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CHAPITRE VIL COLORIS DES CABTES GÉOGRAPHIQUÉS

Ce genre d’enluminure est le plus simple et le plus facile : il n’exige que du soin et de la précision.

On peut le diviser en trois méthodes différentes, qui souvent se combinent ensemble ; ce sont : les teintes plates, les leintes fondwes et les traits simples.

Les teintes plates s’ obtiennent par des couleurs trèslégères et pures , qui couvrent toute la surface d’un pays, d’une province ou d’un canton. Cette surface varie suivant la grandeur de l’échelle de la carte et lés détails qui s’y trouvent. On ne peut employer pour le coloris que des couleurs fort transparentes, côtme la gomme-guite, le carmin ou la laque; l’indigo ou le bleu de Prusse, et toutes les teintes ee peuvent produire par leur mélange.

La figure 1, Planche IX, offre un exemple de teintes plates.

Elles doivent être appliquées largement, avec un pinceau le plus gros possible, par grandes touches étendues et confondues avec beaucoup dé vivacité ;

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car si on va lentement et avec hésitation, la couler séchera par place et produira des lignes et des tachi fort désagréables.

Plus la teinte est grande, plus elle offre de difficu tés à étendre, et plus elle exige de prestesse et d’hi bitude.

Pour les adoucissages, il faut se servir de der pinceaux accouplés, l’un pour contenir et placer couleur le long des lignes de division, l’autre imbi d’eau pure pour fondre la couleur de manière qu’er s'affaiblisse graduellement et disparaisse tout-à-fà dans le blanc du papier, comme l'indique la figure: Planche II.

Plus l’adoucissage doit être large, plus il fa prendre de forts pinceaux.

Celui qui porte la couleur doit être bien pleis sans cependant laisser échapper la teinte ; on fait alc. un liseré plus ou moins large, suivant le cas, bien rt gulier et bien nourri; sa longueur dépendra de limpidité de la couleur, des contours plus ou moi irréguliers de la limite et de la qualité du papier qui, s’il n’est pas. parfaitement collé, peut présent: des difficultés. Aussitôt que l’on jugera avoir fait : assez long liseré , comme on le voit en @&, fig. 2, tournera le pinceau, et avec celui qui contient l’ee on suivra le contour nouvellement tracé, en toucha: seulement le bord encore frais de la couleur, qui alo: se mêlera en partie avec.cette eau, comme on le ve en 6, fig: 2, Planche II.

[1 faut avoit bien soin qué le pinceau à l’eau ne “morde pas sur la couleur plus dans un endroit que dans un autre, car l’adoucissage serait irrégulier et ferait tache. pr Lis Il faut prendre garde à ne pas tracer un liseré trop long , car la couleur sécherait et ne se fondrait plus.

Un peu d’habitude et la connaissance des couleurs, ‘ainsi que celle de la qualité du papier, mettront promptement à même de faire parfaitement ces teintes fondues, qui, comme nous l’avons dit plus haut, exigent, surtout pour les cartes très-chargées, des couleurs transparentes. Cependant on peut, pour les cartes qui ne contiennent pas des détails trop fins, ou qui sont dressées sur une très-grande échelle, se servir de minium, de jaune indien, de bleu de cobalt, et même de cendre bleue et de cendre verte bien préparées. | | - Le coloris en trait simple, qui consiste à passer un liseré de couleur sur toutes les divisions , est le plus facile et le plus expéditif; il faut ayoir-soin que ce liseré, qui peut être plus ou moins large et fin, suiyant l'échelle de la carte, soit parfaitement régulier, et qu'il suive bien exactement les lignes gravées en

points, comme l'indique la figure 3, Planche ZI.

Toutes les couleurs tranchantes 2 transparentes ou opaques, sont propres à ce genre de coloris. On réunit ces trois genres d’enluminure comme on le voit fig. 4, Planche IL,

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Quelquefois les cartes géographiques sont pli complètement coloriées , ainsi :

Les pentes de montagnes sont adoucies en sépia.

Les massifs de bâtiments ou les positions sont ren! plis en carmin.

Les côtes et les rivières sont lavées en bleu , avi de l’indigo. 4

Les forêts et les bois sont couverts d’une tein verte. |

Les routes et les chemins, remplis par une coule: de sable composée d’un mélange de carmin et gomme-guite , et enfia les terres cultivées, sont con verts par une teinte panachée, qui se fait avoc de? ou trois pinceaux contenant deux ou trois teintes, | vert pâle, d’orangé et de jaune. On doit placer ch! cune de ces teintes, par parties irrégulières qui joignent, et se fondent entre elles sans former de ligr d'arrêt ni de taches; les teintes doivent être légères: d’une force calculée de manière à ce qu’elles puissé s’harmoniser parfaitement, comme on le voit sur: figure 5, Planche IX.

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