‹ Nouveau manuel complet des sorciers, ou la magie blanche, dévoilée par les découvertes de la chimie, de la physique et de la mécanique, contenant un grand nombre de tours dus à l'électricité, au calorique, à la lumière, à l'air, aux nombres, aux cartes, à l'escamotage, etc. Ainsi que les scènes de ventriloquie exécutées et communiquéesChapitre 31 sur 89 · GALERIE HISTORIQUE · texte numérisé non relu

GALERIE HISTORIQUE

flTTOlBSQUB BT AMÜSAWTK DR M. DUSAl’LCHOY.

(Par Brevet d'intention.’)

Procèdes à t’aide desquels on parvient à représenter, pi le moyen de l’optique , tous les objets qui sont du rc: sort de la peinture, de la sculpture et de l’ archilcctur I tant terrestres que navales.

Les tableaux , les bas-reliefs et les morceaux d’archite. tqrc quelconques, sont représentés dans une di menait effective de cinq à six pouces de haut.

' Ces divers objets , reproduits sur un transparent par moyen de la réfraction, acquièrent huit à neuf fois le ;

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hauteur et leurjargeur; ce qui peut donner à l'objet représenté une grandeur apparente de quarante-ciuq à quarante-htiit pouces en carré.

Tous ces objets sont préparés d’une manière particulière à chacun d’eux.

Ingrodicns qui entrent dans la peinture des tableaux imitant les bas-reliefs.

Huile de noix clarifiée 5 gros.

Essence de térébenthine 6 —

Sel de salurne broyé à l’huile delin 18 grains.

Cette composition , mélangée, sert à broyer les couleurs nécessaires à la composilionde douze tableaux de six pouces carrés. %

Composition pour les tableaux bas-reliefs.

Colle de poisson 4 gros.

Eau commune clarifiée. . 3 . —

Deux jaunes d'œufs .battus et délavés avec une poudre très fine de bois de figuier d'Italie.

Cette composition sert à broyer les ocres , connus sous 3e nom d'ocre rouge, jaune, terre d’ombre et bleu de [prusse : le tout dans la proportion nécessaire.au travail de Idouze bas-reliefs de six pouces carrés.

Les tableaux et bas-reliefs sont tous calculés pour l'instrument de physique connu sous le nom de mègascope , et chacun d'eux ne peut servir qu’à l'usage qui lui est destiné.

Ce genre de peinture' a l’avantage de conserver les couleurs pures , et d'empêcher les luisans , qui seraiènt très Contraires aux effets que l'on veut produire.

Le réverbère parabolique employé à l'éclairage des ibjets ci-dessus , a huit pouces sept lignes de diamètre sur aire pouces trois lignes de profondeur, et peut porter la umièrc à plus de cent pieds de distance.

Il est essentiel , pour la réussite de l'opération, de donner au réverbère de bonnes proportions et de le placer convenablement.

• BéCBBATIOH. .

# L’ Aphancidoscope.

l L’aphanéidoscope , plus grec encore que son rival le ka-

MARCEL COMPLET

léidoscope , a sur lui l'avantage , comme* l'annonce son nom, de soumettre les corps opaques aux effets merveilleux de la lumière. Sa position verticale n’étant pas fatigante t donne en outre la facilité de fixer les dessins qui conviennent aux teintes adoucies par l’effet combiné de la catoptriquc , et laisse l'œil incertain si l'objet *sl peint ou naturel. De petits bas-reliefs ou camées en plâtre se groupent en rosaces charmantes ; les f»;urs naturelles s’entrelacent en guirlandes parées des plus vives couleurs ; les insectes vivans , à ailes orillantées , y produisent les surprises les plus agréables. (Cet instrument est dû a M . Rousseau ; il a été mis en usage et perfectionné par M. Vincent Chevalier aîné. )

Faire paraître dans un miroir des caries 7 «fl differentes personnes ont Ubremtfnt et secrètement choisies.

