XII. DIVERS PROCÉDÉS POUR LA FONTE DES SUIFS
Brevet pris le 18 juillet 1859 , par MM. Thibault et Perrot
de Nantes.
La solution de ce problème capital dans l’industrie des suifs et l’hygiène publique ont provoqué des recherches et stimulé le zèle des fabricants et des chimistes les plus distingués. M. Samuel-Pugb, de Rouen , a obtenu le 5 décembre 1825 , un brevet d’invention de 10 ans , pour cet objet : son procédé consistait dans la disposition d une chaudière de plomb d’un seul morceau et sans soudure. Il y versait 130 à 150 livres d’eau , ajoutant 8 kilogrammes d’acide sulfurique non concentré, de 50 à 56 degrés, jetait ensuite dans la chaudière, 100 kilogrammes de suif en branche, coupé en très petits morceaux ; lorsque le suif était bien fondu , il mélangeait 2 kilogrammes de nitrate de potasse , par portion d'un demi-kilogramme h la fois.
Mais l’évaporation de l’eau versée dans la chaudière venant
fi8 DES GRAISSES, DES SUIFS
à s'opérer par le résultat de l’ébullition , il était nécessairede pourvoir au moyen de renouveler l’eau devenue indispensable : dans le système de M. Pugh, l’eau nouvelle que l’on devait introduire dans la chaudière, devait être élevée à la même température que celle qui y avait été premièrement versée ; pour atteindre ce résultat , il était obligé d'établir un appareil assez compliqué dont l’usage exige une grande surveillance et des précautions continuelles.
Après lui, M. Appert de Paris prit un brevet de 5 années. Sa méthode consistait à fondre le suif dans des vases clos; le suif y était placé avec de l’eau, dans la proportion d’un tiers d’eau contre deux tiers de suif. Le vase, Hermétiquement fermé , était ensuite soumis à une température de 415 à 150 degrés; on entretenait ce degré de chaleur pendant une heure, et en le laissant descendre à 50 degrés environ : on ouvrait alors le vase , on séparait le suif de l’eau au moyen d’un poêlon , et on le mettait à refroidir daus un baquet.
Ce système peut donner peut-être de bons produits; mais il présente tous les dangers , si graves , des machines autoclaves.
M. Gannal , dans un établissement qu’il dirigeait dans la
P laine de Monceaux , près Paris , était parvenu à diminuer odeur que donne le suif , pendant sa fusion , en y ajoutant une certaine quantité d’acides dont la nature n’a pas été indiquée ; il la détruisait complètement en faisant passer les vapeurs qui s'élevaient des chaudières, à travers un lit de charbons embrasés.
M. Darcet a proposé des moyens analogues; il jette dans une chaudière de cuivre rouge , suffisamment grande , bien propre et ouverte, 100 kilogrammes de suif en branche coupé par petits morceaux , 50 kilogrammes d’eau et 1 kilogramme d’acide sulfurique , à 66 degrés. Ce procédé donne lieu à des vapeurs beaucoup moins fétides , mais qui sont encore très désagréables. M. Darcet a cherché à combattre cet inconvénient, en faisant arriver les vapeurs du suif sous le foyer même des chaudières où s’opère la fusion. Comme on le voit, tous ces systèmes présentent, à côté des avantages qu’ils apportent, des inconvénients graves : les uns résultent des dangers que présentent les appareils , à raison
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de leur nature même; les autres, parce que leurs appareils sent compliqués, et d’un usage difficile et minutieux, ou bien insuffisants pour faire disparaître complètement tous les inconvéniens de la fonte du suif à feu nu.
Aucun de ces systèmes ne s’explique sur la quantité des
[ iroduits , ni sur la durée du temps pendant lequel on peut es conserver sans détérioration; il est même certain et constaté par l’expérience, que la clarification du suif ne peut s’opérer immédiatement en suivant la plupart des procédés qui viennent d’être résumés.
