‹ Nouveau manuel complet des instruments d'agriculture et de jardinage les plus modernes contenant la gravure et la description détaillée des instruments nouvellement inventés ou perfectionnés, la plupart dessinés dans les meilleurs ateliers de la capitaleChapitre 16 sur 31 · Y ...'A • .'-VV · texte numérisé non relu

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PLANCHE !Ur.

Instrument île transport.

l . Civière à caisson en claire-voic. On l'emploie à divers usages , pour porter aux bestiaux les fourrages , les betteraves, etc.; mais son usage le plus essentiel consiste au transport des feuilles de mûrier |>our la nourriture des vers à soir. On lui donne des proportions calculées sur l’emploi qu'on en veut faire.

1. Civière ordinaire. On s’en sert à transporter des pierres et autres corps pesans. Son usage est trop répandu pour que nous soyons obligés ici d'entrer daus de plus longs détails. Ses proportions varient.

3. Panier en brancard. On peut s’en servir à bras d'homme, mais plus souvent on en fait porter un ou deux à une bête de somme, sur le bût de laquelle on les assujétit avec des cordes au moyen des deux hitons a, b, qui dépassent. Le panier, formé avec de larges éclisses de bois , est trèspropre au transport de divers objets , principalement des fruits. On s'en sert beaucoup daus les enviions de Home.

4. Civière à trois brancards. Dans la Savoie, aux environs de Saint- Jean de Maurienne, on en fait usage pour transporter les corps trèslourds. Au moyen de ses trois brancards, la charge peut être portée par six ouvriers.

5. Civière à rebords. Celle-ci est construite en planches bien jointes, pour ne pas laisser échapper les matières à demi-liquides qu'on peut y transporter, tels que mortier, etc. Ses rebords la rendent très-commode pour porter des gazons, terres, pierrailles , et autres objets.

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ïnstrumens de transjiort.

i . Hotte en panier. Ce n’esl rien autre chose qu’un panier conique , grossièrement fait avec deséclisses en bois, auquel on ajoute deux bretelles pour pouvoir le porter sur le dos. On s'en sert à Paris pour transporter toutes sortes d’objets.

i. Hotte U côtés. Cet instrument, fort employé à Paris, très-rarement dans le reste de la France, est extrêmement commode. Il est construit en osier , et varie beaucoup dans ses dimensions. I.e dossier seul n’est pa* à jour,

3. Hotte U dos recourbé. Elle est entièrement en vannerie. On s’en sert beaucoup à Paris pour transporter divers olijets. On les place au fond de la hotte, puis on les assujetit contre le dossier au moyen d’une corde.

/(. Hotte demi-cylindrique. Elle a 11 pouces de largeur d’a en A;

■ 8 pouces de diamètre , et a pieds G pouces de hauteur. Elle est à clairevoie, légère, fort commode pour porter les objets volumineux. On en fait usage dans le canton d’Appenzcl , en Suisse.

5. Crible en panier. Il sert à passer la terre et le terreau , pour cultiver les plantes délicates qui exigent des pots ou des caisses. Il est tissu en osier; il a la forme d’une corbeille à laquelle on aurait ajouté deux anses.

6. Diable à deux roues. Cet instrument est fort commode pour transporter les arbustes plantés dans des caisses ou des pots assez lourds pour ne pouvoir être portés aisément à bras. Le vase est couché obliquement sur le chariot , et la tige est appuyée sur le dossier a. Les tenonsh, b, retiennent la plante des deux côtés de manière à l’empêcher de pouvoir tomber.

o. Diable h quatre roues. Celui-ci peut être tiré par des hommes , quoique destiné à porterdes caisses très-lourdes d’orangers et autres arbres d’orangerie, ce qui (ait que plus ordinairement on y place un brancard poulie faire tirer par un cheval.

Lorsque l’on veut s’en servir , on ôte les roues de derrière , que nous

avons représentées lig. *-A , ainsi que le treuil a . On recule le chariot eü faisant passer les deux bras b,c, l’un d'un côté de la caisse d , l’autre de l’autre cote.

Lorsque l'arbre se trouve au milieu du chariot, on replace le treuil a tel qu’on le voit dans la ligure, ainsi que les roues de derrière; puis on passe les deux chaînes o, i, sous la caisse, que l’on soulève en tournant les deux treuils et tendant les chaînes. Quelquefois , pour soulager ces dernières , lorsque la caisse est élevée un peu au-dessus du niveau des bras du chariot, ou glisse dessous un fond en planches sur lequel on la fait porter. Souvent aussi on se contente de laisser la caisse suspendue, et cm la transporte ainsi,

l.a vue de la ligure bit assez comprendre la forme du diable, aussi nous nous bornerons à faire observer qu’il faut que les roues de devant soient assez basses pour pouvoir aisément tourner sous le chariot. Sans cria , il serait ibrt diflicile de tourner dans les allées ordinairement assez étroites d’un jardin.

Les dimensions du diable sont calculées sur la grandeuret la pesanteurdes caisses qu’il doit transporter.

pi m.

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