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20 On fait un de de 24 parties de céruse (blanc de plomb).
4% — d’antimoine diaphorétique.
4 — de sel ammoniac.
4 — d’alun.
Toutes ces substances doivent être préalablement réduites en poudre et intimement mélangées avant dû les introduire dans un creuset que l’on tient exposé | une chaleur rouge pendant trois heures. Après avoii laissé refroidir le créuset , on obtient une masse d’ui beau jaune , d’une grande pesanteur et d’une texturi très-serrée. Le creuset est ensuite brisé pour la sorti on la réduit en poudre, et après l’avoir broyée à | molette , on la lave plusieurs fois pour séparer les ma tières solubles dans ce véhicule, puis on la met e trochisque pour la faire sécher. En variant les pro portions des matières on peut obtenir une grande vai riété de nuances.
On doit éviter d'employer le jaune de Naples ave le blanc de plomb, le jaune minéral, les jaunes di chrôme , parce que ces couleurs se nuiraient ents elles.
Jaune de Cologne.
On rencontre dans Le commerce, sous le nom € jaune de Cologne, une matière colorante d’un pri peu élevé, et qui joint à un grand éclat beaucoup c solidité. C’est un mélange de sulfate de plomb, de su: fate de chaux et de chrômate de plomb.
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On peut l'obtenir facilement en précipitant une s0lation de une partie de nitrate de piomb et de deux de nitrate de chaux par une autre dissolution de une partie de chrômate de potasse et de trois parties de sulfate de soude. Le précipité est ensuite lavé jusqu’à ce que l'eau en sorte sans saveur, puis ensuite on le fait sé cher ou on le conserve à l’état de pâte.
Jaune de Cadmium.
Sulfure de Cadmium.
* On obtient ce jaune en faisant passer un courant d'hydrogène sulfuré ( acide hydro-sulfurique } à travers une dissolution d’un sel de cadmium. Il se forme un précipité d’une belle couleur jaune, inclinant à l’orangé, et qui ne tarde point à se déposer au fond du vase; après l’avoir convenablement lavé, on le recueille sur une toile, puis on le fait sécher.
Ce sulfure ainsi obtenu est d’une beauté remarquable et produit une très-belle nuance de vert quand on le mêle avec les couleurs bleues ; il est à regretter que son prix élevé oblige d’en restreindre l'emploi. On doit éviter de le mélanger avec le blanc de plomb, par l'inconvénient qu’il partage avec toutes les préparations qui contiennent du soufre et qui ont la propriété de noircir les sels ou oxides de plomb.
Ocre jaune.
Les ocres sont des terres naturelles qui ont besoin Coloriste. 5
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d’un grand lavage ayant d’être employées. On les ob-: tient aussi par des moyens artificiels. L’ocre jaune: claire tire un peu sur lorangé. La meilleure est celles qui s'écrase aisément sous le doigt, ei possède au tou-cher une qualité onctueuse. Cette couleur est solides et inaltérable ; elle se mélange avec toutes les autres: couleurs sans leur faire subir ni REUTeE elle-même: aucune altération, Son seul défaut est de manquer des transparence ; on peut s’en servir quelquefois cepen-dant, en la gommant beaucoup; mais il faudrait au— paravant, si elle était graveleuse ou d’un ton louche, la laver, en la laissant infuser dans plusieurs eaux qu’on décanterait au fur et à mesure.
Les ocres jaunes les plus estimées sont Pre de Saint-Georges sur la Prée (Cher); c’est un mélange de peroxide et carbonate de fer, plus une certaine quantité d’eau; elle est d’un beau jaune à grain trèsfin. Vient ensuite celle de la Berjaterie (Nièvre ); sa couleur est à peu près la même que celle de la pré cédente.
L’ocre de Rue, qai n’est que de l'oxide de fer press: que pur, est d’un jaune brunâtre et à gros grains, eh par cette raison est moins employés que les paie dentes.
Ocre Fa artificielle.
Jaune de Mars.
