‹ Nouveau manuel complet du bonnetier et du fabricant de bas, ou, Traité complet et simplifié de ces artsChapitre 16 sur 24 · RER · texte numérisé non relu

RER

2: 1% s "à “non seulement en conserve la forme, mais — contribue encore à la régularité de leur jour.

Les secondes, appelées platines à plomb, sont

appliquées à une broche à demi ronde, par

- une entaille formant le croïssant ; on peut les

détacher à volonté, au moyen d’une clef qui sert à tourner la broche; et comme les platines à ondes, elles sont toutes maintenues parallèlement dans le peigne dont il a été parlé plus haut.

Ici, comme dans PAT ordinaires, l’ouvrier jette le fil sur la rangée d’aiguilles placées en avant; ensuite, appuyant sur une marche, il fait courir le chevalet, dont la tête rencontrant le talon de chacune des platines à ondes, en opère la chute, ce qui forme les premiers plis distribués seulement sur les aiguilles et de deux en deux; ensuite, avec le pied gauche, l’ouvrier appuyant sur une seconde marche à laquelle correspondent deux tringles en fer tenant aux extrémités de deux leviers fixés au füt, et au milieu desquelssont deux autres tringles qui correspondent à la barre à chevalet, il fait descendre le cadrement du métier qui renferme les platines à plomb : elles ont de

cette manière agi sur la moitié du fil qui n’était pas pliée; on égalise donc tous les plis en rapprochant les becs des deux systèmes de platines ; cela se fait très promptement en continuant d’abaisser la marche.

Les parties qui distinguent les rangées de mailles d’où résultent les côtes, sont désignées sous le nom dewrécanique ; on y trouve d’abord nne barre à aiguilles dont le nombre est la moi-

tié, le tiers ou le quart des aïguilles du métier,

suivant le nombre des rangées de mailles qui constituent çes côtes : cette barre est portée par un cadre attaché au füt du métier , et que l’ouvrier peut mouvoir d'avant en arrière et de haut en bas. Aussi ces aiguilles agissent en sens contraire de celles du métier; elles saisissent les plis qu’elles rencontrent pour les faire tomber de devant en arrière, pendant que les premières aiguilles les font tomber d’arrière en avant, comme dans le travail habituel.

Entre ces deux systèmes d’aiguilles est une presse qui ferme les becs des premières aiguilles, lorsqu'on pousse en arrière la barre par une marche; puis en appuyant avec le genou sur un levier à équerre, on fait descendre les

Miles de la mécanique entre les plis anciens

Let nouveaux ; ensuite, en appuyant sur la

presse avec les pouces, l’ouvrier ferme les becs des aiguilles de la mécanique, et c’est alors que la barre d’abattage opère les effets qui lui sont propres , avec les modifications que doivent produire les aiguilles de la mécanique, car tous les autres plis particuliers aux principales aïguilles du métier sont abattus.

Dumétier à tricot de M. Moïssox.

hi

Le métier à bas dont il s’agit est principalement composé d’une rangée horizontale d’aiguilles ou de crochets, qu'on peut prolonger selon la largeur du tricot qu’on se propose de faire. Après avoieté le fil, une presse séparée, qu’on tient à deux mains, ferme les crochets, et en fait passer le bec dans une maille déjà faite. Une grille ou peigne fixe, entre les dents duquel passent les aiguilles, retient le fil lorsqu’on le retire pour former une nouvelle maille. Sur chaquef porte-aiguilles est une pointe qui tombe dans une encoche, et la fixe jusqu’à ce qu'on les ait successivement retirées ; alors, en souleyant d’une main la pièce de bois qui les

porte, on les dégage toutes à la fois, tandis qu’à la main, on les pousse en avant avec une règle à coulisse ; au-dessous, entre les quatre pieds de la table, est un cylindre muni d’une roue à rochet et d’un cliquet sur lequel roule le tricot.

