‹ Nouveau manuel complet des sorcier ou La magie blanche dévoilée par les découvertes de la chimie, de la physique et de la mécanique par m. ComteChapitre 145 sur 173 · TOURS DES DÉS · texte numérisé non relu

TOURS DES DÉS

poudra pas d’abord, afin de faire croire qu’elle est effrayée; enfin, après plusieurs demandes, elle dira qu’il lui semble avoir vu un coq.

Nota. Pour ne point se tromper dans les lettres il suffit de part et d’autre, de prononcer en soi-même les lettres de l’alphabet, suivant leur ordre, à chaque coup que l’on frappe; ou que l’autre entend. On peut, par ce même moyen, supposer qu’on fait paraître le fantôme d'une personne décédée, au choix de quelqu’un de la compagnie.

Transcrire sur un papier cacheté le point qu'une personne doit amener avec deux dés.

Construction. — Faites une planchette A B C D (fig. loi),' d’environ 44 centimètres (6 pouces) carrés et 18 à 20 millim* (8 à 9 lignes) d’épaisseur, dans laquelle vous ménagerez une rainure EF de ô4 millim. (2 pouces) de largeur et de i4 à 16 milliin. (6 à 7 lignes) de profondeur ; ayez une petite règle de bois fort mince A B (fig. 102) sur laquelle vous ajouterez trois petites règles CDE, qui la divisent en deux cases égales H et 1; que cette règle n’ait que 108 millim. (4 pouces) de longueur, afin que, venant à se mouvoir le long de la rainure E F (fig. 101) elle puisse présenter exactement l’une ou l’autre des deux cases H et 1 à une ouverture G faite à la planchette A B C D.

Diminuez l’épaisseur de cette planchette aux endroits convenables, afin de pouvoir y placer les quatre poulies H 1 L et M ; que la poulie M ait 16 à 18 millim. (7 à 8 lignes) de diamètre, et qu’elle soit double, afin de pouvoir y fixer les deux cordons de soie N et O, lesquels doivent passer sur les poulies H 1 et L, et être attachés sur la pièce mobile ci-dessus aux endroits P et Q, de manière qu’en faisant tourner de côté et d’autre cette poulie M, on puisse faire avancer ou reculer cette coulisse,. et quelle présente l’une ou l’autre de ces deux cases M on I à l’ouverture G.

Cachez toute cette mécanique; en posant cette planchette ainsi disposée sur une autre de même grandeur, qui soit garnie d’un rebord formant une moulure dans laquelle elle se trouve, emboîtée, et placez au-dessous de cette dernière quatre petits pieds de cuivre ABC (fig. io3) qui, entrant à vis dans la planchette de dessus, puissent en même temps la contenir, quoiqu’ils semblent ne servir que d’ornement : observez qu’un de ses pieds doit être fixé sur la poulie M, afin de pouvoir la

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faire tourner par son moyen, et placez à volonté, vis-à-vi» l’ouverture G, une des deux cases M et I.

Elevez sur cette planchette, et vers le bord de son ouverture G, une petite colonne creuse E portée sur son piédestal ( fig. io3 et io4) dans lequel vous ajusterez une petite Jame de bois F G, inclinée vers l’ouverture H. Placez au fond de ce piédestal, qui doit être creux, c’est-à-dire au-dessus de la planchette A B CD, une petite trappe à coulisse I, qui puisse s'avancer ou se reculer vers C ou D, au moyeu d’un petit pied A (fig. io5) qui doit traverser une petite raimire RS (fig. toi) faite à cette planchette; ce pied doit être contenu par uu petit bouton T, qui sert en même temps à le faire mouvoir.

