XVII. PROCÉDÉ DE FONTE DES SUIFS
Brevet d'invention de 5 ans, en date du 12 avril 1841, au sieur Charles- J oseph Loisel, à Paris.
Détail des opérations. *
Mettez dans une chaudière ordinaire de cuivre rouge ,
1° 100 à 120 kilogrammes d’eau ordinaire,
2° 130 kilogrammes de suif en branche convenablement haché ,
5° enfin 60 à 80 kilogrammes de chlorures décolorons.
Chauffez jusqu’à une forte ébullition que vous maintiendrez pendant deux heures.
Vous décantez ensuite dans le rafraîchissoir où vous aurez soin de verser au préalable 430 kilogrammes d’eau fraîche.
Lorsque le suif sera suffisamment refroidi , ce qui a lieu lorsqu’il se solidifie à la surface du rafraîchissoir , versez dans les baquets ou jalots.
Vous aurez ainsi des pains de suif livrables au commerce.
Ce suif est très blanc , complètement désinfecté et peut se conserver très longtemps.
Les créions obtenus par ce procédé peuvent être traités ou non au moyen de la presse ; le rendement total dépasse tout ce que l’on a obtenu jusqu’à présent.
En employant ce procédé il n’est pas à craindre que le liquide en bouillant cause des boursouflemens , déborde la chaudière et incommode l’opérateur.
Pour donner aux pains de suif un brillant et une dureté qui rivalisent avec la cire, il faut procéder ainsi :
Refondre jusqu’à l’état liquide et ajouter, pour 730 kilogrammes de suif, 53 grammes 10 centigrammes de carbonate de plomb en poudre ; agiter le mélange avec un rable de bois jusqu’à ce qu’il soit bien délayé, laisser refroidir suffisamment et verser dans les jalots. /
Par ce système on obtient une chandelle blanche , compacte et présentant à l’cril un poli et un éclat non encore CHANDELIER. 12
obtenu jusqu’à ce jour. Sa durée excède de plus d’un tiêrs celle de la chandelle ordinaire.
Le suif ainsi préparé, est tellement épuré, que , en employant des mèches préparées , les chandelles ont tous les avantages de la bougie.