Cette description ne suffit pas sans doute pour faire bien connaître ce métier dans tous ses dé: tails; mais on voit cependant que le tricot se forme par le moyen seul des aiguilles et sans le concours des platines ; on évite par conséquent lecueillissage, procédé qui ne diffère pas beaucoup de celui pour fabriquer du tricot sur chaîne , au moyen d’un métier du sieur Letruc, acheté par le gouvernement, le 3 juin 1786, et qui fait maintenant partie de la collection du Conservatoire des Arts et Métiers. Cette machine , ainsi que celle imaginée par M. Moisson, est munie d’une grille entre les barreaux de laquelle sont logées les aiguilles qu’on fait aller et venir pour former chaque rangée de mailles du tricot. |

Quelques artistes, à Paris, se sont aussi occupés de l'établissement de métiers à tricot allant par manivelle, où le mouvement seul de

chaque aiguille plie le fil qu’on jette dessus, et le fait entrer double dans la maille déjà formée : lorsque la rangée de mailles nouvelles est terminée, et que l’abattage est complet, les aïguilles sont ramenées en avant toutes les fois. Tandis que l'ouvrage est retenu près de la grille, on jette de nouveau le fil, en continuant à tourner la manivelle; les aiguilles sont de nouveau tirées en arrière successivement , à commencèr par celle voisine du point où le fil tient à l'ouvrage, et ainsi de suite.

Cette manière de former la maille du tricot par le seul mouvement de va-et-vient des aiguilles , avait présenté l'inconvénient d’user le dos du bec, et de mettre les aiguilles hors d’état de servir en peu de temps, mais il s’est présenté plusieurs moyens d'y remédier. 1°. La partie de la machine qui remplit les fonctions de la presse a été armée d’autant de poulies d’acier trempé qu'il y a d’aiguilles au métier, et par lesquelles les dos des becs n’éprouvent en passant qu'un frottement du second genre, et seulement pendant leur mouvement de recul, car au moment où elles viennent reprendre leur première position , la rangée des poulies s'élève

et laisse passer les aiguilles librement. 2°. On a aussi remédié au même inconvénient en fixant sur chaque porte-aiguille une pièce d’acier qui en suit tous les mouvemens et qui prend sur le bec lorsque la nouvelle maille commence à se former; par ce moyen le dos du bec de chaque aiguille n’étant pressé immédiatement que par une pièce qui marche avec elle, se trouve dans la même circonstance que dans le métier à tricot ordinaire , où les aiguilles de ldgrande tonture conservent la même position, tandis qu’on fait avancer l’ouvrage sur les becs pour former chaque rangée de mailles.

Les auteurs de ces divers essais ne sont pas encore parvenus à donner à toutes:ces parties du mécanisme du métier à bas sans platinelle degré de perfection dont il paraîtrait susceptible. Mais M. Moisson a beaucoup fait pour l’art de la bonneterie, car elle lui est particulièrement redevable de la suppression des ondes dans le métier ordinaire: c’est vers 1784 ou 785 qu'il a effectué ce changement : aussi ce fut vers ce temps qu'il lui fut accordé une pension par le gouvernement.

DU BONNETIER. 185 - Du métier à bas de M. FAVREAU.

On voit au Conservatoire des Arts et Métiers un métier à tricot inventé par M. Favreau : il contient deux systèmes d'équipage, dont le premier renferme dans un{cadrement les pièces de l’ancien métier, qui sont conservées et qui peuvent concourir à la formation des mailles. Le second système d'équipage se trouve placé à la hauteur dtfft ou bétis sur le derrière. Il contient quatre arbres qui reçoivent leur mouvement de rotation par un axe coudé qu’on nomme manivelle, et que l’ouvrier qui dirige les opérations du nouveau métier tourne continuellement. Un de ces arbres est armé de mentonnets qui correspondent avec les pièces du premier système d'équipage; et une roue dentée , qui détermine les intervalles des cueillissages , est placée à l'extrémité d’un autre arbre; la première partie du métier se présente avec les deux pièces de tricot et la manivelle à la portée de l’ouvrier qui dirige le travail.

