‹ Nouveau manuel complet du bonnetier et du fabricant de bas, ou, Traité complet et simplifié de ces artsChapitre 13 sur 24 · TES · texte numérisé non relu

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et tout contre, comme sur le métier ; ou bien,

lorsqu'une ravaudeuse veut relever une suite de mailles se sans qu'il soit nécessaire d’en jamais retirer les mailles jusqu’au bout de * la côte, dont on arrête les dernières avec un fil

de laine ou de coton pareil à celui du bas, et

enfilé dans une aiguille à coudre, onine fait pas? de nœud, mais on passe plusieurs fois le: fil | dans les mailles rapprochées ; ‘enfin, si le fil À de la côte vient à casser en travaillant, on le * rejoint en le retordant avec l'extrémité des doigts, pour le renforcer avec la maille qui vient après, et qu'on prend en même temps ; cependant il est bon de ne pas trop tirer, car si les fils cassaient trop souvent, cela ferait

un mauvais effet par l'inégalité que cela don-

. nerait au travail sur toute la longueur de la

côte. , Comme nous l'avons déjà dit, ces aiguilles à relever les mailles, qui constituent la gobille, étant absolument semblables à celles du métier, tous les bas cannelés par leur moyen, lorsqu'ils sont travaillés avec attention, ne diffèrent en rien de ceux qui le sont au métiér ; mais il faut y apporter une surveillance d'autant plus grande que le moindre défaut qui resterait après qu’ils sont hors des mains de celui qui en a été chargé,

Occasionnerait bientôt la perte totale du bas.

Actuellement, enfin, qu'il est possible de tordre

| suffisamment la laine à l’aide des moulins éta- | blis dans les filatures, nos bas à côtes diffèrent | très peu de ceux qui proviennent des fabriques | anglaises, et quoique lagtorsion portée trop loin | dans lalaine filée soit nuisible au lisse et au ras | que l’on exige particulièrement dans ce genre | de tricot, elle est presque seule la cause pre- | mière de l’infériorité de notre bonneterie en | laine comparée avec celle de nos voisins d’outre- | mer.

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