REPONSES
Tu goûteras lousl»*s plaisir»
Dont l'amour favorise mie flamme »i belle ;
L'objet que lu chêria n'ayant pas d’autre xèle Que de répoudre à tes désir».
Ne tiens pas ton choix suspendu ; a Préféré au célibat l'état du mariage :
Le temps que l’on diffère à *e mrttre en ménage Est un temps de plaisirs perdu.
Jusqu'à présent soi» convaincu Qu'elle ne souffre pat qu'aurun homme la louebe ; Hais si par 1rs drsii» on peut souiller ta couche , Elle t’ ajoutent fait cocu.
Dan» les plaisir» le» plu» charmant On te serra finir le cours de ta carrière j El tant que ton rpoui gardera la lumière ,
Vous sitrra comme deux amant.
On l’y remarque trait pour trait ;
Ün si juste rapport asec ta ressemblance Fait connaître aisément l'auteur de sa naissance, Puisque c'est ton portrait tout fait.
Jusque» à présent sa vertu A conservé son ccrur aussi bien que son kme , San» que le seul penser d'une impudique flamme Ait jamais son cœur combattu.
Elle t'aime arec tant d'ardeur,
Que si. pour le prouver la force de sa flamme, Elle était en pouvoir de te donner son âme.
Tu l'aurais aiusi que son cœur.
Ne crains pas que d'antres appas Puissent forcer sou cœur à devenir volage ;
A u t j ut que son amour , son étoile 1 cDgage A l'aimer jusque* au Irépas.
DES S0RC1EHS.
Pour joindre l’honneur aux plaisir*.
Embrasse le parti des enfans de Bellone ,
Et tu sauras que Mars nous produit et uou* donne De quoi contenter nos désirs.
C’est où ron inclination ,
Depuis qu’elle se sert de sa raison , la porte;
Celle envie avec l’àge est en elle si forte , .
Qu'elle y fera profession.
N® il.
Pour sa chuté et chère moitié Il éprouve toujours un amour sans partage ;
Si quelquefois ailleurs sa passion rengage,
Ce n’est que par simple amitié.
N° ia.
Elle peut en espérer deux ,
Dont le bon naturel et la haute sagesse La doit récompenser au jour de sa vieillesse ,
Des grands soins qu'elle aura pris d'eux.
Profile du temps et des lieux ;
Sois timide au grand jour, cl hardi sur la brun* , Et sache que l’amour, ainsi que la fortune ,
Favorise l’audacieux.
Quoique fort ardente au plaisir ,
On la verra rester pendant quelque temps veuve j Mais de plusieurs amans clic fera l'épreuve ,
Afin de pouvoir mieux choisir.
Tu u’en es pas hors de danger :
Souvent 011 pousse à bout la femme la plus sage ; Et par le même endroit dont on reçoit l’outrage , Il est bien doux de se venger.
Tu seras les plus grands désirs Du plus aimable époux qui soit dans le royaume ; Mais tu le trouveras un peu trop écouome Tour U bourse et pour tes plaisirs.
ai
Douter qu'il ne «oit pas à toi ,
C*e»t faire un tort cruel à l'honneur de sa mère ,
Dont la flamme toujours tendre et siucère Ne t'a jamais manqué de foi.
Cette pucellr est en danger .
£l l'amour dans son ctrur certains désirs fait naître ,
Par lesquels un amant s’en rendrait bientôt maître ,
S’il savait l'heure du berger.
Persévère dans ton amour,
£l crois que cet objet dont ton âme est captive £n ressent dans son cœur une ardeur aussi vive , Qu'elle n’ose point mettre au jour.
Il te chérit d'un feu si beau ,
Que ii quelque accident te privait de la vie ,
Le chagrin qu'il aurait de le la voir mie Le ferait aller au tombeau.
N° ai.
Tourne vers l'autel tou penchant ,
("est le iuei!!rur parti que tou cœur puisse prendre, Ponr 1rs biens temporels et la passion tendre Ce n’est pas un poste méchant.
N* as.
Elle a trop de grâce et d'appas Pour choisir d'un couvent la.sévère observance ;
En vain on Tent lui faire aimer la contiacnce :
Elle n'y consentira pas.
Ce soupçon est injurieux
A l’amour qu’en tout temps cet homme vous témoigne, Et je crains que de vous votre époux ne s'éloigne ,
S'il sait re désir curieux.
