‹ Nouveau manuel complet des sorcier ou La magie blanche dévoilée par les découvertes de la chimie, de la physique et de la mécanique par m. ComteChapitre 152 sur 173 · LE MAGICIEN TURC · texte numérisé non relu

LE MAGICIEN TURC

demande alors s’il veut adresser ses hommages à la compagnie, un signe de tête exprime son consentement. On présente ensuite un jen de cartes à une personne de la société ; elle en prend une au hasard. Le maître, alors, sans voir la carte, sans approcher de l'automate, lui ordonne de frapper avec son marteau sur une cloche un nombre de coups égal au point de la carte choisie. Le petit Turc obéit à l’instant. On lui demande si la carte est un cœur, un carreau, un trèfle, un pique ; et à mesure qu’on nomme une couleur, il fait un signe de tête , pdur répondre conformément à la vérité. Il dit le point d’un coup de dés ; il nomme, il compte même les points qu’amènera un deuxième coup avant que les dés ne soient jetés. Un des spectateurs cache une petite figure dans une boîte divisée en plusieurs compartiments; le petit Turc indique dans lequel elle se trouve et à quel numéro ; enfin , pour terminer gaiement la séance, ou lui demande quel est le plus amoureux de la société : il indique un vieillard à besicles.

La table sur laquelle est posé le petit Tore, est recouverte d’un tapis Vert qui cache trois leviers mis eu mouvement par des fils île laiton passant par les pieds de la table et communiquant dans une chambre séparée. Le compère qui est caché dans cette chambre tire les fils selon le besoin, pour imprimer un mouvement aux leviers et aux manivelles placées dans la base de la petite figure. On communique par là le mouvement requis au petit Turc, de la même manière qu’on fait sonner une montre à répétition en poussant le bouton. Le maître tient uu jeu de cartes arrangées d’après un ordre connu. Afiu que les spectateurs ne puissent soupçonner cet arrangement, il fait semblant de mêler les cartes, mais en effet il se contente de les couper, ce qui n’en change pas la combinaison; lorsqu’une carte a été tirée, il coupe encore à la place où cette carte se trouvait , et par là fait passer sous le jeu la carte quise trouvait immédiatement au-dessus de celle qui a été choisie, U jette un cou p-d’œil rapide sur cette dernière carte et sait par conséquent quelle est celle qui a été prise* Il interroge alors le petit Turc, et sa question est teliemeut posée, que les mots, les syllabes et les voyelles indiquent au compère la couleur et le point de la carte. C’est par le même stratagème qu’il indique aussi le nombre amené par le premier coup de dés. Pour le deuxième coup, l’automate peut Lieu en dire d’avance le résultat, car ou substitue d’autres dés qui marquent le métne point sur toutes leurs faces. Comme la personne à qui ils sont

4o8 POUPEE PARLANTE.

d morceau de peau formant soufflet entre les deux parties a b, e, petite plaque de métal coudée à angle droit, et clouée sur la planche b du soufflet. ,

f. fir/. ia8, bras gauche de la poupée, que l’on voit eu par» ticulier, fig. i3i. Il est attaché au bout d’un petit arbre horizontal g, qui porte dans l'intérieur du corps un excentrique i, au bas duquel est fixée une petite broche de fer en forme de gouge k, dans laquelle peut entrer le bout de la petite plaque de métal e, qui se trouve directement en face, et qui fait ressort latéralement. De sorte que, quand on fait tourner le bras f, comme p<*ur le porter en avant de la poupée , ou, ce qni revient au même, lorsque la poupée semble présenter la main gauche, la broche k vient buter contre le bout de la petite plaque e, fait reculer parce moyen la partie b du soufflet, jusqu’à ce que le bout de la broche k laisse échapper celui de la petite plaque e. Alors la partie b du soufflet qui s’était ouverte, se referme d’elle -même, et le vent qui sort du soufflet entre dans une hanche l et produit le son qui passe dans le pavillon m , dans lequel se trouve placée une soupape n qui tient lieu de lèvres, et qui, s’ouvrant et se fer» maut deux fois de suite , forme le son articulé des syllabes dout se compose d’abord le mot pupa. Sur le côté du pavillon , est un petit trou p(fig. t3o), nécessaire pour former le son nasal. Ce son nasal, lorsque le trou est ouvert, donne le son labial M, auquel se joint la voyelle A, produite par la soupape. Lorsque le trou est au contraire fermé, il en résulte le son labial P.

Au-dessus du soufflet se trouve un clavier o, qui fait une charnière en q, où il est retenu par unè vis. Ce clavier repose sur urt fil-de-fer r, attaché sur le sommet de la partie mobile b du soufflet. C’est quand ce fil de-fer se promène sous le clavier o, ce qui a lieu pendant tout le temps que le soufflet emploie pour se fermer, que ce clavier, par sa construction échanerée, fait ouvrir deux fois la soupape n, ce qui produit la combinaison des deux mots papa , maman.

Lorsque le bras gauche /'a laissé échapper le bout de la petite plaque e, il ne peut aller plus loin parce qu’il se trouve arrêté par une petite broche, ce qui l’empêche de tourner davantage; et on le fait retourner en arrière pour le reporter de nouveau eu avant, si l’on veut recommencer à faire prononcer à la poupée les mots papa, maman.

Quant an bras droit s, que l’on fait en particulier (fig. i33).

.BoÎTE MÉCANIQUE DE M. JEHNSTEDT . 4°<J

il sert à produire deux effets différents : le premier est d’ouvrir ou fermer, au moyen d’une clef t, ressemblant à une clef de clarinette, le petit trou p (fig. i3o), dans lequel se forme le son nasal ; le bout de la clef t est garni d’un morceau de peau pour boucher le trou. »

Le second effet , produit par le bras droit s, est do renforcer le soufflet; ce qui se fait au moyen d’excentriques placés en u, placés sur l’axe du bras, lesquels mettent en jeu la clef t qui bonche le trou p, et le ressort u(fig. 128 et i3î) dont l’extrémité supérieure est attachée à une pièce de bois x, qui est mobile sur deux tourillons qui terminent ses extrémités, comme le montre la fig. i3a.-

L’extrémité inférieure du ressortu anpuie contre la partie b du soufflet , pour la faire fermer et la rapprocher de sa contre-partie a. Par ce jeu du bras droit , il en résulte un renforcement de soufflet qui contribue à précipiter le son, à le modifier du faible au fort, et à le rendre aussi moins monotone.

Les pièces représentées au détail sous la lettre y sont les coussinets de dessus, dans lesquels tournent les axes des deux bras de la poupée. Toutes les pièces de cette mécanique peuvent être en bois, en métal et même en carton. Au lieu d’un seul clavier, pour produire les deux mots papa, maman, on en peut mettre deux, dont l’un rendrait le son papa, et l’autre celui maman. t

Page 1