XXVII. MÉTIER A MÈCHES DE CHANDELLES
Brevet d’invention de 15 ans, en date du A janvier 1845, au sieur Benoist ,. à Neufbourg ( Eure).
Une boîte a, fig. 26 et 27 , PI. VIII , se compose d’un tiroir rentrant sous l’appareil quand on est au repos : sur les deux bords de ce tiroir au point c, s’élèvent deux tiges verticales b, qui supportent une traverse d entre les dents de laquelle glissent, en se dévidant , les fils qui servent à composer les mèches , les deux tiges de la traverse se démontent et se placent dans le tiroir sur les cotons.
La table se compose de deux systèmes de cuirs ou planches e, f , séparées par deux lames de métal dentelées. Chaque système se compose , soit de deux planches superposées , garnies de basane à leur face interne ,.soit de aeux cuirs ou basanes , collés sur toile de deux mètres de long sur 16 centimètres de large. Pour faire glisser facilement les planches inférieures , quatre petits rouleaux, sont incrustés dans les traverses du bâtis.
Le mouvement en sens contraire des planches superposées s’obtient au moyen d’un pignon et de deux crémaillères r, s fixés, le pignon à la boîte et les crémaillères aux planches. C’est en prenant la planche supérieure par une poignée , la menant de gauche à droite par le système postérieur et de droite à gauche par le système inférieur , et faisant un mouvement de 15 centimètres environ, que l’on tord les mèches , tant avec les planches qu’avec les cuirs. En avant comme en arrière de chaque système de planches sont fixés, de chaque côté de la boite, aux distances voulues pour chaque sorte de chandelle , deux crochets mobiles destinés à retenir les baguettes.
La crémaillère se compose de deux lames dentelées ; le nombre des dents est égal au nombre des mèches que l’on veut obtenir ; c’est en passant entre ces deux lames que couteau coupe les mèches.
Le guide se compose , soit d'une lame de métal percée de trous , soit d'une planchette percée de trous garnis de tubes de verre.
Le couteau, de forme triangulaire, est emmanché à écrou dans un coursier à languettes, lesquelles passent dans deux rainures pratiquées dans les traverses de la table. A chaque bout du coursier est vissé un piton où est attaché chaque bout de la corde coulant , de chaque côté de la boîte , sur les poulies g et venant se fixer à l’un des angles de la boîte à une poignée ou anneau. C’est en la conduisant de droite à gauche et de gauche à droite que l’on fait passer le couteau entre les deux lames pour couper les mèches.
Eu l est figuré un moule pour imprimer les mèches en sortant du métier ; et en m est l’égouttoir. Du côté opposé on a figuré un mécanisme pour rouler les mèches imprimées de suif et leur donner la forme cylindrique.
11 se compose en n de deux planches de 36 centimètres de large sur trois d’épaisseur, posées sur le côté, sur les crochets y. Entre ces planches on voit en x t une broche chargée de mèches prêtes à être roulées au moyen de la poulie p, sur laquelle passe une corde tenant , d’un bout , a la planche antérieure, de l’autre à la planche postérieure. 11 suffît de prendre la poignée s en faisant mouvoir cette planche , l’autre se meut en sens contraire ; c’est en faisant ce mouvement que les mèches encore chaudes s’arrondissent parfaitement.
Ce procédé , pratiqué à la main , serait pénible et d’une , extrême lenteur : avec le procédé que nous indiquons, il devient aisé et plus prompt d’au moins trois quarts.
Manière d'opérer.
Le tiroir étant ouvert , les fils pris en dedans de la pelote passent par le râtelier et par les trous du guide et passent aussi entre les planches du système inférieur e. Prenant le guide , l’opérateur l’élève jusqu’au dessus des crochets ; en faisant ce mouvement il tend les mèches ; il prend une baguette, la place sur les cotons derrière les crochets, puis, rapportant le guide vers lui, il double les cotons, prend la planche supérieure , la pose sur les mèches et pose son jaide dessus où il est retenu par deux petits crochets : il
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coupc, avec le couteau , les bouts engagés entre les planches , abat la planche supérieure sur ou à côté de lui , couvre la planche de dessous du système inférieur de cotons en descendant le guide jusqu'au-delà des crochets , puis , passant une baguette sur les fils , il remonte le guide vers le râtelier et double les cotons , pose la planche supérieure sur les mèches , pose son guide dessus et coupe de nouveau; il fait alors mouvoir de gauche à droite la planche de dessus du système supérieur, la crémaillère communique à la planche de dessous un mouvement en sens contraire au moyen du pignon. C’est par ce double mouvement que les mèches sont tordues : en soulevant légèrement la planche de dessus , il retire les mèches d’entre les planches , les dépose , soit sur le moule , soit ailleurs ; relevant la planche de dessus , il la renverse sur le côté , contre la tige verticale 6; puis, repoussant la planche de dessous, il couvre de nouveau la planche inférieure , pose une baguette , double les fils , remet la planche de dessus , y pose son guide de nouveau , coupe , tord et enlève les mèches comme il l’a déjà fait une première fois , ainsi de suite.