Mode (jt estimation des terres labourables
169. — Pour évaluer le prix d'une terre labourable , il faut en connaître : i** la contenance; 2** la situation, parce que la proximité d'une grande ville ajoute une valeur considérable aux terres, par la facilité qu'ont les propriétaires et fermiers de se procurer des engrais, et de débiter plus promptement et plus avantageusement leurs denrées; 3° la nature du terrain, et principalement si la couclie végétale est profonde, et si elle est propre à produire des grains, du fourrage, des plantes oléagineuses ou des légumes; /l"^ les frais de culture qu'elle exige, soit en labours, qui s'estiment par la qualité et le nombre d'animaux attelés à la cliarrue, le nombre d'bommes employés à la conduire, et la quantité des façons qu'exige le terrain; soit en engrais, indépendamment des engrais ordinaires provenant de la consommation des pailles , comme marne , cendre, etc. , et qui ont plus ou moins de valeur, suivant le prix d'achat ou d'extraction et les frais de transport pour les conduire sur la terre; 5** la quantité de chaque semence quil Faut jeter par hectare, par are, ou par toute autre mesure, et la proportion de la semence à la récolte , année comnmne ; 6° l'ordre successif des assolements; 7** si elle est plantée ou bordée d'arbres liuitiers, ou autres arbres qui produisent un revenu particulier, ou dont la vente peut former un capital qui donne nécessairement une plus grande valeur au terrain dont ils font partie; 8" les contributions ; 9** les frais d'entretien pour le curage des fossés et autres objets, tels que sont les travaux que l'on peut être obligé de faire, soit pour remédier au dommage causé par des inondations annuelles, soit pour l'entretien des terres qui soutiennent les terrains en pente ; 10° le prix du fermage, lorsque la terre est donnée à ferme; 11** enfin, le prix commun des denrées dans l'endroit même, ou sur les marchés voisins.
<:iNQUIEME PARTIE. CHAPITRE VI.