DE LA RESSIW
La ressing est w outil (voyez fig. 8 et ô) pour repousser les endroits où la main ne peut pénétrer. posez une burette, par exemple, à goulot étroit, un vase dans lequel on ne peut entrer ni la main, *vi Je marteau.
La ressing est un outil en fer, mais mieux ejiaeia^ long d'environ 3& centimètres, sans compter le <mA* qui sert à la fixer soit dans un étau, soit (Jw W lot ; quand je dis environ 35 centimètres, il est fcftOT «entendu qu'il y a des pièces où il - faudrait, en raiso* de leur grandeur, une longueur plus forte, j'ta)*- ^ue ici 35 centimètres eomipe longueur pour l^lrar *vaux ordinaires, puis parce que, à cette longi^pp, j'# remarqué que les ressings fouettent bien, ce $u'iif«ut, isar lorsqu'elles sont plus courte?, le coup est dur; a iest,au contraire, mou, sans force et vibrant seutexawt, lorsque la force de l'acier n'a pas été proportionnée i U longueur. La ressing doit par le bout être relevée m forme de crochet, d'ujae longueur de %m 3 wpfa mètres. Cependant il y a des pièces' qui exigent qqe i$ «crochet soit plus long. Le bout doit être gras, m* dément dire avoir la forme d'unharioot, d'uae^strte noisette. La forme, *ur le&>utd'une ressing, m d($ paswoir^'angle ou être sèche, le métal enser&itftop
fatigué.
te crois que je ne saurais mieux donner M& de la ressing qu'en disant que cet outil joue le j»le de la moitié d'un arc à lancer des flèches ; tous les
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coups de marteau frappés à 6 à 7 centimètres du ta* lbfll de la ressing sont autant de tendus qui, sitôt r&>çtts, protestent, se redressent aveô fierté et transmettent la force du coup qu'ils viennent de recevoir, non à une flèche, mais au métal à l'endroit où Ton vise, c* est-à-dire à l'endroit où l'on tient le bout de la ressihg.
Lorsqu'on introduit le bout d'une ressing dans un vase, une burette, en tenant celui-là ou celle-ci de la main gauche, puis le marteau de la droite, la pièce étant dessinée à l'avance, si l'on appuie le métal contre le bout de la ressing en frappant un petit coup, on voit aussitôt apparaître une petite bosse légère qtii vous indique où vous êtes (le bout de la ressing) j avec Un peu d'habitude, on trouve ce point de suite. Puis, si vous êtes bien à Fendroit que vous voulez relever, vous frappez avec le marteau et vous voyez le métal mofrtër en bosse que vous élargissez à volonté, en dirigeant avec la main gauche la pièce à l'endroit où se fait la distribution du repoussé, c'est-à-dire sur lef botit de la ressing.
Pour les coups de marteau, on doit procéder fràncherhent quand on est devenu sûr de sa main. Un boft coup vaut mie/ux que cinq petits faisant la même* somme, car les petits coups, qu'on me pardonne cettë façon de dire, piétinent le métal, le fatiguent et le ré-» crouissent. On doit se servir d'un marteau à manché plus fort que celui des marteaux à ciseler, et avoir plusieurs bouts de ressing; j'ai remarqué que celles à bouts larges entraînent la masse qui environne l'endroit repoussé ; on s'en sert tout de même avec avan-
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tage, mais il faut de l'habitude : le petit bout relève plus directement l'endroit sans enlever les parties environnantes. Je ne saurais cependant en dire davantage sur ce sujet et recommander plus Tune que l'autre, tout dépend de ce que l'on a à faire ; mais puisque tout cela est dit à propos de repoussé d'église, je répéterai que les ressing, dont on se sert dans la spécialité, ont le bout de la grosseur d'un haricot moyen et d'une petite noisette.
Si le relevé est haut, le métal a fatigué, si bon qu'il soit, et on doit recuire avant d'emplir de ciment.
Ne perdons pas de vue que nous parlons des divisions nominatives du travail de la ciselure.
