‹ Nouveau manuel complet du chandelier du cirier, et du fabricant de cire à cacheterChapitre 20 sur 87 · XXI. NOUVELLE FABRICATION DE CHANDELLES ET DE BOUGIES · texte numérisé non relu

XXI. NOUVELLE FABRICATION DE CHANDELLES ET DE BOUGIES

Brevet délivré à DJ. Guilbert [Eléonore Melchior) , à Paris.

Les chandelles et bougies ordinaires ont de graves inconvénients *, dans la combustion des matières qui les composent , la lumière n’est belle qtf autant que les gaz qui s’en échappent rencontrent la quanti té d’air nécessaire pour opérer la combustion complète. Le manque d’air produit une combustion incomplète , et par suite , une température peu élevée, ce qui nuit à l’éclat de la flamme et donne de la fumée ; avec de mauvaises mèches , une partie du combustible se vaporise en pure perte sans prendre feu, et en don-

nant de la fumée et une odeur de matière grasse à demi décomposée : c'est ce qui arrive dans les chandelles qu'on néglige de moucher, ou dont les mèches sont mal faites.

Le premier perfectionnement porte sur la mèche , en substituant à celles ordinaires des mèches tissées et rondes analogues à celles des lampes.

Ensuite , en observant avec attention la flamme d’une chandelle , on aperçoit aisément à travers l’enveloppe brillante un point obscur. C’est dans cet espace que je fais arriver de l’air, de sorte que l’oxigène de l'air active et facilite la combustion du gaz au centre de la flamme , et que celle-ci n'est plus obscurcie comme dans les chandelles ordinaires.

Enfin un des plus graves inconvénients des chandelles et ce qui leur fait préférer la bougie malgré son prix , c’est qu’il faut les moucher souvent : on a évité ce désagrément au moyen d’une mèche mobile , courant dans le conduit intérieur et retenue par un cercle à l’extérieur.

Par suite de ces perfectionnements , les nouvelles chandelles et bougies ne donnant ni odeur ni fumée répandent une lumière beaucoup plus incisive que les bougies et chandelles ordinaires , et n’ont pas besoin d’être mouchées.

Description du procédé.

On met dans un moule à chandelles une mèche tissée, ronde, plus ou moius grosse, selon le numéro , légèrement enduite, à l’intérieur , d’une couche de colle *, on place dans la mèche un mandrin en fer creux ; on verse le suif dans le moule comme à l’ordinaire , puis on retire la chandelle quand elle est durcie , puis le mandrin forme un conduit par lequel l’air ambiant vient activer la combustion des gaz au centre de la flamme. Pour les chandelles et les bougies ordinaires , on remplit le vide avec du suif liquide, et la chandelle est comme les chandelles ordinaires , sauf la mèche qui, ronde et tissée, ne laisse échapper aucune flammèche, consume moins de combustible et ne permet jvas au suif de couler.

Pour les chandelles à mèche, on place un mandrin dans un moule , on verse le suif , puis on retire le mandrin comme il a été dit ci-dessus *, on place dans un. conduit intcrièur de

la chandelle un tube en ferblanc très court , dépassant un peu le haut de la chandelle. La mèche est contenue par un petit tube extérieur en forme de chapeau qui couvre la chandelle et vient la reborder à l’extérieur par un cercle ; la mèche tissée et ronde , droite dans ce tube , vient poser à plat sur la partie liquide du suif, et tout l'appareil descend au fur et à mesur» que la chandelle se consume.

La confection des bougies est la même que celle des chandelles.

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