MM. Thibault et lils frères , et Jules Perrot , ont cherché , par le procédé qu’ils emploient , à perfectionner et à augmenter tous les avantages obtenus par leurs devanciers, tout en combattant et en détruisant les inconvénients résultant des divers systèmes qui ont été successivement proposés.
Abondance de produits, qualité durable, adhérence du suif et transparence tout à la fois; extrême simplicité d’appareils; économie dans la main-d’œuvre , absence entière d’odeur : tels sont les résultats qu’ils pensent avoir obtenus.
Exposition du procédé.
Figuresl2à15 , pl. VII. Dans une chaudière a, en cuivre rouge non étamé, diamètre 1 mètre 65 centimètres, hauteur 66 centimètres, fond convexe de 55 millim. , mettez 150 kilogram., eau acidulée par l’acide sulfurique de 4 à 5 degrés , suivant la qualité du suif; allumez le feu, mettez ensuite 500 kilogrammes de suif en branche, sans être haché.
Ayez soin d’enlever l’écume au fur et à mesure qu’elle se coagule à la surface ; faites bouillir jusqu’à ce que le suif soit cuit, quelquefois deux heures de temps; lorsque le suif est cuit , retirez le feu cinq minutes d’avance , car le suif r s’écoulant promptement, la chaudière pourrait souffrir de son contact avec le feu : puis ouvrez le robinet c, et mettez le suif à se décanter dans le reposoir b.
Le suif, au bout de 15 ou 20 minutes , a parfaitement déposé l’eau lixivielle et les impuretés, mais il a conserve une teinte rougeâtre , et uue quantité d’acide sulfurique qui lui laisse de l’odeur , et pourrait l’empèchcr de se con-
server : pour obvier à ces inconvénients , nous avons une deuxième opération , dite raffinage.
Dans la chaudière h, placée sous la clef f du reposoir 6 , où se trouve le suif, faites chauffer 200 kilogrammes d’eau; elle doit être au bouillon au moment où votre suif achève son dépôt : vous ouvrez alors le robiuct f du reposoir b , et faites couler le suif dans l’eau bouillante.
En même temps on verse un kil . et demi de potasse e t un kil . et demi de crème de tartre préalablement dissous dans une quantité suffisante d’eau , et à l’aide d’une chaleur douce.
L’effet est prompt et immédiat; on voit le suif changer de teinte, et au lieu de sa couleur rougeâtre et terne , il prend la nuance d’un beau jaune tendre, étant mêlé à l’eau; vous agitez fortement le tout pendant 10 à 15 minutes, avec un mouveron fait en forme de râteau, afin de bien faire remonter l’eau et laver le suif, et, par l’action de la potasse , enlever tout l'acide qui restait.
Par le robinet j de la chaudière h , vous faites alors couler votre suif dans le reposoir », et là le laissez déposer et refroidir jusqu’au point voulu, pour le verser clans des ba-
3 uets et le conserver; ou si vous le voulez, vous pouvez e suite le verser dans les moules à chandelles.
Vous avez alors un suif blanc , sec , sonore et de durée. À force de travail et de recherches , nous avons vu que la raison pour laquelle les fontes de 4 à 500 kilogrammes ne réussissaient pas , était que , les chaudières où nous fondions étant trop profondes et n’ayant pas assez de surface , l’eau acidulée qui , toujours se précipite sous la graisse , ne remontait pas assez facilement pour se mêler au suif, le cuire par l’action de l’acide, et l’assécher en réunissant parfaitement les deux parties graisseuses , l’oléine et la stéarine.
Nous acidulons l’eau de 4 à 5 degrés ; pour cela nous sommes guidés par la qualité du suif : par certaines saisons, le suif est gras , huileux, notamment les mois de juin , juillet, août, septembre et quelquefois octobre; à ces époques, il faut aciduler l’eau à 5 degrés, jamaisplus ; la seule différence que nous croyons possible et même nécessaire , dans les proportions de notre procédé , serait d’avoir une plus grande quantité d’eau acidulée à 5 degrés , si on avait à traiter des suifs inferieurs ou des portions de suif plus chargées de tis-
sus, telles que celles que les bouchers enlèvent sur la viande à l’étal , ou ce que l’on appelle vulgairement fras, flanc , etc.
