Nécessité de cette distinction
1 . — On donne le nom de biens à tout ce qui est possédé ou susceptible d'être possédé par les hommes.
2. — Tous les biens sont meubles ou immeubles (C C, 5i6). Cette division procède, comme nous le verrons, de la nature
même des biens, et conséquemment de la force des choses. Il est à remarquer qu'il existe dans la nature, ou dans le droit, un grand nombre de choses dont on ne peut préciser la nature , et dont la classification semble , au premier abord, impossible , telles sont : une créance, un droit de servitude, d'usufruit, etc.... Ces biens doivent cependant rentrer dans la division légale des choses, et à cet égard, le Code trace des règles et donne des exemples dont il est indispensable de bien pénétrer son esprit.
Il n'existe pas d'autre distinction dont les biens soient susceptibles. La loi, dans aucun cas , ne considère ni leur nature ni leur origine; pas même pour en régler la succession {C. C, 782 ).
3. — Cette distinction est absolument nécessaire à connaître pour pouvoir appliquer les dispositions de la loi et même la volonté des
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particuliers ; ainsi , le texte porte : que les meubles entrent en communauté, tandis que les immeubles en sont écartés; les immeubles sont susceptibles d'bypotbèque; la saisie des immeubles est sujette à des règles particulières.... Enfin, il se présente fréquemment que par acte testamentaire , telle personne dispose , au profit d'une autre , de la généralité de ses meubles ou de ses immeubles.