CORPS PONDÉRABLES
Les corps pondérables existent sous trois états: 1° à celui de gaz; a® liquides; 3° solides. Ils doivent ces formes différentes à la quantité de calorique qu’ils contiennent.
Ceux que nous avons à examiner dans cet ouvrage, à cause des phénomènes curieux qu’ils présentent et qui expliquent un grand nombre de faits réputés magiques, sont :
i® Parriii les corps gazeux, l’azote, l’oxygèiie, l’hydrogène, le chlore, l’acide carbonique et l’air atmosphérique;
2° Parmi les corps liquides, l’eau;
3° Parmi les solides, le phosphore et le potassium.
Des Gaz.
Les chimistes et les physiciens désignent, par le nom de gaz, les corps dilatés à tel point-par le calorique, qu’ils se trouvent à l’état de fluide élastique ou aériforme. Mais comme tous «'existent pas constamment sous cette forme , on donne le ■gaz permanents à ceux qu’on n’a pu consolider, ni li-
Du Gaz azote.
Lavoisier découvrit ce gaz en 1775, dans l’air atmosphérique, et' lui donna le nom de mofèle atmosphérique, dénomination qui fut successivement remplacée par celles de septon, gaz méphitique , gaz nilrogène, gaz alcaligène ; enfin par celle d’azote, qui se trouve composé de deux mots grecs, a, privatif, 'zoos vie, privatif de la vie. Le gaz azote est incolore et insipide; il a une odeur un peu fade, si on le retire des substances animales ; dans le cas contraire, il est inodore; il est impropre à là combustion et à la respiration. Un animal qu’on place dans une cloche qui en est remplie; meurt à l’instant. Si l’on y plonge une bougie allumée, elle s’y éteint de suite. Son poids spécifique est de 0,957 ; il en entre comme principe constituant de l’âir, pour 0,79.
On se procure ce gaz toutes les fois qu’on opère la décomposition de l’air; mais il est un moyen propre à l’obtenir en rand, qui est dû à l’illustre Berthollet. U consiste à prendre e la chair musculaire fraîche et Lieu lavée, à la couper en petits morceaux et à l’introduire daus une cornue ou une fiole 4 médecine, 4 laquelle on adapte un tube recourbé. Oa
nom de quéfier.