Si l’on employait les parties de choix du bœuf ou du mouton, sans aucune de celles citées plus haut, on pourrait alors avoir moins d’eau ; car on conçoit que l’acide , par son action, en détruisant les parties non graisseuses, la transforme en une vase qui , plus elle est abondante , plus elle diminue la force de l’agent, et il serait à craindre que, par mite de l’évaporation provenant d’une ébullition prolongée , l’acide , se trouvant trop à nu , ne colorât le suif.
Il est inutile de hacher le suif : tout au plus il serait obligatoire de diviser les fras ou 'flancs ; ce qui donne un grand avantage dans la main-d’œuvre sur l’ancien procédé.
Lorsque la chaleur commence sous la chaudière , le suif rejette une écume qui , quelquefois même est très considérable ; aussi faut-il , pour prévenir tous les malheurs , avoir une chaudière d’une contenance supérieure à la quantité de suif à fondre.
Cette écume provenant des parties de sang ou de chair contenues dans le suif, et qui sont putréfiées, exhale la seule odeur désagréable que l’on ressentirait pendant l’opération, si on ne l’enlevait au fur et à mesure qu’elle se forme ; au reste , on ne trouve pas d’odeur autre que celle de la vapeur d’eau acidulée.
Enlevez cette écume avec soin, pour éviter toute odeur fétide.
Nous avons au-dessus de la chaudière a une hotte o ,
E our recevoir la vapeur et la rejeter dehors par un tuyau itérai à la cheminée •, cette vapeur, sitôt en contact avec l’air, perd son odeur.
L'ouvrier qui manipule doit reconnaître la cuisson du suif; pour cela il y a une règle.
Il prend dans un vase une quantité de suif en pleine ébullition; après l’avoir fortement agité, en peu de minutes, le suif , s’il est cuit , se sépare facilement de l’eau et des impuretés, et parait en un liquide clair , quoique coloré et naeeant sur l’eau.
Si le suif n’était pas cuit, l’ouvrier y reconnaîtrait des parties granuleuses , qui sont des membranes divisées , mais
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non dissoutes par Facide ; il continue alors de chauffer jusqu’à parfaite cuisson.
Votre suif étant cuit , il faut le mettre au repos.
Mais alors sa couleur est rougeâtre , et de plus il contient quelques parties d’acide qui, à la longue, altéreraient sa qualité.
C’est pour cela que nous avons cherché et que nous avons trouvé un procédé simple pour enlever la couleur , l’odeur , et purger le suif de tout l’acide qu’il contient.
Le suif que. nous avons obtenu par notre procédé est d’un blanc parfait , d’une grande sécheresse , et l’action de l’acide en réunissant les parties oléiques et stéariques, lut donne une homogénéité, une sécheresse au toucher, et un corps que n’a pas le suif cuit par le procédé habituel.
De plus, les rendements sont plus avantageux : nous avons obtenu 90 à 92 pour cent sur des suifs cuits par une saison favorable , et le plus fort déchet que nous ayons éprouvé , par un temps humide et pluvieux , est, sur des suifs provenant , non de l’abat mais de l’étal , 15 à 10 pour 100, lorsque , par le procédé à feu nu , nous éprouvions de 14 à 22 pour 100 de déchet.
Cela se conçoit, le suif cuit à feu nu n’obtient le degré de cuisson que par Faction immédiate du feu ; pour achever de cuire les cretons , il faut encore plus de chaleur, en ceque, le liquide étant en partie retiré, la chaleur do la chaudière est plus immédiate encore aux membranes et au suif.
Pendant cette opération une portion du suif se carbonise, s’échappe en une fumée noire et épaisse , et cette carbonisation qui forme le grand déchet , est aussi ce qui donne au suif une couleur terne , qui se perd difficilement par un contact prolongé à l’air.
