu'avec un pinceau, et cette manière de procéder est bien préférable.
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adhère. r „. JWM , est encore plus intime.
Voici les instructions précises pour le poison : On prend 1 kilogramme de sublimé corrosif et on le fait dissoudre à froid dans 2 kilogrammes d'esprit de bois, opération qui s'exécute très-promptement et très-aisément. 1 kilogramme de sublimé coûte environ 15 francs, et 2 kilo-
grammes esprit de bois 5 francs; ensemble 20 francs environ pour 3 kilogrammes de dissolution empoisonnée. 11 convient de la conserver dans un vase fermé pour éviter l'évaporation.
Lorsqu'on veut empoisonner de la glu, soit solide, soit liquide, on la fait chauffer de manière à liquéfier la solide et â fluidifier la liquide. Dans cet état, on la retire du feu et on y incorpora le poison en versant, peu à peu et remuant, 25 décagrammes et un quart de kilogramme de dissolution empoisonnée par 100 kilogrammes de glu.
Comme le sublimé corrosif et l'esprit de bois sont volatils, il faut éviter de remettre trop souvent sur le feu la glu empoisonnée, parce qu'une partie de ces substances pourrait s'échapper et indisposer les gens qui s'en serviraient; il est donc à propos de n'empoisonner que la quantité à employer de suite. En opérant comme on vient de l'indiquer, il n'y a aucun inconvénient.
Dans tous les cas et par surcroit de précaution, il est bon de savoir que le sublimé a pour contre-poison le lait et les blancs d'œufs. Les hommes qui emploient la glu empoisonnée peuvent donc boire du lait, et s'ils se trouvaient pris instantanément, il faudrait battre quatre ' blancs d*œuft dans environ deux verres d'eau et les leur faire avaler. On indique, du reste, ces moyens comme surcroît de précaution; car, dans l'espèce, il n'est pas probable qu'on soit jamaii forcé d'y avoir recours.
La colle de Jeflery n'a pas eu, comme nous l'avons dit, dans les arts tout le succès qu'on en attendait. On a fait des tentatives à peu près infructueuses pour l'appliquer à.l'ébénisterie, parce que la haute température qu'elle exige pour se fondre, la rapidité avec laquelle elle prend, sa densité et enfin l'obligation où l'on est parfois de chauffer les pièces sur lesquelles on l'applique, y ont apporté de sérieux obstacles. Il en a été de même dans beaucoup d'autres arts où l'on a moins besoin d'une résistance extrême que d'une adhérence moyenne que procure aisément la bonne colle-forte. D'ailleurs, les perfectionnements qu'on a apportés dans la fabrication de ce dernier produit le rendant propre à tous les usages de ce genre, on a moins senti le besoin d'employer une substance d'un prix plus élevé et d'une manipulation plus difficile.
Mais il n'en est pas de même quand il s'agit d'appliquer cette matière aux besoins de la marine et des constructions navales, et c'est là que ses précieuses qualités ont en effet été essayées et appréciées, ainsi que le constatent de nombreuses expériences faites en 1841, dans les chantiers de Woolwich, en
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Angleterre, et au port de Cherbourg, en France, par les ordres du ministre de la marine. Comme on a procédé avec méthode et avec tous les soins possibles à ces dernières, nous extrairons les détails suivants empruntés au rapport de la commission constituée à cet effet.