‹ Nouveau manuel complet des sorcier ou La magie blanche dévoilée par les découvertes de la chimie, de la physique et de la mécanique par m. ComteChapitre 2 sur 173 · ANCIENNE ET MODERNE SUR LA MAGIE · texte numérisé non relu

ANCIENNE ET MODERNE SUR LA MAGIE

Dès la plus haute antiquité, et presque chez tous les peuples, la magie a été réputée un crime capital et punie comme telle. En effet, ou lit dans le Lévitique : Vir sivc mulier in quibus pythonicus vel divinalionis fuerit spiritus, morte morianlur : lupidibus obruent eos ; sanyuis eorum sit super il los : L’homme ou la femme qui auront un esprit de python ou de divination soient punis de mort et lapidés, et que leur sang retombe sur eux. Il ne parait pas que chez les Egyptiens, ni chez les Grecs, l’on ait rigoureusement poursuivi ni puni le crime de magie. Il n’en est pas ainsi chez les Romains; leurs anciennes lois sont sur ce point très-sévères. Elles condamnent au feu les magiciens, punissent de mort leurs complices, et condamnent au bannissement perpétuel ceux qui conservaient des livres de magie, et même à mort si c'étaient des personnes de basse extraction. Les Romains s’étaient mou très aussi sévères parce que, dans ces temps de superstition, les astrologues et les magiciens étaient si nombreux à Rome, qu’en 720 de sa fondation, Auguste se vit contraint de les en chasser. L’empereur Claude se montra encore plus sévère ; au rapport de Pline, il fit mourir un chevalier romain, parce qu’il avait la faiblesse de porter dans son sein un œuf, prétendu de serpeut, pour enchanter ses juges. Cette superstition était très-usitée parmi les Druides. Il paraît que ce qu’on prenait pour des œufs de serpents, et dont la grosseur , d’après Pline, était comme une petite pomme roude, devait apparteuir au pins gros oiseaux dç proie.

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