Notre procédé a l’avantage de pouvoir être appliqué à une fonte en grand; car, par un simple jeu de chaudières, nu ouvrier cuira sans peine 2,000 kilogrammes par jour, ayant l’aide d’un deuxième ouvrier pour charger la chaudière.
Deux ouvriers conduiraient facilement double jeu de chaudières , ce qui ferait chaque jour 4,000 kilogrammes.
ET DE LA FABRICATION DES CHANDELLES. d25
§ XIII. S T' R l’oXIDÀTION DU SUIF, PAR M. J.-C. REIBS-
TEIN.
I! y a déjà longtemps que d’anciens chimistes, tels que Gilbert, J.-C. Tromsdorff, Crell, etc., ont observé que l’acide sulfurique, lorsqu’on le mettait, sous certaines conditions, en -contact avec le protoxide de manganèse, possédait la propriété de détruire les couleurs végétales et de colorer la dissolution d’indigo.
Des expériences entreprises postérieurement nous ont ap-
{ >ris qu’il se formait ainsi un acide manganique et un acide, lypermangauique qui, lorsqu’ils se trouvent en contact avec les matières organiques , les décomposent avec séparation de l’oxigène et d’un pcroxidc hydraté de manganèse.
Récemment un chimiste anglais , M. Watson , paraît avoir observé les memes faits , et a proposé en conséquence d’employer les combinaisons de l’acide manganique en excès avec l’acide sulfurique au 'blanchiment des suifs. (Voir le technologiste, tome 4, page 545.) Celte proposition m’a donné l’idée d’essayer, d’après la méthode qu’il indique, la préparation de l’acide hvpermanganiquc uni à l’acide sulfurique , et de faire , avec cette préparation , quelques essais de blanchiment des suifs.
Dans une capsule de verre , j’ai étendu de l’acide sulfuri-
3 ue anhydre de Nordhausen , avec une suffisante quantité ’eau pour que cet acide ne marquât plus que 54 à 58° à l’aréomètre de Baumé. A cet acide , encore chaud par son mélange avec l’eau , j’ai ajouté un excès de peroxide de manganèse en poudre line , et j’ai agité avec beaucoup de soin le mélange. Au bout de deux jours , pendant lesquels ce mélangea été remué souvent, la liqueur éclaircie a pris nne couleur rouge-cramoisi foncé , et a été étendue d’une quantité d’eau suffisante pour que la dissolution prit la teinte de suc de framboises étendu.
A l’aide de cet acide hypermanganique mêlé à l’acide sulfurique , mélange qui marquait environ 58° Baumé, j’ai traité un demi-kilogramme de suif récemment fondu et de bonne qualité , de la manière que voici :
J’ai fait fondre le suif à une douce température , dans une capsule de porcelaine , et quand la température a atteint 60
à 62° centigrades , j’ai pris 50 grammes de la liqueur manganique , et je l'ai battue soigneusement avec le suif en fusion. Mais comme la masse, au bout d’une demi-heure n’avait encore éprouvé aucun changement , j’y ai ajouté encore 15 grammes de la liqueurblanchissantc, etj’ai élevé la température du suif jusqu’à 97°. A cette température le suif s’est éclairci en laissant déposer des flocons noirâtres; il répandait alors une odeur semblable à celle des concombres frais. Après avoir atteint ce point , j’ai refroidi la masse avec de l’eau , j’ai laissé encore pendant quelque temps sur le feu
f iour que le liquide puisse s’éclaircir complètement. Après e refroidissement , j'ai comparé ce suif avec celui qui n’avait éprouvé aucun traitement, et je n’y ai remarqué aucune différence bien sensible sous le rapport de la coloration. Dans cet élat , je l’ai soumis à une épreuve comparative sous celui de l’économie et de la combustion, et pour cela, j’en ai fait moulé des chandelles que j’ai comparées avec d’autres chandelles préparées avec du suif traité par une dissolution d’alun, décomposée ensuite par du carbonate de . soude. Il est résulté, de cette comparaison, que ces dernèires ont brûlé plus économiquement que les autres , et dans le rapport de G à 7.
