‹ Nouveau manuel complet des sorcier ou La magie blanche dévoilée par les découvertes de la chimie, de la physique et de la mécanique par m. ComteChapitre 33 sur 173 · DES FÉES OU DAMES BLANCHES · texte numérisé non relu

DES FÉES OU DAMES BLANCHES

due en Europe, paraît avoir été cependant plus spécialement établie dans le Languedoc. Il n’est point de village, dit-il, où il n’y ait quelque vieux château ou quelque ântre honoré de la demeure de quelque fée, ou du moins quelque fontaiue qui ait servi à ses bains. Les plus ignorants savent par cœur et par tradition un grand nombre de vieux contes. Cette croyance s’est cependant bien affaiblie; mais elle pourrait bien se renouveler, si l’ignorance venait encore obscurir les progrès des lumières.

U paraît que les fées sont les deœfatuœ des Romains, comme semble l’indiquer leur nom. Ces déesses étaient nommées /atuœ à fando, parce qu’on leur attribuait le don de prédire l’avenir ; elles étaient regardées comme les femmes des faunes et des sylvains. Ce qu’il y a d’étonnant, c’est que les Arabes et les autres Orientaux ont sur leurs ginn et leurs péri , à peu de chose près, les mêmes idées qu’on a eues en Europe sur les dames blanches ou fées.

Les Suelvcs étaient des espèces de Sylphes, que les Germains vénéraient sous le nom de Sylvaniques.

Parmi les montagnards écossais, on croit généralement aux Dames blanches et fées; celle d’Avenel est surtout très-célèbre dans ces contrées. Walter-Scott en a parlé avec ce charme qui caractérise ses écrits.

Les bonnes gens et les bonnes voisines des Irlandais sont des fées qui ne diffèrent en rien de celles des Ecossais. Quant aux garçons des fées des Ecossais, ce sont des êtres mixtes qui tiennent du lutin et du simple mortel.

Il est peu de personnes qui n'aient lu les contes des fées, et qui ne connaissent par conséquent toute l’étendue du pouvoir magique de leur baguette, tant pour opérer les plus étonnantes métamorphoses, que pour les plus étonnants prodiges. L’on sait aussi que les fée^arésidaient à la naissance des princes, auxquels elles faisüRit des dons variés, suivant la nature de leur caractère, c’est-à-dire suivant qu’elles étaient bonnes ou malfaisantes. Les poètes se sont plu à les orner de tous les prestiges de leur brillante imagination.

Quoique l’ou connaisse un grand nombre de fées, il en est cependant quelques-unes qui sont plus célèbres dans l’histoire que les autres. En France, la fée Mélusine est une des plus connues. Nos lecteurs ne seront pas fâchés de trouver ici, d’après le mémoire de M. Babinet et le roman de Jean d’Arras, une notice sur cette fée. Ce récit servira d’ailleurs à donner une idée générale du pouvoir et des aventures des fées.

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