XXXIII. REFLETS ET COULEURS
La lumière arrivant sur les corps, directement ou par réflexion , est de nouveau réfléchie, transmise ou absorbée par ces corps : s’il n’y avait pas de réflexion , l’pmbre exprimerait la privation absolue de la lumière, et serait tout-à-fait noire.
Ce sont les reflets ,* indépendamment des pénombres,
qui modifient les ombres , et les rendent d’autant moins
épaisses et moins tranchées , qu’ils sont plus éclatans et plus nombreux. ‘
Les parties éclairées d’un tabléau demandent à être fortement empâtées , afin de donner aux lumières toute leur valeur ; après avoir accusé franchement les ombres, par une large teinte un peu lâchée , on doit y revenir au moyen de glacis légèrement frottés , afin de conserver leur indécision et leur transparence ; c’est même par des glacis qu’on arrive plus facilement à l’harmonie de l’ensemble.
, Le blanc est de toutes les couleurs celle qui réfléchit
le mieux la lumière ; le noir l’absorbe en entier et ne la réfléchit pa$. * ' •
La lumière se transmet à travers les corps transpa-
rens ; elle est absorbée ou réfléchie par les corps opaques , en tout ou en partie.
La densité des vapeurs qui s’exhalent de la terre, leur donne r quand elles sont peu élevées au-dessus de l’hori-