N8 sL
Il leur en naîtra de très beaux ,
Avant même que l’un achève sa carrière ;
D'eux un très beau garçon recevra la lumière ,
Ou cet oracle serait faux.
DBS «OECtBnS. 45
Il ne faut pas te rebuter :
Contre tous ses refus arme-toi de constance ;
Le plus sévère objet par la persévérance Se laisse à la fiu emporter.
Quoiqu’elle ait plus d’un amoureux ,
Elle doit bientôt prendre un époux à leur suite ;
Parce que le passé l'ayant très bien iustruite ,
Elle sait qu’un et un font deux.
Ta femme t’a manqué de foi ;
Blais cela ne doit pas te sembler fort étrange N’ayant fait en cela que te rendre le change De ce qu’elle a reçu de toi.
Dans le transport de son courroux Elle se vengera d’autrui sur elle-même ,
Et par le seul motif d’un désespoir extrême Le cloître sera son époux.
Cette demande sans besoin Prouve les sentimens d’une âme un peu jalonse ;
Mais crois-en ton amante , ou crois-en ton épouse,
Et ne pénètre pas plue loin.
On pourrait juger au besoin Que jamais de son corps elle n’a fait usage *
Mais si par les désirs l'amour faisait naufrage ,
Le sien serait déjà bien loin.
No 3i.
On ne saurait l’en dire rien Qui te puisse donner aucun sujet de plainte ,
Puisque ce tendre amour dont son àme est atteinte Est encor plus fort que le tien.
Il met en jeu tout son pouvoir Pour vaincre cet amour qui par toi l’a su prendre ;
Mais il est dans son cœur comme un feu sous la cendre Qui brûle sans se faire voir.
MiSCIÎt. COMPLET
Le trafic est ce qu'il te faut ,
Par lui ta bouge prut se relever en boue;
A la cour et partout il est plus d'un négoce Par où Pon s'élève bien haut.
Son esprit s’y porte, ébloui Du ravissant portrait qu’on fait du béguinage;
Mais qui lui parierait drs douceurs du ménage ,
Oh ! quelle dirait bien mieux oui |
Que t'importe-t-il de savoir Si ton mari fréquente et va voir qurlqur belle, Pourvu qu'à les désirs il nr soit pas rebelle.
Et fasse avec toi son devoir.
Elle n’en peut avoir que deux ,
Non qu’elle n’en puisse avoir davantage. #
Mai* c'rst que son mari , qu’un sait être peu sagr , Ailleurs consume tous ses feux.
N'épargne ni trésors , ni soins Pour d un objet si beau surmonter les caprices;
La suite t’apprendra que de si grands délice*
Ne pouvaient en mériter moins.
Encor qne son deuil soit passé ,
Elle n’entrera pas dans un second ménage ,
Parc* qu'un jeune amant , bien fait , discret et sag • Fait r office du trépassé.
Pourquoi le donner l’embarras Pour savoir si ion front est orné d’un panache j Ne le suffit-il pas que ta femtne le sache.
Et que l'on ne l'ignore pas ?
Ton époux sera revêtu
De ce qu’il lui faudra pour te rendre contente; Puisque , pour satisfaire en tout poiut Ion attente 11 aura beaucoup de vertu.
Ne le règle pas sur les traits Que pour s’en assurer son visage le montre;
La frayeur et l’amour, en semblable rencontre t Produisent les mêmes effets. •
Elle ne put se dispenser Par faiblesse , autrefois, de se laisser prendre;
Mais elle saurait mieux à présent s’en défendre ,
Si c’était à recommencer.
Ne doute point de son amour ,
Ni de ce que ton cœur peut sur le sien prétendre , Puisqu’elle a pour chacun un si grand fond de tendre Quelle en aimerait cHit par jour.
L'amour est par toi son vainqueur.
Tandis que ton objefse présente à sa vue ;
Mais ne te voyant plus , la première tenue Fait le même effet sur son cœur.
Pour acquérir bien des écus ,
Parmi les gens de robe achète quelque ofGee ;
Le plus grand mal pour toi, dans ce doux exercice. C'est d’être du rang des cocus.
