‹ Nouveau manuel complet de perspective, du dessinatuer et du peintre contenant les elements de geometrieChapitre 108 sur 126 · XXXI. AIR, LUMIÈRE, ASTRES · texte numérisé non relu

XXXI. AIR, LUMIÈRE, ASTRES

Aîf. — L’air, considéré sous le rapport de la couleur, est d'une teinte bleuâtre dont l’intensité varie suivant la pureté de l’atmosphère.

L'interposition de l’air modjfie les couleurs et leur fait

PEINTURE

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éprouver des altérations apparentes quant à elles , mais réelles quant à nous. .

.Un objet nous semble plus ou moins voilé , suivant qu*il y a plus ou. moins de couches d’air interposées ; ainsi plus un corps est proche , plus sa couleur paraît pure ; plus il çst loin , plus elle semble altérçe.

L’azur du ciel est plus faible près de l’horizon , et il. devient de plus en plus vigoureux , à mesure quiil s’élève. Cet effet a lieu assez généralement dans les beaux jours ; il est des cas cependant où l’horizon est moiit? clair que le zénith, dans les tems d’orage ou de brouillard, par exemple, lorsque les vapeurs naissante^ qui s’élèvent de la surface de la terre sont grossières et pëu transparentes.

L’azur du ciel est d’autant plus décidé en vigueur que l’atmosp'hère est plus transparente et moins humide ; c’est ce qui rend les ciels du Midi si différens de ceux du Nord, et ce qui-prononce plus fortement la voûte des premiers qui semblent ainsi s’élever, davantage.

Les objets dont la couleur pure est* plus foncée que

celle dè l’air, acquièrent une teinte moins franche et plus claire .à mesure qu’ils s’éloignent; les objets dont la couleur pure est moins foncée que celle de Pair, prennent une teinte plus louche et plus foncée dans, le même cas. Ces deux effets contraires sont produits par la même . cause, l’interposition de l’air, dont la teinte bleuâtre se mariant à la couleur pure de chacun de ces objets, éclaircit l’une et assombrit lautre.

Dans l’éloignement , le sommet d’uue.montague se

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