CONDITIONS DE LA FOURNITURE
Art, l f r, Les fournisseurs s'engagent» confectionner, ti-
APPAREILS MOTEURS POtR LA N AVICATI01T. 379 Trer, mettre en place et ajuster dit appareils pour hïtimenU à vapeur de la puissance de 450 chevaux chacun , aux conditions indiquées dans les articles ci-après.
Arl. 2. Chaque appareil sera composé de deux machines h vapeur à basse pression et à double effet, h détente variable 1 volonté, d'égale force et complètes. Elles seront en lotit conformes aux plans présentés par le fournisseur, et agréées, après examen préalable, par une commission spéciale nommée à cet effet par Al. le ministre de la marine. Le grand cylindre de chaque machine devra avoir au moins «n mètre qualre-vingt-trcize centimètres de diamètre , et la coursa du piston ne sera pas an-dessous de deux mèlrei vingt-huit Centimètre!.
Art. 5. Le fer employé a la confection des diverses pièces des machines sera de première qualité.
Les fontes seront douces et de seconde fusion.
Les tôles qui entreront dans la composition des chaudières seront fabriquées avec du fer de qualité supérieure, travaillé au charbon de bois et ensuite corroyé.
Avant d'élre définitivement mises eu œuvre , ces lolés Sflieur qualité par Us moyens qu'elle jugera convenables, et qui marquera chèque feuille d'un poinçon.
Les pièces en fonte, fer ou cuivre, seront exemples de soufflures , pailles ou autres défauts de nature à diminuer leur force ou la solidité des assemblages.
Le fabricant ne pourra les recouvrir de peinture, mastic ou vernis qn'après que la commission, chargée de constater le degré d'avancement des appareils , aura reconnu que ces f ièces sont propres a faire un bon service.
Lesehandières seront construites avec les perfectionnements les plus récents : les rivures des fonds seront à deux rangs de rivets.
Quel que soit le système de chaudières adopté, il n'y aura qu'une seule cheminée et qu'an seul tuyau pour le dégagement de la vapenr qui s'échappe par la soupape de sûreté , et chaque chaudière fournira indifféremment de la
Art. 4. Les seize gros nouions, destinés à fixer la plateforme de l'appareil ait fond du navire, seront en cuivre ronge.
La cheminée sera garnie de haubans formé» de baguettes de fer rond.
Tous les tuyaux el robinets destinés aux communications de l'eau des chaudières el des pompes seront en cuivre rouge on en bronze.
Le fabricant garnira toutes les ouvertures qui seront faites au travers du bâtiment, pour le service de la machine, de manchons en cuivre rouge d'une forte épaisseur ; ils recevront les tuyaux qui doivent traverser le navire. Les ouvertures seront recouvertes à l'extérieur par des plaques bombées et percées de trous , afin d'empêcher l'introduction d'objets nuisibles au mouvement de la machine.
An. 5. Les pompes alimentaires , dont les pistons sc-onl en enivre, fourniront an moins le double de la quantité d'eau que la chaudière pourra consommer, aGn que l'on puisse faire éconler, par les tuyaux d'évacuation , une partie île l'eau trop salée qui se trouverait dans la chaudière, sans qu'il en résulte aucune interruption dans le mouvement de la machine.
Les divers tuyaux à vapeur seront réunis par le moyen d'articulations à garnitures , afin d'èviier les ruptures qui pourraient provenir de la dilatation du métal ou du jeu de lu charpente du bâtiment.
Art. 6. Les cloisons en tole nécessaires pour former les soutes à charbon seront établies an-dessus suc les côtés, et, s'il y a lieu, à l'arrière des chaudières. La capacité de ces soutes dans chaque bâtiment sera réglée d'après la condition qu'elles puissent contenir au moins sept cent cinquante tonneaux de charbon.
Il sera placé, dans toutes les parties qui reçoivent de l'huile ou du suif, des réservoirs en cuivre jaune poli, a vecdes tuyaux pour conduire ces matières aux pointa convenables.
Art. 7. Seront considérées comme faisant partie dechaque appareil :
lo jjeux pompes d'épuisement du navire , qui seront mises en mouvement par les machines dont les tuyaux d'évacuation seront en cuivre ;
2° Une pompe à deux corps el à quatre passages pour remplir et vider la chaudière : elle sera construite aussi pour agir comme pompe i incendie el comme pompe à laver ; en conséquence elle sera munie du tuyaux en cuivre pour le premier usage, et de tuyaux en cuir d'une longueur suffisante pour le second usage.