M. Favreau emploie les pièces du métier ordinaire qui peuvent concourir à la formation successive des mailles, mais 1l a supprimé celles

qui le font mouvoir, et y substitue d’autres pièces qui remplissent ce but avec précision; ces ondes et tout ce qui compose leur équipage est supprimé; les platines des deux systèmes sont disposées sur deux rangées pour servir à la fabrication de dèux bas à la fois; les deux suites d’aiguilles et la presse sont placées de manière à remplir ce même but.

Les platines agissent de telle manière sur les plis du fil que les unes le plient par leur chute dé haut en bas, et les autres en remontant de bas en haut, et voici comment : la première rangée des grandes platines éprouve d’abord, par l’action d’un petit chevalet, des chutes régulières, et forme sur les aiguilles prises de trois en trois, de grands plis; ensuite la seconde rangée des platines à plomb vient, en descendant entre les aiguilles, se partager les plis conjointement avec les grandes platines ; qui se prêtent à ce partage en remontant un peu; et au moyen de ce que la rangée de platines à plomb est double, elle complette les plis dans l'intervalle des premiers, de telle sorte qu'ils deviennent égaux dans la tête de toutes les aïguilles, ce qui contribue à l’uniformité des

mailles que présentent les bas fabriqués avec le

« métier de A. Favreau, surtout lorsqu'on emploie des matières filées très également.

Le cueillissage se fait par le moyen de deux petits chariots placés dans une coulisse derrière la tête des grandes platines dont ils procurent la chute pour la formation des plis qui doivent servir à la fabrication des deux pièces de tricot en même temps. Deux! conducteurs étendent et amènent en avant les fils qu’on tire des bobines sur les rangées des aiguilles , et les platines , en tombant, forment les plis comme il à déjà été dit , de trois en trois, d’après quoi le premier mentonnet lèvee/a grande bascule , qui fait remonter les grandes platines, qui, avec les secondes platines à plomb, se partagent les plis, et les complettent sur toutes les têtes des aiguilles. Ensuite un second mentonnet se présente, qui fait avancer tout le train du métier, êt la totalité des plis sous les becs; c’est alors

. que s’opère le mouvement qui forme la maille.

Puis un troisième mentonnet fait baisser la presse, ce qui comprime les becs des aiguilles dans leurs châsses. Un quatrième mentonnet amène les mailles fabriquées par-dessus les becs

des aiguilles, et la presse se relève par l’action de l’añse qui lui sert de contre-poids. L'action du même mentonnet conduit aussi les mailles fabriquées sous les becs et les têtes des aiguilles, etopère l’abattage. Cette opération importante étant terminée, un cinquième mentonnet fait baisser tout le train du métier pour faciliterde crochement, et remettre l’ouvrage derrière la gorge des deux systèmes de platines; et à sa suite un sixième mentonnet retire en arrière le train du métier, qui, par un ressort, se remonte, et le cueillissage recommence de gauche à droite, ou de droite à gauche, par l'effet d’une roue de va-et-vient,

On voit que tous les mouvemens essentiels pour la fabrication de la maille s’exécutent sans interruption , que ces mouvemens sont au nombre de onze, que dix s’exécutent dans l’intervalle des cueillissages, qui sont déterminés par la roue dentée dont on a fait mention, et qui meut le second arbre par l’action de la manivelle. Cette roue dentée qui détermine les intervalles successifs des cueillissages est placée à extrémité de lParbre, armé de mentonnets correspondant aux systèmes de toutes les pièces

Re

qui concourent à la formation des mailles. Voici la suite des divers mouvemens produits par la rotation de la manivelle et par l’action