Ayez un cadre circulaire N O ( fig. 4) 7 de sept a huit pouces de diamètre , construit de façon qu il puisse entrer dans une ouverture faite à une cîoison fort mince, du moins vers cet endroit. {V oyez te profil , fig. 5.) Observer que du côté où il doit Cire vu, il faut qu'il excède cette J cloison de manière qu’il semble Cire posé par-dessus , e' que de l’autre côté il doit en Ctre à fleur, aGn que 1; glace ci-aurès, qui se pose derrière la cloison, paraisse être plac.4 à l’ordinaire dans ce cadre.

Ave 1 une glace de huit pouces de largeur sur deux pied: de longueur , montée sur un châssis H C D E ( fig. 4 et â ) ôtex le tain aux endroits F et G . c’est-à-dire de la gran deur de chacune des deux cartes qui doivent y cire collce de ce même côté; que ce châssis puisse couler libremen dans un autre châssis I L M H , auquel il doit être ajout une traverse P Q , et que ce dernier châssis puisse tour ner en tous sens sur son centre , au moyen d un pivot nui doit passer à travers une règle de bois 8 '1 . coudee pa les deux extrémités S et T . et attachée perpendiculaire ment au revers de cette cloison. {Voy. fig ■ <>• ) .

Cette pièce avant été adaptée ainsi à une cloison . si t o fait couler fort doucement la glace renfermée dans I châssis U C D E, ceux qui seront de côté de ce miroir r

s'apercevront aucunement de son mouvement; par cons.

auent lorsque les endroits de ce miroir ou sont le» car b W lanceront, ils sc persuaderont que ce sout les cari jl

DES SOUCIEES.

mêmes qui traversent ce miroir, et il semblera quelles passent entre son tain et la glace. D'un autre coté, celui qui fera agir la glace pouvant très facilement la conduire en tous sens, il y fera en apparence entrer et sortir ces cartes par tel côté qu’il voudra.

BÉCBÉATIOIT.

On fera tirer forcément et à différentes personnes deux cartes semblables à celles que peut indiquer ce miroir ; on les leur fera remettre dans le jeu , et , faisant sauter la coupe , on les fera revenir au-dessus du jeu , pour ensuite les escamoter , en les tenant cachées dans la paume delà main ; on rendra ensuite le jeu aux personnes qui les auiront choisies, et on leur fera examiner que leurs cartes ne se trouvent plus dans le jeu ; on annoncera quelles vont traverser ce miroir l’une après l’autre, et on demandera à celle qui a-tiré la première carte par quel endroit elle veut qbe sa carte y arrive, et, suivant sa réponse, la personne cachée , avec qui on doit être d’intelligence, la fera avancer doucement après avoir fuit tourner de même la glace, ifin de la faire rentrer par le côté qui aura été choisi , et commandera ensuite à cette carte de sortir par un autre ôté; on agira de même à l’égard de la deuxième carte, ’renant ensuite le jeu , qu’on a dû faire remettre sur la able , en posera au-dessus de lui les cartes qu’on tient ca- ■hées dans sa main, on les fera passer au milieu du jeu , et in le remettra successivement à ces deux personnes, en eur faisant remarquer qu’elles y sont déjà revenues.

Nota. On doit.placer ce miroir dans un endroit un peu levé,’ afin qu’on ne puisse pas, en y touchant, s’aperceoir de. son mouvement, et il faut le bien essuyer, afin [u’il n’y paraisse aucune tache ni poussière. On peut faire araîlrc de fa même manière une fleur , une espèce de intôme ou toute autre chose à laquelle il sera facile d’aplüquer quelques amusemeDS.

Lanterne magique.

Cet instrument , qui offre, dans les soirées d’hiver, un inuscment au peuple, surtout dans les campagnes , est dû . i père Kireher; il consiste en une boite de fer-bianc,

, £ CD (fig. q).

E F est un miroir concave , lequel a à son foyer une

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