On peut suivre deux méthodes pour la préparer : 49 On fait éteindre une partie de chaux yiye dans
quarante parties d’eau : lorsque la chaux est bien dé- Jayée, on Ja passe à travers un tamis, afin d’en séparer les parties grossières ; d’une autre part on dissout deux parties de sulfate de fer dans dix parties d’eau, on ajoute peu à peu cette dissolution dans l’eau qui contient la chaux ; il se forme une pâte qui à un aspect verdâtre, et qui, après avoir été lavée plusieurs fois et étendue sur des toiles à l'influence de l’air, se convertit en une nuance jaunâtre. Pour l'employer, il ne faut plus que la soumettre à l’action de la molette en Ja gommant légèrement.
2° On peut obtenir un jaune très-intense en précipitant une dissolution de sulfate de fer préalablement bouillie avec de l'acide nitrique, en opérant ce la ma-
nière suivante : - Dans un vase en fonte, on fait dissoudre 500
grammes (une livre) de sulfate de fer dans ün litre d’eau, et après avoir porté le liquide à l’éballition, on y verse 125 grammes ( 4 onces) d’acide nitrique du commerce. Après un quart-d’heure d’ébullition, 0n retiré le vase du feu et on laisse déposer. Le liquide est ensuite soutiré à clair, et l’on y verse une dissolution de soude ou de potasse, jusqu’à cé que V’äddition d’une nouvelle quantité de cette dernière solution n’y forme plus de précipité. Après l’avoir lavé convenablement, on le jette sur une toile pour le mettre à sécher ou le conserver en pâte. Dans quelques circonstances on ajoute une quantité variable d’alun à la dissolution de fer que l’on précipite en
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suite par Ja potasse, comme nous l'avons indiqué plus haut. L’on obtient alors un mélange d’oxide de fer et d’alumine qui donne des nuances jaune-clai d’une grande vivacité. Ce composé remplace avee avantage l’ocre de Rue, et donne des tons douës d’unt plus grande transparence. L’ocre artificielle est d’une grande solidité et peut être employée pour les tra vaux les plus délicats, et généralement dans les re: touches des ombres , dans tous les objets où le jaun: doré est la teinte locale.
Gomme-Gutte (Jaune d'or transparent }.
Gomme-résine qui découle d’un arbre des Indes: c’est une belle couleur, solide , transparente , d’w emploi facile, n'ayant besoin d’aucune préparation: et la plus avantageusement employée pour le colori:
La gomme-gutte nous arrive en masses volumi neuses , d’un jaune rouge à cassure brillante. Elle e: facile à réduire en poudre ; sans odeur , sa saveur € légèrement acre; lorsqu'on la mouille, sa surfae prend une apparence d’un jaune laiteux. Elle est en: ployée avec avantage dans le coloris des cartes , sut tout en teintes plates.
Laques jaunes.
On désigne sous le nom de laques jaunes les com binaisons d’alumine avec la matière colorante du ba:
jaune , du quercitron , de la graine d'Avignon , de la Baude ou de la graine de Perse, Parmi ces diverses laques, deux seulement sont remarquables par la beauté de leurs produits : celle provenant de la ma— tière colorante de la graine de Perse, et celle obtenue par la gaude. Nous n’examinerons que ces deux der nières, les procédés d'exécution étant les mêmes pour les autres matières colorantes.
Laque jaune de 1a grarne de Perse,
f Cette laque a une teinte légèrement verdâtre, ce pendant on peut en tirer un parti très-avantageux pour le coloris des fleurs elle peut se marier avec le” bleu de Prusse et fournir des verts d’une grande fraicheur. Il faut éviter de la mélanger avec le blanc de plomb , l’orpin, le vermillon » Mais elle s’unit trèsbien au carmin et à la laque de garance, et peut fournir des oranges d’une grande beauté. Pour l'obtenir, on fait bouillir pendant une heure, dans deux litres d’eau , 250 grammes (une demi-livre) de graine de Perse; la décoction est ensuite passée à travers un tamis de soie, et la matière restant sur le tamis est mise de nouveau à bouillir avec deux litres d’eau pendant une demi-heure , puis passée de nouveau : enfin le résidu est traité une troisième fois par l’eau bouil- Mante, Les trois décoctions sont réunies puis filtrées à $ travers une chausse de laine > et lorsqu’elles sont refroidies, on y ajoute alors une solution de 61 à 90 grammes
(2 à 3 onces) d’alun dans un demi-litre d’eau. Puis; après avoir mélangé, on y verse une solution de 61 à! 90 grammes (2 à 3 onces ) de sous-carbonate de soude? Ilse forme un précipité jaune que Von recueille sut une feuille de papier placée sur un filtre en toile, et lorsque le liquide est bien égoutté ; on lave la laque avec un peu d’eau, on la laisse égoutter de nouveaul On peut la faire sécher et la conserver en pâte.