Pour obtenir le mi-relevé, on procède exactement comme pour le relevé, la différence est définie par le nom lui-môme; on enlève moins, parce qu'on paie moins. Dans le mi-relevé et dans le relevé aussi, l'on obtient des valeurs fictives de repoussé ; c'est-à-dire que le métal a été repoussé par-dessus en dedans, les fonds baissés, si vous comprenez mieux. Lorsqu'on profile le dessin à l'outil, qu'on le trace, il ne faut pas abuser des traçoirs secs, aigus 2 on baisse les fonds, on les pousse en dedans avec des outils gras, et l'on a un relief de la différence, mais qui, en réalité, ne vient pas de dedans, mais de l'abaissement des parties du premier plan. C'est tout simplement ainsi qu'ont procédé le plus souvent les Florentins avec leurs vases, et les gens peu compétents qui ont écrit, ont dit sur ce sujet beaucoup de belles choses que les ignorants ont répétées pour se donner des airs de connaisseurs, et c'est également ainsi qu'on a vu des réputations usur-
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pées s'établir du vivant d'artistes grands et forts qui sont morts quelquefois de misère et ignorés, en laissant des œuvres dont les faiseurs de réputation, pour sou^ tenir leur infaillibilité, ont mis bravement les admira>bles produits sur le compte des grands noms factices qu'ils avaient glorifiés. Mais ne sortons pas de notre sujet et revenons à Y ébauche.
Ufie fois la pièce en ciment, on l'ébauche avec des ciselets gras et le marteau. On donne le modelé aux choses en commençant grassement d'abord et en approchant toujours peu à peu du dernier effet qu'on veut produire. Le modelé une fois bien préparé, on pose les mats ou brettés, les feuilles, etc., on frise les fonds, puis on plane les unis en dernier heu. Pour tout cela, on procède dans l'ordre où je viens de le dire.
Le tracé matis ne se repousse pas, on le met en ciment à, l'intérieur, on le dessine, et sans plus de cérémonie on le trace au traçoir avec le marteau. On doit être bien outillé en tracoirs, et dans le genre d'é- , glise et de table, il est important d'avoir des traçoira pouvant aller sans pçine dans toùs les endroits de la forme. Les traçoirs demi-ronds doivent être de plu* sieurs formes plus ou moins fermées, pouvant aller du: petit rond à la grande courbe, et toujours être un peu . bateau ; sous cette forme ils filent mieux que lorsqu'ils sont plats. Leur biseau ne doit pas être aigu au point de couper la matière comme le ferait un ciseau. Le* traçoirs droits doivent avoir les mêmes qualités que les ronds, seulement ils sont droits. On 11 faut s'exercer à tracer avec goût, avec force ou légèreté, et à Ciseleur. 11
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moins de tracer des plates-bandes et leurs filets, on doit toutes les fois qu'on le peut, mener le traçoir comme la belle écriture avec des plains et des déliés. Les mats doivent être posés en raison de l'effet demandé, mais aussi comme il a été dit pour le relevé et le mi-relevé, en raison de la somme des brunis.
Pour services de table, on fait maintenant beaucoup d'objets qui annoncent un progrès réel : le dessin a plus de distinction, et on voit des tasses, des sucriers et de beaux plateaux tracés. Le tracé a l'avantage sur le gravé au burin, qu'il n'affaiblit pas la matière comme le gravé qui, sur des pièces minces, traverse presque de l'autre côté.
Les grands et petits plateaux d'orfèvrerie sur lesquels en sert les rafraîchissements dans les soirées, sont le plus souvent enrichis d'ornements faits au traçoir. Ces plateaux ne doivent pas être mis dans un ciment trop gras, ils en seraient légèrement boursoufflés par le travail du traçoir ; ils ne doivent pas non plus être mis dans un ciment trop dur où on les couperait (les tourets). '
Les dessins des plateaux de table sont ordinairement à quatre parties semblables, dont le centre du plat est le milieu, lorsque le plateau est carré, long, à angle droit. On le fait de même pour les ronds, on dessine un quart du tout seulement; puis on le trace, et une fois tracé, on enduit le tracé d'huile mêlée d'un peu de noir de fumée ou de sanguine râpée fine, et quand on en a bien mis partout, on essuie les dessus de façon qu'il n'en reste que dans le tracé. On prend alors un papier assez grand que l'on fixe bien dessus
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avec de la cire ou une colle quelconque sur les coins du papier et on tamponno un peu, ce qui donne une impression inverse ou contre- épreuve de son dessin, qui, en raison de son inversion, fait, avec le côté tracé sur lequel vous venez de le prendre, la droite et la gauche. Vous retire^ le papier, puis vous le collez bien tendu avec de la colle très-légère (le rouge dessus) à la place qu'il doit occuper, et vous tracez cette fois sur le papier. Vous reprenez le dessin de cette moitié de la même manière ; vous arrivez ainsi plus juste par ce décalcage et vous avez été plus vite, puisque vous n'avez dessiné que le quart de votre plateau. Ayez bien soin de prendre un papier peu épais, et aussi de coller votre dessin à des distances exactes des bords et du milieu. Le moyen le plus prompt pour cela, est de tirer deux lignes d'angle en angle ; si le plateau est juste, le point où ces lignes se croisent est le milieu, et ce milieu et ces lignes servent à établir son papier du premier coup et sans tâtonnements. 11 arrive cependant parfois que les plateaux ne sont géométriquement pas justes d'ensemble, c'est un défout d'habileté de l'orfèvre, mais c'est au ciseleur à le réparer; le malheureux ciseleur est chargé du redressement de toutes les fautes faites par ceux qui l'ont précédé. On doit alors procéder par voie de trichement, porter sa ligne du côté où l'on a le plus de surface, et cela de façon à égaliser la marge laissée sur les bords. 11 faut autant que possible aviser à cela avant de tracer le premier quart du plateau ; et si le centre du dessin n'est pas précisément au milieu de la pièce, ce n'est pas la faute du ciseleur.