» de l'arbre armé de mentonnets : 1°. Le cueillis-

sage ou l’extension des fils sur la tête des aiguilles. 20, La chute successive des grandes platines qui plient le fil de trois en trois aiguilles, et l'élévation des platines à plomb qui achèvent de compléter les plis, en formant deux autres plis dans lintervalle de trois. 3°. Le mouvement pour former les maïlles qui s’opèrent sous les becs et à la tête des aiguilles. 4°. Le relèvement du train du métier qui facilite Ze rgyet de louvrage. bo. Le mouvement de la presse qui comprime les becs des aiguilles. 7°. Le mouvement qui abat les mailles fabriquées sur celles qui sont préparées dans la tête des aiguilles. Go. Celui qui ramène le train du métier pour opérer l'abattage et faciliter le crochement. 9°. Le mouvement qui fait baisser le train pour

placer l'ouvrage fabriqué dans la gorge des pla-

tines. 10°. Celui par lequel on retire le train du

métier en arrière. 110, Enfin le mouvement

- d'échappement qui relève le métier et le rac-

croche aux mentonnières. Ces onze mouvemens

s'exécutent avec une telle célérité qu’ils complettent leur effet en six secondes sur les deux bas ou piècés de tricot, après quoi le cueillissage recommence , et les deux systèmes de platines forment les plis. Les six mentonnets attachés à l’arbre des mouvemens ont été introduits avec beaucoup de sagacité pour remplir les six mouvemens des pieds et des mains que les ouvriers exécutent sur un métier ordinaire avec des efforts pénibles et continuéls. Un autre arbre, mü également par la manivelle, remplace l'équipage compliqué des ondes et procure la chute des platines, ce qui a réduit le mécanisme du nouveau métier à trois ordres d’équipage qui concourent à la formation des mailles, savoir : les platines, les aiguilles et la presse. Il résulte d’une telle simplification que toutes ces pièces peuvent être rangées sur la même ligne, et en deux systèmes de fabrication séparés et parallèles, ce qui rend ce métier susceptible d’un travail double ou propre à confectionner deux pièces de tricot à la fois.

Aussi le métier de M. Favreau présente les avantages suivans : 1°. Il n’exige de la part de l’ouvrier qui doit le mettre en action qu’un

apprentissage de deux mois environ, car il suffit “que cet ouvrier sache tenir les aiguilles droites, «monter et démonter un bas, et qu'il soit au fait des rétrécissemens ; aussitôt après l’apprentissage, l’ouvrier peut fabriquer par semaine douze à quinze paires de bas en demi-fin; et, pour peu qu'il soit exercé et qu’il en ait l'habitude, il peut même aller au-delà. 2°. De jeunes adolescens de l’un et de l’autre sexe, pris à l’âge de douze, quinze et seize ans, peuvent très bien supporter ce travail; des militaires blessés ou privés de leurs membres inférieurs peuvent aussi y travailler. 3°. Ce métier à manivelle ne produit aucun ébranlement et ne fait aucun bruit qui puisse incommoder. 4°. À circonstances égales , il fournit un tricot de meilleure qualité, par suite de l’uniformité, de la douceur et la précision des mouvemens. 5°, Ce métier est bien plus léger, quoique tout aussi solide que l’ancien ; ses ferrures ne pèsent tout au plus que soixante kilogrammes, tandis que dans l’autre il s’en trouve plus de trois cents kilogrammes. Si l’on forme un apprenti sur l’ancien métier à bas, il ne peut étre bien exercé | qu'au bout de deux années, et tout au plus s’il

Lo

192 MANUEL | peut parvenir encore à faire sept à huit paires | de bas en demi-fin par semaine. La longueur.

de l’apprentissage est un grand inconvénient,

qui en produit plusieurs autres, parmi lesquels

on doit compter celui d’une perte de matière

considérable dans les premiers mois, la mau-

vaise qualité des objets fabriqués , et les dégra-

dations que sa maladresse et l’inexpérience oc-

casionnent au métier.

Du métier pour les tricots fourrés le M. Maruis.

M. Marais a ajouté au métier à bas ordinaire un nouvel équipage pour fabriquer des tricots fourrés, qui consiste dans une boîte composée de deux lames, ayant trois pouces de large et d’une longueur égaie à celle du métier. Ces lames sont réunies par une charnière; la lame supérieure excède l’inférieure de trois lignes par un rebord garni de cuir. Sur la sur- face de cette lame supérieure, est fixé un peigne ou râteau formé par un assemblage d’aiguilles à tête simple et distribuées sur la même jauge que les aiguilles du métier à bas auquel cet équipage est destiné.