Laque jaune de Gaude.
Cette laque présente plus de solidité que la précé: dente, mais aussi elle est moins vive. On l’obtient es faisant bouillir 4 kilog. (2 livres) de gaude dans di litres d’eau, on maintient l’ébullition pendant une heux en ayant le soin de remplacer l’eau évaporée et ci maintenir la gaude sous le liquide. La solution ef alors passée à travers un tamis pour en séparer | gaude : on la laisse refroidir pour faciliter la sépare tion d’une matière brune qu’elle abandonne par refroidissement. Après six heures de repos, on fil Ja décoction à travers un papier, puis on ÿ met uk solution de 61 à 90 grammes (2 à 5 onces) dal (sulfate d’alumine et de potasse), ensuite on précipi J'alumine par une solution de 61 à 90 grammes (2 à: onces) de sous-carbonate de soude. Le précipité e ensuite recueilli sur un filtre, puis lavé avec de l’eaë
On voit facilement que l’intensité de ces laques di pend de la quantité d’alun employée pour leur pré
paration. Si on augmente la dose, il faut augmenter également celle de sous-carbonate de soude. Si l’on réduisait les quantités que nous avons indiquées, on courrait le risque de perdre de la matière colorante sans obtenir une laque plus foucée. On peut encore obtenir ces laques en ajoutant aux bains de teinture une petite quantité de deuto-chlorure d’étain, mais elles sont alors moins constantes dans leur préparation.
Stil-de-Grain.
On rencontre dans lecommerce, sous le nom destilde-grain, des préparations obtenues en teignant de la craie blanche préalablement bouillie avec un cinquième de son poids d’alun et une partie d’eau; soit avec des
décoctions de graine d'Avignon, de gaude ou de quercitron, et en général de toutes les matières végétales susceptibles de fournir des nuances jaunes. On emploie rarement ces préparations, l'emploi des laques offrant plus d’avantages.
Jaune Indien (jaune d’or brillant).
Plus foncée que la gomme-gutte, cette belle couleur nous a été apportée nouvellement par les Anglais ; elle est extraite d’un arbre qui croît dans l’Inde, Elle est solide et transparente, et peut être employée avec grand avantage. Il y en a de plusieurs nuances ; celle qui tire sur le verdàtre sert à produire des veris
éclatants et chauds, par son mélange avec le bleu dé Prüëse et l’indigo; celle d’un beau jaune doré doii être employée dans les tons chauds dés draperies; des fleurs, et souvent pour le coloris des lépidoptères.
Laqgue de Gomme-Guite.
On prépare cette laque en faisant tremper pendant Yingt-quatre heures 100 grammes (5 onces 3 gros) dé gomme-gutte, préalablement réduite en poudre grossière, dans quatre litres d’eau; d’une autre part on dissout dans six litres d’eau 1200 grammes (2 livres 7 onces) d’alun, et pour en faciliter la dissolution or: doit employer la chaleur. On ajoute à la solution dd gomme-gutte 200 grammes (6 onces 5 gros) d’acide nitrique, et on y mélange ensuite la dissolution d’älun: on laisse se déposer le précipité, que l’on recueille sur un filtre pour le laver et le faire sécher.
Terre de Sienne naturelle (roux brun.)
C’est une ocre qui se trouve à Sienne en Toscane : on la calcine ordinairement pour la foncer davantage et lui donner plus de fixité. Au moyen de cette préparation , elle devient très-solide et très-utile. Elle, procure des tons chauds qui ne s’obtiennent pas parle Secours d’autres substances. Enfin elle foisonne beau coup, aussi faut-il en ménager l'emploi dans les mé anges.