Si son sort lui paraît heureux Lorsqu’à prendre le voile un premier feu l’engage. Elle, changera bien de ton et de langage Lorsqu’il faudra faire des vœux.
Celle qui fait cette question N’est pas assurément bien fondée à la faire,
Puisqu’il n’est pas de jour où de se satisfaire Elle manque l’occasion.
Celle femme aura plus d’enfans Que son jalonx mari n’en pourra jamais faire ;
Mais quoi 1 ne peut-on pas à la fois satisfaire Et son époux et scs amans?
MAftDIL COMPLET
Un cœur plut tendre que le tien Pourrait tout accorder aux trautpoiu de ta flamme; Mail comme la raison domine tur ton Ame ,
Tu n# doit en etpérer rien.
Elle vivra tur le commun,
El t'apercevra bien , par un fréquent usage ,
Que qui ni pas d’épous en a bien davantage Que celle A qui l’on n’en voit qu'un.
N" fi.
Celui pour qui lu veux tavoir Si ta femuie ronterve une flamme tidele ,
N'a pour voir d'un cocu le plut parfait modèle, Qu'A regard» r Man* un miroir.
N* St.
.Un bouline brutal et faloux M luûdele , joueur, et d'une humeur chagrine ,
Ett celui qu'au jourd 'Lui l'Êiernel le deatine ,
Alin d'an faire ton éponx. #
Tu doia avouer cet enfaul ,
Comme tu taa été d’un qui t’e*l cru ton père ;
Sa mère n ayant fait que ce que fit ta mère Avec ton père en te faisant.
Dè» qu'elle eut atteint ton printeuipi ,
Elle t'en dessaisit avec beaucoup de h&te ,
Parce qu'elle savait que ce bijou te gâte Quand on le garde trop long temps.
A ce que tu prétends savoir Tu ne rererrat pat de précises nouvelles.
Parce que ta maître»/* est du nombre de celle*
Qui changent du matin au soir.
y sb.
Tandis qu'il n'aura rien da toi ,
Tu la verrat toujours soumis à Ion empira 1 Mai* dé» qu’il obtiendra ce que son cœur délire , if n'aura plut amour ni foi.
DBS SORCIERS. >4?
our l’honneur cl pour l'intérêt ,
D’une charge de robe achète l'exercice t Si c’est à ton avis acheter la justice ,
Tu pourras la revendre après.
Par sa mère elle a si souvent Des plaisirs de l'hymen ouï tracer l’image ,
Qu’on doit craindre pour elle un évident naufrage Quand on lui parle de couvent.
La lcctiiro de cent romans L’a tellement rendue avide de caresses ,
Que jamais son mari n’aura tant de maîtresses Que la bélle entretient d’amans.
Le nombre de tous les enfana Dont cette femme un jour grossira son ménage , bans compter ceux qu'elle eut avant son mariage ,
Ira jusqu’à sept en dix ans.
Danse électrique*
Prenez. deux plaques de métal, suspendcz-en une au conducteur de la machine électrique , et placez au-dessous de cette plaque des cordons en soie qui vont se rattacher h la seconde , laquelle communique avec la terre par le moyen d'une chaîne métallique. Mettez au-dessus de cette seconde plaque deux petites figures fuites avec de la moelle de sureau , et tournez la roue de la machine : aussitôt le fluide électrique se porte sur la plaque supérieure .laquelle attire soudain à elle les petites figures ; mais dès qu'elles l’ont touchée, se trouvant électrisées par le même fluide, il en résulte une force de répulsion qui les fait tomber sur la première plaque qui soutire leur fluide, et le transmet , par le moyen de la chaîne, au réservoir commun. Ces petites figures , se trouvant pour lors revenues à leur état ordinaire , sont de nouveau attirées et repoussées , etc.
liS
SIAXCIL COUP.'.»!
Le baiser conjugal el la baiser d'amour.
On isole une dame sur le baquet, el on l'électrise b prè; I lui avoir donné à tenir un des bouts de la chaîne qui rom- J munique au conducteur ; on tourne la roue de la machine-J électrique, et l'on invite alors le mari à donner un baiser I à son épouse : ses lèvres n'ont pas encore effleuré celles de J sa moitié, qu’il en tire une. vive étincelle accompagnée^ d’une commotion douloureuse qui le force de s'arrêter; or appelle alors un jeune homuit , auquel on fait la même in- i m talion, en lui donnant secrètement à tenir l'autre bout | de la chaîne ; il en résulte qu'il donne un baiser à la dame j sans produire d'étincelle ni éprouver de commotion.
