‹ Nouveau manuel complet du coloristeChapitre 26 sur 36 · SE · texte numérisé non relu

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La jonquille sera préparée avec la gomme-gutte et finie avec le j jaune indien, le; jaune et le brun mars.

Le narcisse jaune recevra la même préparation que la jonquille; la cloche du centre sera téintée de j jaune indien et d’un peu de rouge dè Saturne où de carinin pour les bords. :

Le narcisse blanc sera ébauché avec une eau légère de cobalt, mêlée parfois d’encre de Chine en FER quantité.

Le souci se prépare avec la gomme-gutte, et se retouche avec la laque ou avec un mélange de miniui et de gomme-gutte; les dérnières touches se font avec le jaune indien et un peu de carmin.

La rose d'Inde sera traitée avec de la gomme-gutte, du jaune indien et des touches de terre de Sienne brûlée.

L'œillet d'Inde recevra une première teinte de gomme-gutte, les demi - teintes et les ombres seront retouchées avec le jaune indien et le jaune mars ; on réchauffera par place avec du carmin ; la graine pourra être ombrée avec l’indigo et la sépia.

Le fournesol se fait avec la gomme-gutie qu on réchauffe dans l'ombre avec le jaune indien , le j jaune et brun mars.

La passe-rose sé traite comme la rose, mais té: veines

vertes seront plus prononctes,

Les tulipes sont extrêmement variées de tons, mais en général, ces tons sont francs, brillants et chauds, Los plus communes parmi les belles sont pañachées

d'un rouge que rendra parfaitement.le minium faibll retouché de carmin ou de laque; elles le sont aus d’un jaune qu’on obtiendra avec la gomme-gutte, jaune indien et le jaune mars.

Les panaches violets s’ébauchent avec un mnélatl de carmin et de cobalt, ou de laque et de cobalt; ÿ a encore des retouches qu’il faudra faire avec le rous de Saturne et la terre de Sienne brûlée. Les refle: bleus ou violets, qu’on rencontre souvent dans cel! sorte de fleurs, doivent être teintés largement et avor la plus grande transparence.

Les autres variétés offrent des tons qui sont plus © moins modifiés, et qu’on obtiendra facilement par. mélange des mêmes couleurs. .

L'anémone, La variété la plus commune est violett: et se fait avec la combinaison du cobalt et du carmir d’autres, avec la laque pure, le minium pur ou mêi avec du carmin. Se

| Celles couleur citron s'ébauchent avec la gomme gulte retouchée d’une eau de rouge de Saturne.

Les anémones doubles sont de plusieurs couleurs ; lé plus belles ont leurs grands pétales panachés; ils s font avec du rouge de Saturne auquel on ajoute di carmin pour les finir; les petits pétales se colorent tar tôt avec la laque, et tantôt avec des violets.

Le martagon se prépare avec le rouge de Saturn mêlé d'un peu de jaune indien; il se finit avec | carmin.

L'hémérocalle est de trois couleurs différentes : elle est d’un gris un peu rosé, ou gris pâle, ou blanche.

Pour a première, on lavera avec de l'eau légèrement teintée de laque ; on ombrera avec la mème teinte plus foncée et un peu salie par unê parcelle d’encro de Chine.

La seconde se fera avec un peu de laque et de mi= nium, et sera ombrée comme la précédente.

Dans Za dernière, on ménagera le blanc du papier, qu’on modifiera avec des tons très-lègers, comme on le jugera à propos, en la comparant avec le modèle.

La pivoine s’ébauchera avec de la laque très-légère, et se retouchera avec la même couleur plus foncée.

Les crocus sont jaunes ou violets.

Les jaunes se feront avec de la gomme-gutte, retouchée avec le jaune indien, les raies se retoucheront avec le jaune et le brun mars , ou la terre de Sienne brûlée ; on pourra réchauffer avec de la laque dans certains endroits.

Les violets se feront avec du carmin mêlé d'un} peu de cobalt ; les raies se repiquént avec une teinté composée de carmin et de cobalt.

Les graines qui sont jaunes se font avec le jaune indien , et sont relevées de vert dans les ombres. |

La teinte dominante des pensées, des œillets de poèle et des mignardises, est un mélange de laque et de cobalt plus ou moins foncé, avec des retouches de

rs 490 o— carmin , Ou pur ou mêlé d'une légère partie d’indig: ou de bleu de Prusse.

La scabieuse est tantôt rouge et tantôt violette ; Il première se prépare avec de la laque, et s’ombre ave: la même teinte plus foncée ; le bouton du centre es: fait avec un mélange de laque et de cobalt.

L'autre se fait avec un violet composé de cobalt e de laque, ou de carmin, mais fort pâle dans le: clairs.

La Aipie: l’hépatique rouge se traitent de la mêma manière.

La grenade doit être ébauchée avec du rouge de Sa: turne, et ombrée avec du carmin.

Les pieds d’alouette, \orsqu’ils seront bleus, pourront être traités avec le cobalt, la laque et quelques teintes verdâtres. Les roses se feront avec des laques rose et orangée,

Les violettes seront aussi coloriées avec des mélanges de carmin , de laque, de bleu de cobalt et d’indiga pour les ombres.

Il y a deux espèces tranchées de massipula, le blanc -et le rouge ; nous ne dirons rien du premier, le blanc du papier servira autant que possible pour le fond des pétales, qu’on teintera dans l'ombre avec un peu de minium et de laque. Le rouge sera coloré de minium: et terminé avec du carmin, auquel on ajoutera un peu: de jaune indien et de la sépia.

L'impériale jaune sera préparée avec la gomme.

gutte, et retouchée avec le jaune indien et un peu de violet bleuâtre dans les ombres.

L’impériale orangée se fera avec un mélange de rouge de Saturne et de jaune indien, et sera retouchée . dans l’ombre avec de ja terre de Sienne brûlée et des violets légers. |

Le jaune indien et la gomme-gutte sufiront pour faire la giroflée jaune.

Le carmin, le jaune indien, un péu de minium, donneront toutes les teintes de la giroflée rouge ; on ménagera le fond du papier pour les paraches.

Le dahlia. Cette belle fleur, qui depuis quelques années est venue orner nos parterres , offre encore au coloriste une grande variété de tons et de couleurs : on en voit des jaunes pâles, qui se font avec la gommegutte et quelques teintes de cobalt ou de vert trèsléger pour les ombres ;

Des orangés qu'on lave d’un mélange de gommegutte et de minium, et qu’on retouche avec des violets tendres ;

Des rouges pourpres qu’on traite avec la laque, le carmin et des touches de violet ou de précipité d’or ; enfin, lorsque cette fleur est couleur ponceau, on l’ébauche d’une teinte générale de rouge de Saturne, et Von termine avec le earmio.

Les fruits se traiteront d’après les mêmes principes que les fleurs ; ils exigent des teintes légères et bien fondues entre elles. On doit en général se procurer

un bon modèle, bien l’étudier, et faire en sorte q l'obje colorié : s’en rapproche le plus possible.

Nous aurions s pu étendre beaucoup les exemples qi nous venons de donner ci-dessus ; mais ceux ge re! petit nombre de couleurs , mélangées de ronde | nm nières en plus ou en moins, on peut facilement ob: nir ces tons variés que présentent les fleurs et fruits. Les modèles que l’on aura sous les yeux , plus tard, l'habitude de la combinaison des couleur doivent suffire pour atteindre le but que nous no sommes proposé. Heureux si nos conseils et les faib! jalons que nous avons posés sur la route, font goûr aux amateurs de cet art agréable, tout le ‘éaine de il est susceptible.

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