Lorsqu'on veut l’employer pour fabriquer

DU BONNETIER. 4 FO “du tricot fourré, on fait d’abordtcarder le "coton, la soie, la laine et même les poils qu’on se propose de mettre en œuvre pour la fourrure du tricot, et on charge d’une cardée plus ou moins épaisse la boite, en ouvrant les lames et en les fermant ensuite de manière que la cardée déborde de quelques lignes. Ensuite on suspend la boîte à deux potences, placées aux deux côtés et en avant du métier. Les cordons qui tiennent la boîte suspendue sont enroulés à leur partie supérieure sur la circonférence de deux tambours, en sorte que l’ouvrier qui fait usage de la boîte peut la faire mouvoir en tous sens, ét l’abandonner ensuite pour se borner aux opérations du métier, et alors, par les ressorts intérieurs des tambours, la boite reste suspendue au point qu’il convient, sans gêner ses manœuvres.

Lorsque toutest ainsi disposé, et que l’ouvrier veut travailler , il jette à l'ordinaire le fil de soie ou de coton sur les aiguilles ; et, saisissant “des deux mains la boîte garnie de matières cardées , il l'avance jusque dans la gorge des platines, puis il la retire en appuyant légèrement son extrémité sur les aiguilles. Dans ce dernier

mouvement l’ouvrier fait manœuvrer la boîte et le râteau, de manière que les matières cardées qui débordent s'engagent en quantité suffisante dans le bec des aiguilles, et que les dents du râteau ou peigne, qui jouent dans l'intervalle de ces aiguilles, égalisent ces matières, les tirent en avant et font que les têtes des aiguilles sont en état de recevoir à l’ordinaire les mailles lorsqu'on les forme et qu’on les abat,

Après cette opération du râteau , nécessaire comme on le voit, pour assurer le succès du tricot qui sert de bure à la fourrure, la boîte se trouve suspendue , comme il a été dit, en avant du métier, et louvrier, qui l’abandonne à ellemême, reprend le travail du métier, cueille la soie qu'il a jetée sur les aiguilles, forme la rangée de mailles, la presse et l’abat. Les matières cardées et renfermées dans la boîte sortent successivement à mesure qu’on les tire avec les doigts, auxquels elles obéissent sans se rompre. On emploie à cet usage du coton à soie courte ou longue, suivänt l’espèce de Éireurel dont on veut garnir ce tricot. Quand les filamens sont courts, le râteau devient superflu, car, dans ce cas les matières cardées ne gênent pas

pour la formation des mailles. Lorsque la gar- niture des matières cardées ne doit pas être continuée, parce que le tricot éprouve luimême des interruptions comme dans le talon des bas, les doigts des gants, M. Mathis fait - usage d’une boîte particulière, dont les différentes parties sont mobiles et jouent sur la longueur ; au moyen de ce mécanisme, il distribue la garniture comme il convient aux becs des aiguilles qui servent à la fabrication des mailles qui correspondent aux talons et aux doigts.

De tout ce qui vient d’être exposé, il résulte que le métier à faire les bas, qu’on avait cru

borné à faire des bas, peut aussi être employé à faire des*étoffes de plusieurs autres espèces et de genre bien différent. On peut y employer des chaines tendues comme dans les métiers à fil et à laine ; on peut entre les mailles introduire des fils de toute espèce; on peut, en suprimant un grand nombre de pièces qui le composent, y établir une trame qui lui ôte son extensibilité en largeur et un peu sur sa longueur ; enfin on est parvenu à varier tellement “le tricot, soit par les fils, soit pariles couleurs,

qu'il serait difficile de porter plus loin la variation et la différence dans les gants, mais encore dans la finesse et la beauté des‘tissus tricotés qui en résultent.

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