Pluie lumineuse.
L'appareil propre à produire cet effet se compose d’un support en bois A li ( ftg. 64) . dont la plaque A doit être couverte d’une plaque en cuivre d'environ cinq pouces de t diamètre, et être montée sur une tige entrant dans le pied E pour l'abaisser ou l’élever facilement nu moyen de la vis F. j l’iacessur cette plaque un cylindre en verre G , ayant deu> pouces de hauteur , recouvrex-le d'une autre plaque de i cuivre D , rjui entre librement dans ce tube , el mettez-lei en communication avec le conducteur au moyen d’une petite chaîne ; parsemez la plaque A de parcelles de feuilles de cuivre servant à dorer. Le tout étant a in y disposé . j placez, l’appareil sur la table et mettez, la machine électri- 1 que en action : l'effet qui en résultera sera que les parcelles ! cuivreuses seront attirées et électrisées par la plaque B, e1 ] que . se trouvant dès lors imprégnées du même fluide, il y aura répulsion vers celle en A, qui, après les avoir dépouillées de leur fluide électrique et rétablies à leur étal naturel, les rend de nouveau susceptibles d'être attirée; el repoussées par la plaque B , etc. , de la même manière que nous l'avons fait observer pour la danse magnétique. Mais comme , à chaque contact avec ces plaques , chacune | de ces parcelles produit une étincelle, il en résulte que, s j l'opération se fait par un beau temps et dans un lieu obscur, l'intérieur du cylindre en verre semble cire plein ! d'une pluie lumineuse.
des goaciBHJ. *49
Faire éprouver une commotion à une personne qui veut ouvrir une porte.
Etablissez une communication entre le plancher d’une chambre et celui du dehors . en mouillant une certaine étendue ; prenez une bouteille de Leyde chargée , et , lorsque la personne voudra tourner la clef pour ouvrir , approchez de votre côté le bouton de la boutedle; vous éprouverez en meme temps tous les deux une commotion qui devra paraître très surprenante à celui qui ne s’y attend nullement. ...
"Dans celte expérience, le fluide électrique traverse la serrure, et les deux personnes, ainsi que l’eau du plan, cher , en'deviennent conducteurs.
EXPÉniEncg.
Faire recevoir une commotion à une personne voulant tirer un cordon de sonnette.
Mouillez le plancher, ainsi que pour la récréation précédente , et attachez h l’extrémité du cordon de soie delà sonnette un ül de fer muni d’un petit poids métallique disposé de telle façon que celui qui tire ce cordon lui fasse toucher le bouton ou le crochet d'une bouteille de Leyde qu’il a eu soin de placer au-dessous. D'après celte dispos sition , la personne qui tirera le cordon de celte sonnette , éprouvera la commotion aussitôt que le petit poids métal- - lique qui est adapté au ül de fer touchera le bouton ou le 5 icrochel de la bouteille. Cette expérience diffère de la prért icédente, en ce que l’individu placé dans l’autre chambre < ;n’éprouve aucune commotion.
, Faire éprouver une commotion A une personne en prenant une pièce de monnaie.
Placez une pièce de monnaie sur un carreau électrique
* bien chargé à sa surface supérieure et muni à sa surface
* inférieure d’un ül de fer caché derrière un des pieds de la .* table et reposant sur le plancher; engagez une personne à “ [prendre cette monnaie , en lui faisant toucher adroitement •1 ice fil de fer avec le pied; en cet état, elle éprouvera les
1 effets de la commotion dès qu’elle sera près de prendre >cette pièce.
j5o Mi unit couflit
Faire dresser tes cheveux à une personne et tes rendre I
lumineux.
Pour produire cet effet , on isole une personne et on. l'électrise fortement; dans cet état , si les cheveux sont un i peu courts, sans pommade, cl qu'ils ne soient [>oint recouverts , il suffit qu’une autre personne non isolée y pose la main , ou bien mieux, une plaque de métal, à une hauteur d'environ sept pouces , pour qu'ils dressent et qu’ils s deviennent lumineux , si cette expérience a lieu dans l’obscurité.
DBS SORCIERS.