‹ Nouveau manuel complet des sorcier ou La magie blanche dévoilée par les découvertes de la chimie, de la physique et de la mécanique par m. ComteChapitre 151 sur 173 · LE JOOEUB DE FLUTE · texte numérisé non relu

LE JOOEUB DE FLUTE

échiquier séparé , sur lequel il copiait d’abord les mouvements de l'automate , puis jouait lui-méme; une personne plus adroite, ou moins étourdie, copiait avec précision les mouvements de l’adversaire sur l écliiquier de l’automate.

En terminant notre description de cette machine extraordinaire , nous ferons observer qu’on a assuré, sans que jamais cette assertiou ait été contredite, que, bien que l’automate eût gagûéde nombreux joueurs fort habiles, tous ses mouvements, tous ses coups étaient dirigés par un enfant caché dans le mécanisme, si bien que tous ceux que cet enfant pouvait battre étaieut sûrs de l 'être par l’automate.

Le joueur dcjlûte.

Le célébré Vaucanson construisit l’automate joueur de flûte, dont on trouve une description très-détaillée dans les mémoires de l’Académie des sciences de Paris, il parait que la figure avait environ 1 mètre 787 mil!. (5 pieds i;a) de haut, et qu’elle était assise sur un piédestal carré, dans lequel se trouvait une partie du mécanisme. L’air était admis dans le corps de l’androïde par trois tuyaux séparés , daus lesquels il était porté par neuf soufflets qui jouaient alternativement au moyeu d’un axe d’acier, mû par un rouage d’horlogerie. Ces soufflets agissaient sans produire le moindre bruit qui eût servi à faire découvrir la manière dont l’air parvenait à l’au> tomate. Les trois tuyaux qui recevaient le vent des soufflets aboutissaient à trois petits réservoirs placés dans la poitrine de la figure. Là , par leur réuuion , ils eu formaient un seul qui, montant par le gosier, venait, par son élargissement, former la cavité buccale, et se terminait enfin en deux petites lèvres. En dedans de cette cavité était une petite languette mobile qui , par son jeu, pouvait ouvrir et fermer au vent le passage que lui laissaient les lèvres pour arriver jusqu’à la flûte. Les doigts, les lèvres, la langue étaient mis en mouvement par un cyliudre en acier, mû lui-méme par plusieurs roues. Ce cylindre était divisé en quinze parties égales qui, Ait moyen de chevilles ou cames, pressant sur l'extrémité de quinze leviers différents, faisaient monter les bras opposés. Sept de ces leviers répondaient aux doigts ; ils étaient munis, d’un côté, de fils et.de chaînes d'acier qui correspondaient aux doigts et les faisaient lever de la même quantité que leur autre extrémité était abaissée par le cylindre, et vice versa. Ainsi , l’abaissement à l’élévation de l'un des bras du levier

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produisait ic même changement dans le doigt correspondant, et, de cette manière, l’un des trous de la flûte se trouvait, selon le besoin , ouvert ou fermé aussi bien- qu’il aurait pu l’étre par un artiste vivant. Trois autres leviers servaient à régulariser l’accès de l’air, en ouvrant et fermant , par des soupapes , les trois petits réservoirs dont nous avons parlé plus haut. La force se trouvait ainsi diminuée ou augmentée, et il devenait facile de produire une note plus élevée ou plus basse. Les lèvres étaient dirigées par quatre leviers : l’un les ouvrait pour donner à l’air un passage plus grand; le deuxième les rapprochait; le troisième les faisait retirer en arrière, et le quatrième les faisait avancer sur le bord de la flûte; les lèvres s’avancaient sur le trou de la flûte, et modifiaient les sons an moyen des mouvements que nous venons de décrire. Le dernier levier correspondait à la languette de la bouche , qui s’ouvrait ou se fermait, et faisait parler l’instrument. L’ordre des différents mouvements qu’exécutait l’automate était réglé par le simple mécanisme qui suit. L’axe du cylindre se terminait du côté droit par une vis sans fin, à simples filets, au nombre de douze ; ils étaient séparés les uns des autres de 3 millimètres ijj (un huitième de pouce). Au-dessus de cette vis était une pièce de cuivre immobile, à laquelle tenait un pivot d’acier qui tombait dans les filets de la vis, et obligeait le cylindre à les suivre ; ainsi , ce cylindre , tout en tournant sur lui-même, était animé d’un mouvement progressif de droite à gauche. Par ce moyen bien simple, si un levier était frappé par une des cames du cylindre dans une de ses révolutions, il ne pouvait plus l’être par la même came dans la révolution suivante, parce que le mouvement latéral du cylindre avait mis la came et le levier à 3 millimètres i ji (un huitième de pouce) de distance. La disposition habile des différentes cames sur le cylindre faisait faire à la statue les mouvements variés d'un joueur de flûte.

Le Magicien turc.

Le magicien turc est une petite figure de 433 à 487 mil!. (16 à 18 pouces) de haut, qui tient à la main un petit marteau. Quand on le montre , on commence par l’enlever de la table où il est, pour faire voir à la société qu’il est entièrement détaché et se tient debout. La personue qui le montre, après l’avoir replacé, lui demande s’il veut complimenter son maître. Le petit Turc tourno la tête en signe de refus. U loi

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