‹ Nouveau manuel complet du chandelier du cirier, et du fabricant de cire à cacheterChapitre 60 sur 87 · XII. PROCÉDÉ DE PURIFICATION DES DECHETS DE CIRE · texte numérisé non relu

XII. PROCÉDÉ DE PURIFICATION DES DECHETS DE CIRE

Brevet pris en 1840. par M. P.- J. Roland, à Sens.

On prend 20 kilogr. du marc que rejettent les fabricants de cire , et qu’ils extraient des gâteaux de miel après que celui-ci en a été exprimé ; on les pulvérise et on y ajoute 40 kilogr. d’essence de térébenthine; puis on laisse macérer ce mélange pendant vingt-quatre heures.

On ajoute ensuite 50 kilogr. d’eau , et l’on fait bouillir le mélange pendant une heure, après quoi on le passe dans une toile avec expression. On soumet le liquide obtenu à la distillation pour en retirer presque toute l’essence de térébenthine employée pour l’opération. Ce qui reste dans le cucurbite de l'alambic est de la cire et de l’eau ; il suffit d’évaporer à l’air libre pour obtenir la cire qu’on purifie et que l’on coule en pain.

§ XIII. PROCÉDÉS DE FARRICATION DES BOpGIES.

Brevet d'importation de 15 ans, 40 novembre 1850, au sieur Th. Bulkeley, de Londres.

L’invention consiste :

4° pour les bougies, cierges, etc., en cire,

A employer les moules ou formes ordinairement en usage pour les chandelles de suif moulées, soit en étain ou en toute autre composition métallique , en porcelaine , en cris-

lal , en verre ou toute autre matière capable de recevoir un poli , dans lesquelles est introduite la mèche de la grosseur proportionnée au calibre , et suspendue au-dessus de l'orifice du moule à une barre ou fil de fer ou de laiton posé longitudinalement, et la mèche dépassant à l’extrémité inférieure perforée du moule , où elle est arrêtée par une cheville en bois ou autre matière et fermant ainsi hermétiquement cette ouverture.

L’orifice des moules a un rebord par lequel ils sont suspendus , dans une espèce d’auge perforée , en bois ou en métal , et les mèches y étant disposées comme il a été dit, la cire , mise en fusion convenable , au moyen du bainmarie ou de la vapeur , y est coulée jusqu’à ce qu’elle rem-

{ disse l’auge , dont les bords dépassent de G lignes environ a surface des moules , afin de contenir la surabondance de la matière.

Avant que la cire dans l’auge ne devienne figée ou congelée , on la ratisse jusqu’à la surface des moules , et on place le châssis ou l’auge avec les moules dans une cave ou autre lieu frais , ou dans une auge remplie d’eau , et même en été , dans de l’eau à la glace pour refroidir proiiiptement la cire afin d’extraire les bougies des moules , ce qui s’opère facilement en appliquant un coup sec sur l'auge renversée.

Il est utile et surtout en hivér , de chauffer préalablement les moules , soit devant le feu ou dans une étuve , ou au moyen d’un bain d’eau chaude ou de vapeur, ayant soin, dans ce dernier cas, de cheviller hermétiquement le trou inférieur pour que la mèche intérieure ne puisse être atteinte par l’humidité.

2° Pour fabriquer des chandelles de suif, de sperma-ceti, adipocire , etc. et revêtues de cire ou d’une composition de cire et de suif ou de cire ou de spcrma-ceti , ou ensemble de ces trois matières.

On observe les dispositions précitées , pour l’arrangement dans l’auge, des moules ou formes et l’introduction des mèches chevillées.

Les moules sont chauffés à une température modérée , et la cire ou la composition ( dont les préparations des matières peuvent être variées à volonté ) qui était destinée à

ôli DE LA CIRE, ETC.

former l’enveloppe de la chandelle étant arrivée à une fusion convenable par les procédés décrits, on la coule dans les moules , en remplissant également l’auge comme pour les bougies, et lorsque les globules d’air cessent de monter à la surface , on plonge soudainement le châssis avec les moules dans de l’eau froide , presque jusqu’au niveau de l’orifice des moules.

Dans cette position il faut minutieusement observer comment la matière se fige sur la surface intérieure des moules; et, lorsque l’épaisseur désirée, pour servir d’enveloppe à la chandelle de suif etc., est formée, on enlève le châssis avec les moules , et le retournant sens dessus dessous , on verse , dans un récipient quelconque la matière qui y est restée en état de liquéfaction.

Le pourtour intérieur des moules restant ainsi garni de cire ou de composition en forme de tube , on ratisse l’auge

f iroprement jusqu'à l’orifice des moules, et ensuite on place e châssis avec les moules dans de l’eau froide ou glacée , et l’on y coule le suif, sperma-eeti, ou autres matières combustibles , fondues au degré convenable pour ne point détruire l’enveloppe de cire ou de composition qui la reçoit. Dans le grand froid d’hiver, on n’aura pas besoin de bain, d'eau froide ou glacée ; dans les saisons tempérées l’eau de puits suffira; dans les grandes chaleurs l’eau à la glace sera préférable.

L’extraction des moules de ces chandelles, revêtues d’une enveloppe d’une autre matière que le corps içtérieur , s’opère de la même manière que celle décrite pour les bougies.

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