‹ Nouveau manuel complet du coloristeChapitre 7 sur 36 · DES COULEURS · texte numérisé non relu

DES COULEURS

Le coloris, ainsi que l’aquarelle, pourrait, à la ris gueur ,. se traiter avec les trois couleurs appelées pris mitives : ce sont le rouge , le bleu et le jaune, don le mélange parvient à produire un nombre infini dé couleurs et de nuances , surtout sion y ajoute le blam qui imite la lumière , et le noir qui sert à marque les ombres: mais, comme on a souvent à indique plusieurs teintes de rouge, de bleu et de jaune plu ou moins vives, il a fallu que la science vint au ser cours de l’art pour créer ces tons divers qu’elle a s: trouver dans différentes substances , soit minérales: soit végétales. Si, par exemple, elle ne nous avai fourni le rouge cramoisi, il nous serait impossible d le composer ; le minium et le rouge de Saturne m pourraient remplacer le carmin, et un bleu d’azur m ferait jamais un bleu très-obscur , même en y mêlan - du noir ; car alors il perdrait sa teinte pure. La chi mie nous a encore procuré plusieurs variétés de cou: leurs, et aujourd’hui, avec un peu d’étude et d pratique, il est facile d’obtenir toutes les nuance

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imaginables. C’est pourquoi nous nous sommes atta chés à faire connaître au coloriste les divers modes de préparation à l’aide desquels on peut les obtenir. Nous avons étudié le mélange de toutes les couleurs qu'on doit employer de préférence pour ce genre de travail. Le nombré et le choix en sont trop variables pour qu’il nous ait été possible d’en offrir le tableau illimité; mais nous avons cru devoir donner une connaissance générale des couleurs qui servent à la peinture, en signalant celles qui offrent des avantages au coloris, et celles qui n’ysont employées qu’accidentellément. Nous en ayons autant que possible fait connaître la nature, les nuances, les avantages ou les défauts, leur emploi et leur préparation.

Les couleurs, comme nous l’avons dit plus haut, proviennent du règne minéral, du règne végétal on du règne animal. Les premières sont ordinairement plus fixes ét plus solides; les autres plus changeantes et plus sujettes à décoloration. Il est donc utile de bien connaître le degré de fixité de chacune d’elles, car l’étude des couleurs est indispensable au coloriste, qui doit, avant tout , connaître la substance qu’il einploie, savoir le parti qu’il peut en tirer, les cas où il doit préférer l’une à l’autre, celles qui se mélangent facilement , et celles qui doivent être entièrement re— jétées comme dangereuses ou changeantes, etc. , etc.

Nous avons rendu les paragraphes suivants les plus complets et les plus utiles qu’il nous a été possible de Je faire.

Coloriste, 4

SSSR CHAPITRE IV.

ÉXAMEN ET PRÉPARATION DES COULEURS EM->- PLOYÉES OU SUSCEPTIBLES DE L'ÈTRE DANS!

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