Couvrez d’un verre le côté de ce piédestal qui est tourné vers l’ouverture H, et ayez uu petit couvercle pour la couvrir ou la fermer lorsqu’il est nécessaire; enfin que le tout soit disposé de maniéré qu’en jetant deux dés par le haut £ de cette colonne, ils puissent, après avoir glissé le long d’un

Îietit plan incliné F G (fig. io3), tomber dans l’ouverture H, orsque la petite trappe I se trouve retirée vers C, et qu’au contraire ils restent dans le bas de la colonne C, lorsque cette petite trappe est avancée vers D, c’est-à-dire lorsqu’elle les empêche d’entrer dans l’ouverture H : à cet effet cette trappe doit être élevée du côté D, comme le désigne son profil (figure io5). Ayez six petits dés de même grosseur et bien semblables, qui puissent entrer dans l’ouverture H.

Effet. — On pourra, au moyen du bouton qui fait mouvoir la trappe 1, fermer ou faciliter l’entrée des dés dans l’ouverture H; il sera également facile de placer à volonté l’une ou l’autre des deux cases H et I, au-dessous et vis-à-vis l’ouverture G.

On placera secrètement deux dés dans chacune des deux cases H et 1 ; en les posant sur les points qu’ou aura transcrits sur deux petits billets qu’on aura séparément cachetés et qu’il faudra pouvoir distinguer l’un de l’autre, afin de ne pas se tromper. Ou donnera ces deux billets à deux personnes différentes, en leur recommandant de les garder; on posera la pièce ci-dessus sur la table, après avoir eu soin que la trappe soit poussée du côté de l’ouverture H, et que la case où sont les deux dés, dont le point a été transcrit sur le premier billet donué , se tronve exactement placée vers cette même ouverture, qui doit alors être couverte ; on présentera

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les deux dés restants à la personne à qui on anra donné le premier billet, et on lui dira de les jeter au hasard dans la colonne; ou lèvera ensuite le couvercle qui cache l’ouverture H, et, lui faisant voir les deux dés qui y out été mis, on lui dira qu’elle a amené ici tel point, et que ce doit être celui quelle trouvera transcrit dans le petit billet qu’on lui a remis ; ce qu’elle reconnaîtra en en faisant elle-même l'ouverture.

On retirera ensuite la trappe, en touchant subtilement la bouton, sous prétexte de changer cette pièce de place pour la mettre plus à la portée d'être vue; et, prenant les deur dés qui sont dans l’ouverture H, on les jettera à diverses reprises dans la colonne sous prétexte de faire voir qu’ils ne sont pas plombés, et qu’ils amènent indistinctement toutes sortes de points, ce qui, sans qu’on l’observe soi-même, donnera lieu de croire qu’ils vont effectivement se rendre dans cette ouverture H : alors on la couvrira, et, changeant cette pièce de place pour la mettre en apparence plus à portée do la deuxième personne qui a le deuxième billet, on repoussera le bouton pour fermer de nouveau le passage aux dés, et on tonrnera adroitement le pied qui fait agir la pièce à coulisse, afin que la case où sont les deux autres dés se trouve vis-à-vis de l’ouverture G : on dira ensuite à la personne quî a le deuxième billet, de jeter dans la colonne les deux dés qu’on aura retirés de la case au coup précédent, et lai ayant fait voir le point contenu dans cette deuxième case, on lui fera ouvrir- elle-même son billet, où elle trouvera le même point transcrit.

Nota. Lorsque cette pièce est bien construite, et que tous ses effets sont masqués comme il faut; elle produit une surprise d’autant plus extraordinaire que le spectateur, voyant couler les dés le long de la pièce inclinée placée dans le piédestal, se persuade qu’ils vont nécessairement se rendre dans l’ouverture G, et dès-lors il n’est pas facile de concevoir comment on a pu prévoir d’avance les points qu’on devait amener.

Boîte aux Jetons.

On peut la faire de deux manières différentes.

Première manière. — On a deux boîtes (fig. 106), comme B.' La boîte A doit entrer dans la boîte li. Celle-ci ne doit point avoir de fond, c’est-à-dire qu’elle doit être percée par en bas comme par en haut. L’autre, qni est A, doit avoir un fopd et

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