‹ Nouveau manuel complet du chandelier du cirier, et du fabricant de cire à cacheterChapitre 25 sur 87 · XXVI. MOYENS MÉCANIQUES POUR AMÉLIORER LES CHANDELLES · texte numérisé non relu

XXVI. MOYENS MÉCANIQUES POUR AMÉLIORER LES CHANDELLES

Brevet d’invention de 5 ans, en date du 7 octobre 1843, aux sieurs Dupuis et Boriglione à Paris.

Notre invention consiste à faire une mèche de chandelle qui eu faisant fondre le suif à proportion de sa consommation, suit la diminution de la partie supérieure , du bâton de suif, résine ou autre combustible sur lequel elle est posée, de ma-' nière à être alimentée à niveau constant jusqu’à ce qu’elle soit arrivée au bas du bâton de combustible - , ce dernier qui a la forme d’une chandelle ordinaire , à la suppression près de la mèche intérieure , peut recevoir toute autre forme , remplissant le même but. Il résulte de cette manière de tenir la mèche appliquée au-dessus du bâton de suif et alimentée dans la même proportion et au même niveau, qu’elle ne se carbonise pas plus vite qu’elle ne le fait dans une lampe d’huile à niveau constant , et qu’on peut se servir d’une pareille mèche jusqu’à fin de consommation sans la moucher.

Nous réalisons ce premier caractère distinctif de notre invention par la disposition représentée sur le dessin, planche VII , lig. 17.

a, est une mèche particulière en coton fil de verre ou toute autre substance convenable qui est introduite au centre d’une lentille b , et repose à la partie supérieure d’un bâton c de suif, bougie ou tout autre combustible; ce bâton se place dans un chandelier de forme ordinaire d. La mèche a passe à travers la lentille b de manière à être alimentée par le suif, qui est fondu par la chaleur qui lui est transmise, tant par le bas de la mèche , que par la lentille b et par la partie supérieure de l’entonnoir e.

La lentille b, dessinée à part, fig. 18, est percée de trous» afin que le suif ou tout autre combustible en fusion puisse passer et varier de nouveau sans néanmoins noyer ou surcharger la mèche ; et pour éviter le débordement du com^ hustible si la fusion venait à varier et à se faire plus vite que la consommation de la mèche ne l’exige, la partie supc^

fleure de l’entonnoir e forme réservoir, comme l’indique le dessin : cet entonnoir, dessiné à part fig. 19, peut être en verre, porcelaine , terre cuite, bois, albâtre, ou en métaux et matières quelconques les moins susceptibles de prendre plus de chaleur qu’il ne faut pour ne se chauffer que dans la partie supérieure , et seulement au degré nécessaire pour couler sur la partie supérieure du bâton de combustible, en raison de la consommation faite par la mèche , qu’eHe fait descendre avrec elle dans cette proportion et de manière à la tenir dans un niveau constant de combustible liquide.

La couronne inférieure de l’entonnoir e est percée de deux ou plusieurs trous pour livrer passage à autant de guides g qui sont des fils d'acier bien droits, fixés sur le chandelier d et qui servent à maintenir d’aplomb l’entonnoir e, dans le cas où il tendrait à dévier par suite d’une irrégularité dans la fusion de la superficie du bâton de combustible.

On peut varier les moyens de tenir la mèche, comme l’indiquent les lig. 22-25, en disposant un entonnoir dont les branches s’appuient contre la surface extérieure de la chandelle ou du bâton de combustible, avec assez de liberté toutefois, pour pouvoir descendre le long de ce bâton.

La fig. 20 du dessin représente une disposition différente, mais de même objet que la figure 17, pour guider la mèche.

La lentille 6, au centre de laquelle est introduite la mèche a, est terminée, à sa partie inférieure, par un petit rebord, sur lequel appuie la pièce c, de manière à ce que cette

Ï tièce, qui suit la fusion du combustible, entraîne avec elle e cône ou la lentille b et par suite la mèche a, qui, par ce moyen, se trouve encore constamment alimentée par un niveau constant de combustible en fusion.

A cette pièce c, dessinée en plan, fig. 21, sont disposées des brides * , * , dans lesquelles passent les guides g , pour empêcher toute irrégularité dans la descente du porte-mèche : la pièce c forme, sur le côté, entonnoir et se prolonge en contre-bas sous forme conique, pour former réservoir et laisser plonger la mèche.

Au heu d’employer des mèches pleines, cylindriques ou plates, nous pouvons également nous servir de mèches dessinées de la forme fig. 24, ou de toute forme cylindrique ou conique creuse , et même , au besoin , nous adaptons une

mècho de lampe entre le pourtour, extérieur de la chandelle et la paroi intérieure de l’entonnoir, pour brûlera l’instar des carcels : cette mèche est susceptible de varier de forme.

Pour activer la combustion, et garantir la flamme du vent,nous plaçons un verre h, fig. 25, sur l’entonnoir e , d’une légèreté proportionnée à la résistance qu’il convient de fuiro subir à la superficie du bâton de combustible en fusion; ce verre est maintenu d’aplomb par un croisillon à brides j qui, reposant sur une portée conservée au verre, est traversée par les guides g.

Le deuxième caractère distinctif de notre invention a pour objet d’empêcher l’écoulement du suif dans les chandelles ordinaires.

A cet effet nous plaçons sur la partie supérieure de la chandelle un entonnoir à lentille, de même disposition que ceux décrits précédemment, et de forme variable, à volonté, avec ou sans guides.

Le dessin, fig. 25, représente une chandelle avec mèche intérieure comme les chandelles ordinaires, surmontée de l’entonnoir c, avec la lentille b.

La lentille b se place sur la mèche et forme , à sa partie supérieure, avec l’entonnoir, un réservoir à niveau constant de suif en fusion , mais dont l’écoulement ne trouve aucune issue sur le contour de la chandelle, à cause du contact extérieur de celle-ci à l’entour de la paroi intérieure de l’entonnoir e. :

Cette disposition de cône à lentille, surnageant à la surface supérieure de la chandelle et baissant au fur et à mesure de la combustion , est convenable pour prévenir tout écoulement latéral du suif fondu, mais n'évite pas, comme à la première disposition, l’inconvénient de moucher la mèche.

En résumant la description précédente , on observe que. l’ensemble de notre invention comprend :

4° Le principe et les moyens de réalisation d’une chandelle à mèche mobile, indépendante du bâton de combustible qui, en faisant fondre ce dernier proportionnellement à sa consommation, suit 1% diminution supérieure du bâton d& combustible au-dessus duquel elle repose , de manière à être alitnentée à niveau constant, laquelle mèche peut être utili-

sue jusqu'à fin de consommation de la chandelle sans être mouchée ;

2° Un moyen mécanique qui, placé à la partie supérieure des chandelles ordinaires, baisse au fur et à mesure de la consommation de la chandelle et s'oppose à tout écoulement latéral du suif fondu.

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