Comme l’économie dans la combustion des chandelles est une considération importante, et qu’il est possible d’atteindre le blanc du suif aussi promptement en le traitant convenablement avec l’acide sulfurique , je crois ne pas devoir recommander le traitement par l’acide manganique.
On parvient très bien à obtenir une oxidution plus rapide du suif, et à lui donner en même temps plus de consistance à l’aide de l’acide nitrique fumant. Pour cela, on prend 1 kilogramme de suif fondu, et' 4 grammes d’acide nitrique fumaut , et on manipule ainsi qu’il suit ; on place dans une petite marmite de porcelaine ou de grès , le suif qu’on y fait fondre , puis , lorsqu’il est en fusion , on y introduit l’acide nitrique dans les proportions indiquées ci-dessus; on chauffe en agitant constamment jusqu’à la température de 97° centigrades. Lorsque cette odeur de concombre que nous avons signalée dans le traitement par l’acide manganique vient à se développer, se suif qui s’est épuré a acquis une couleur jaune citron , et il s’en sépare des flocons bru-
nôtres : on refroidit la masse avec de l’eau , et on laisse en repos pour éclaircir. Lorsque le suif est déposé , on le pnise pour le verser dans les vaisseaux où on le recueille pour la fabrication des chandelles. Toutefois , il ne faudrait pas procéder immédiatement à cette fabrication avec ce suif ainsi épuré, attendu qu’en cet état, il renferme toujours un peu d'acide nitrique qui attaquerait les moules et les détériorerait.
Le suif, traité de cette manière , a une couleur jaune due à son oxidalion; mais en l’exposant à l’air il ne tarde pas , au bout de deux à trois jours , à acquérir une teinte blanc de neige , et dans cet état , les chandelles que j’en ai fait fabriquer ont duré 8 à 9 heures , plus ou moins suivant la température extérieure.
L’acide étendu qui reste dans les liqueurs formant les résidus , peut être employé avec économie à la macération ou au traitement des suifs bruts.
§ XIV. NOUVEAU PROCÉDÉ POUR LA FABRICATION DES CHANDELLES, PAR M 11 * FRANÇOISE GUNZ, DE PARIS.
Brevet d'invention, pris le 15 mars 1833.
Description.
On place, dans une chaudière soumise à l’action de la vapeur, un sac en toile rempli de suif de mouton en branches; on le recouvre d’une toile , au milieu de laquelle est pratiquée une ouverture , on place par dessus un couvercle en bois de deux pouces d’épaisseur, également percé d’un trou; au bout d’une heure on relire le couvercle et l’on presse le sac doucement et continuellement avec une spatule en bois , jusqu’à ce qu’on en ait extrait tout le suif liquide; alors on presse plus fortement, au moyen d’un instrument de la forme d’une presse à citron; l’action de cette presse est tellement forte que le suif coule à flots dans la chaudière et que le sac est bientôt desséché; le suif tombant •ainsi dans la chaudière s’exprime facilement , ce qui n’a pas lieu quand on le transporte à une autre presse , opération qui lui fait perdre la fluidité convenable; à mesure que le suif s’écoule du sac dans la chaudière il est soutiré par un «robinet placé à la partie inférieure , puis on le laisse refroi- -CHANDEI-IER. 11
dir, on ic mot dans une autre chaudière, mais sans être enveloppé comme auparavant; il v reste en fusion pendant deux heures environ , aiin qu’il se dégage de toutes les matières étrangères qui tombent au fond de la chaudière; dans cette opération on n’emploie que peu d’eau qui , portant sa vapeur dans le suif , lui communique une teinte jaune et le rend molasse ; par conséquent il est inutile de le blanchir, car toutes les chandelles au sortir du moule , sont d’une blancheur éclatante et Vont aucune odeur.
Après avoir accroché la mèche dans le moule , on la tire fortement en bas par son lumignon., et on l’ajuste solidement au moule , à l’aide d’un anneau en cuir; la mèche étant ainsi tendue, absorbe moins de liquide, d’où il résulte que les chandelles sont moins sujettes à couler.