‹ Nouveau manuel complet du chandelier du cirier, et du fabricant de cire à cacheterChapitre 24 sur 87 · XXV. MACHINE A FAIRE LES MÈCHES DE CHANDELLES · texte numérisé non relu

XXV. MACHINE A FAIRE LES MÈCHES DE CHANDELLES

Brevet cT invention de 5 ans , 7 décembre 1843 , aux sieurs Crafword et Wright , à Rouen.

Lafig. 4, PI. IX, représente cette machine.

4 Châssis qui peut être de toutes les dimensions voulues;

2 Tiroir contenant les cotons : il y aurait autant de tiroirs qu’il faudrait de coton de différentes forces ;

3 Chariot sur quatre roues , qui est mis en mouvement par un marchepied clans le châssis, et qui a des ressorts attachés par des cordes au marchepied, afin que l’ouvrier puisse, par l’action du pied, le mettre en mouvement, c’està-dire, le faire avancer ou-reculcr;

4 Couteau qui est maintenu dans une position perpendiculaire par des poids de contre-balance ou contre-poids :

quand on veut s’eu servir , l’ouvrier le fait descendre par la pression de la main : avec ce couteau, on coupe les mèches,, quand elles sont en rapport avec la partie de la machine marquée 6 , et qu’elles sont Lien tendues •,

5 Tablette mobile attachée par un ressort et qui se tient ouverte pendant que l’ouvrier place les cotons pour les mèches , en rapport avec la planche à tordre 6 ; mais celte opération étant faite , la tablette qui est rendue pesante par une bordure en planche , presse sur les mèches et sert à les retenir bien tendues ;

6 Planche à tordre : les cotons étant placés au nombre voulu et qui sera indéfini , puisque la machine , selon sa

S randeur, en fera plus ou moins, de la manière représentée ans le dessin , la portion de la planche du dessus ( la partie supérieure 6 , tenue perpendiculairement par un contrepoids comme le couteau) est tirée par la main de l’ouvrier, de manière à tomber juste sur la partie inférieure , et il la soutient dans cette position en pressant sur un bouton représenté dans le dessin ; alors il applique son pied au marche-pied , le chariot recule , les cotons sont bien tendus , ( tordus et en état d’être employés), et avec le couteau , il les coupe entre le chariot et la planche à tordre ; ensuite il fait un tour de la manivelle de la planche et les cotons sont tordus et en état d’être employés comme mèches et plongés dans le suif.

L’opération de cette planche à tordre est ainsi expliquée : la partie inférieure a des ouvertures pour recevoir les mèches et se trouve jointe à la partie supérieure par un cylindre et une courroie ; quand la manivelle tourne , la partie inférieure va dans un sens , et la partie supérieure dans le sens opposé , et alors les mèches sont tordues;

7 Baguette ou tringle sur laquelle les cotons sont placés* en rapport avec le chariot, à des distances en ligne directe des ouvertures delà partie inférieure de la planche à tordre; les cotons sont mis en double,- afin d’être térdus entre le chariot et le 7. Quand la planche a fonctionné , on enlève la baguette 7 et les mèches se trouvent , comme dans la fabrication à la main , prêtes à être plongées dans le suif.

8 Planche mobile que l’on peut reculer on avancer pour donner plus ou moins de longueur aux mèches, selon la longueur voulue de la chandelle.

9,9,9, Baguettes ou tringles pour maintenir les cotons dans une position sûre et régulière.

10 , 10 , Ressorts du chariot dont il est parlé ci-dessus.

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