FAIRE PARAITRE UN FANTÔME SUR UN PIEDESTAL
parfaitement obscure, derrière la toile, n’ayant aucune communication avec les appareils, et bien connaître d’avance les distances de l’objet et du verre, relativement à la toile, afin d’étre sûr que l’objet soit bien à son foyer avant de le faire paraître sur la toile.
On pourrait faire venir de même la tête d’une personne, et même le buste en entier, au moyen d’une boîte assez grande pour la contenir; pour les marquer on les tient sim-
f dénient à la main : en tirant la corde de la soupape de la ampe la figure paraît, et elle disparaît aussitôt qu’on la laisse tomber.
Danse des Sorciers.
Pour cette expérience, on place derrière la toile (et à 117 milliin. (8 pouces) environ de distance) une cloison à peu près de même grandeur. Cette distance doit être fermée tout autour, afin qu'il ne passe aucune lumière par cet endroit. A cette cloison ou fait une ou plusieurs ouvertures, selon sa grandeur. A ces ouvertures, qui doivent èife à peu près à 54 ou 81 mitlim. (2 ou 3 pouces) de distance l’une de l’autre, on place des découpures en carton, et on les dispose de manière à pouvoir les couvrir à volonté, soit par une petite porte à coulisse, soit par un petit rideau.
Cette disposition faite, si on découvre les découpures, et que l’on tienne une lumière derrière, l’ombre de la découpure se peint sur la toile. Si l’on a plusieurs lumières, on a plusieurs ligures, et le nombre des figures peintes sur la toile est toujours, comme celui des découpures, multiplié par les lumières.
Si l'on éloigne les lumières, les figures diminuent de grandeur; si, au contraire, 011 les approche , elles grandissent ; enfin , si on éteint les lumières, elles disparaissent. D'après cela, on conçoit facilement que si l’on fuit mouvoir les lumières avec un peu de symétrie, le mouvement répété sur la toile, et surtout accompagné d’un peu de musique, produit un spectacle assez agréable , et même surprenant pour les personnes qui n’en connaissent pas les moyens.
Faire paraître un fantôme sur un piédestal placé sur une table.
L’effet de la lanterne magique sur la fumée, dont on a donné la construction, peut produire une illusion fort extraordinaire si on en masque entièrement la cause. On peut, par son moyen, faire paraître tout-à-coup, et à sa volonté, un ,
33a CHAMBRE OBSCURE.
fantôme au-dessus d’une espèce de piédestal , ou tout autre objet moins effrayant.
Il faut avoir une lanterne magique fort petite, et l'enfoncer dans un piédestal abcd (fig. to), qui doit être suffisamment grand pour contenir en outre le miroir incliné m ; ce miroir doit être mobile, afin de pouvoir diriger convenablement le côue de lumière que produit cette lanterne, et qui doit sortir par une ouverture faite à ce piédestal.
On ménagera dans ce piédestal un emplacement séparé fghi, dans lequel on mettra le réchaud l, afin de faire sortir de sa partie supérieure une lame de fumée, de même qu’il a été dit ci-devant.
On aura un verre sur lequel sera peint un spectre, et qu’on pourra élever ou abaisser à volonté dans la coulisse (i) de cette lanterne, au moyen du petit cordon O, qui communiquera par une poulie 1’ au côté de cette boîte; on observera de peindre cette figure en raccourci, attendu que son image sur la nappe de fumée, ne coupant pas à angle droit, le cône de lumière prendra alors une figure un peu allongée.
Cet amusement sera très-surprenant, attendu que les spectateurs, ne connaissant pas la cause qui le produit, ne savent à quoi attribuer l’apparition subite d'un spectre, dont la tête paraîtra d’abord, et qui semblera s'élever au milieu de cette fumée, et disparaître de même en s’enfonçant en apparence dans ce piédestal. Il suffira, pour produire cet effet, de tirer doucement et lâcher de même le cordon, lorsqu’on verra la nappe de fumée suffisamment éclairée parla lanterne magique.
Nota. Il faut, pour exécuter cette récréation, qu’il n’y ait aucune lumière dans la chambre, et placer le piédestal dans une situation assez elevée pour qu’aucun des spectateurs ne puisse apercevoir son intérieur; on peut couvrir l'ouverture par où sort le cône de la lumière, jusqu'au moment où ou veut faire paraître le spectre. Cette pièce peut s'exécuter en grand, de manière qu’il paraisse dans une grandeur naturelle.
Chambre obscure.
Nous allons faire connaître celle que V. Chevalier a perfectionnée. Cette chambre consiste en un prisme triangulaire un peu convexe et concave qui rend sur le papier les objets
(i) Code coalise doit titre en »et>» veriicel.