<Pui$<fU£ j'en suis sur ce chapitre, je dirai queues* en procédant ainsi avec du noir sur du papier, sur un linge .fin, sur du soufre moulé, sur la pièce, que ïïnU guerra, orfèvre-ciseleur <te Florence, après avokgravé . pur une plaque d'argent pour la .nieller, le muroime^ ment de la Vierge, découvrit, en 1452, Fart de reporter sur papier, des épreuves de gravures sur pieuques. De là naquit la gravure m taille deaiae, et l'impression qui, plus tard développée par Guttemhçrç, a fait naitre à sesi tour l'imprimerie.
Revenons à noire sujet. A quelques petites difïë*pences près, on opère sur le repoussé de tafcle ctela même manière que pour celui d'église. Les cafetières, les sucriers, les tasses, les théières, etc., .ete.„ sont, pour les haut et i>as repoussés, conduits comme fi irient d'être dit.
kes médaillons fondus appliqués sur lep. pièces en feuilles, tels que pieds de calice, etc., se cisèlent coron» tout autre fondu. (Voyez du petit.)
Pour les anses de burettes, vases, tasses, poig3Q&^ de plateaux, etc., un orfèvre qui connaît son art* ne doit lçs souder qu'après qu'ils ont été ciselés à, part
Des clinquants.
Les clinquants ciselés sont presque tous des repoussés minces, le plus souvent d'argent, de plaqué et quelquefois d'or.
Généralement ils sont repoussés de par-dessus ; et l'épaisseur du modelé est presque toujours obtenue en baissant les fonds avoc un frisoir. L'on ébauche avec des traçoirs gras pour ne pas couper, et l'on revient avec des outils qu'on ne traîne pas, mais qu'on imprime d'un coup de marteau ; c'est un travail qui, habituellement, se mène en fabrique comme on dit à l'atelier, ce qui veut dire vivement et par les chemins les plus courts.
Lorsqu'il a été de mode de porter des boutons ci- , selés et quand ils étaient dorés, on en collait quelquefois six douzaines sur le boulet, puis s'il y avait, je suppose, une étoile au milieu du bouton, on prenait flm outil étoile (de grandeur) bien poli à la potéê d'étain sur un morceau de cuir de buffle, et l'on frappait l'étoile au milieu des six douzaines de boutons, puis, si on avait divisé le bouton en six rayons, oa
avait quelquefois deux outils que Ton alternait , on prenait un ou deux outils et on le frappait sur tous les boutons en laissant la place pour frapper l'autre. C'est généralement un genre peu artistique et qui exige du clinquant et du brillant, ou ce qu'on a l'habitude de nommer à l'atelier du tapage (pour l'œil). Les bouchons de flacons pour odeur, les pommes de cannes, les têtes de cravaches, les coulants de cellesci, les coquillés d'argent remplis d'étain et qui sont dans les harnais des chevaux d'équipage, les fourreaux de yatagans arabes, et une grande partie de la ciselure torque, sont ainsi faits ettracés, et les fonds enfoncés m frisoir, puis les dessus frappés d'outil représentent le plus souvent une fleurette ou autres décors, et quelques plates-bandes courbe^, à bouts ronds, qui sont brunies. On doit cependant avoir soin de disiingn^r #>sez harmonieusement les parties qui seront bruniee de celles qui seront mates. La pomme de oanne^t toutes les pièces en forme de tubes doivent être divisées dans leur circonférence , soit en deux, Um eu quatre partie^ le plus souvent c'est trois, et on 4<àt avoir soin, en les dessinant, de s'arroger de manière à ce qu'en les mettant sur le boulet, on puisse facilement, au travail, relier son dessin. Pour remplir les pièces, si on a beaucoup à repousser, on se sert 4e piment gras; moins gras, si on a peu à enfoncer. §e*ve?-vous d'outils vifs pour les dessus, mais comme ordmairement la matière est assez mince, évitez les outils aigus pour les fonds, pour n'avpir pas des cr evés qui nécessiteraient des soudures et des ragréures. Pour mettre en ciment sur le boulet à mesure que