PODR LA NAVIGATION. 381
3° Une balustrade en fer poli formant contour dechaque machine, pour proléger tes mécaniciens contre les mouvements du navire;
Une plate-forme compléta en fer fondu, placée an niveau des carlingues, dans tout l'espace compris entre les chaudières et la cloison de l'avant des machines , el une seconde convenablement élevée en avant des cylindres; deux escaliers en fer seront fournis pour monter sur ces plates- Art. 8. Le fabricant fournira, pour chaque appareil, les ustensiles et objets de rechange ci-après :
1° Un rechange complet de grilles pour fourneau* ; 3° Un rechange complet de coussinets et clavettes des grandes bielles verticales ;
S 8 Un demi - rechange pour les bielles des pistons et pompes a air ;
4° Un rechange complet de coussinets pour les arbres des rones ;
5° Un assortiment double de toutes les clefs , et deux clefs anglaises;
6° Le mercore nécessaire pour le manomHre ;
7° Double rechange de tubet en cristal , garnis de robinets en cuivre , destinés a marquer le niveau de l'eau ;
8" Cinq cents kilogrammes de limaille, pour mastic ;
9° Les masses et marteaux enfer et encuivre nécessaires su service des machines ;
1»o Deux anneau* en Tonte ajustés pour remplacer ceux du dessus de la garniture des pistons ;
11° Un cercle en cuivre pour le frottement autour de l'encan tri que ;
12° Un rechange de boulons nécessaire pour presser la garniture de l'un des pistons el pour le couvercle de l'un des cylindres;
13° Vingt forts bonlons et quarante plus petits, ajustés poor diverses parties de la machine;
14° Si* rayons poar les roues, sis aubes en bois, vingtquatre elrters garnis de leurs écrous ol douze plaques eu tôle pour les appuyer;
th" Les pelles, tisonniers, barres fixes pour leur appui, demi-hectolitre h roulettes, pour le charbon , el tous autres ustensiles a l'usage des chaudières;
16" Un rechange de tresses pour les garnitures;
i7° Dwrx Glièrea à coussinets et tarauds assortis aux bon- Ions de la machine;
18° Une presse a forer , un vilebrequin et un assortiment
de forets ;
19o D eU x feuilles de tôïe et les rivets nécessaires pour leur
20° Deux vases eu tôle pour la frasil;
21" Deux bouilloire» en cuivre pour le suif;
22° Le nombre de pistons à fis pour tire-bourre on pour lever les pièces;
23° Un assortiment de mandrins ou repoussoirs;
24° Douze ci se a ui assortis pour chasser le mastic;
25o Deux compas droits à pointe d'acier , et deux compas de calibre;
26° Quatre palans è monde en fer, à rouets en cuivre, pour lever les couvercles des cylindres : chaque palan sera formé d'une poulie a trois roueU et d'une poulie à deux rooets;
27° Deux chaînes garnies chacune d'une chape à vis pour soulever les arbres et changer la position des porle-cou*-
Art. 9- Des ingénieurs de la marine désignés par le ministre suivront la confection progressive des appareils qui font l'objet du présent cahier des chargea. Leurs visites seront assez fréquentes pour qu'ils puissent s'assurer , avant le montage, que chacune des pièces qui entrent dans la composition des machines est exécutée avec tout le soin requis et avec des matières de la première qualité. Les pièces qui ne satisferaient pas a cette double condition seront rebutées par eux ; et les fabricants seront tenus de les remplacer.
Tons les ateliers seront ouverts aux ingénieurs de li marine quand ils se présenteront, afin qu'ils puissent exercer leur inspection sansobslacle.
Art. 10. Les chaudières et les cjlindres seront éprouvé.conformément aux ordonnances en vigueur , et devront satisfaire a ce qu'elles prescrivent pour une marche habituelle, sous la pression mesurée par une colonne de mercure de vingt centimètres de hauteur.
Les chaudières seront garnies de soupapes de sûreté.
L'épreuve des chaudières et des cylindres sera faite, aux frais du fournisseur, par une commission désignée par le ministre,
VOVR LA NAVIGATION. 583 Art. 11 . Les machines terminées , et prêles à être montées, devront être transportées au port de destination, aux frais do fabricant , et y Être rendues , au plus tard , la première paire , dans un délai de dix-huit mois après l'approbation du marché par le ministre ; la seconde paire, quatre mois après la première.
Si les unes ou les autres no sont pas armées à leur destination dans les délais fixés, il sera opéré, sur le prix convenu pour chaque appareil, une retenue de deux ceniifranct par jour de retard.
Art. 12. Pour le montage des machines à bord du bâtiment, la marine fournira gratuitement , au port d'armée, les secourt dont le fournisseur aura besoin , en hommes et en apparaux, pour le transbordement des grosses pièces , et elle se chargea de tous les travaux de charpente nécessaires « l'installation des machines et des chaudières à bord du bâtiment.
Art. 13. Après la mise en activité des machines , il sera fait, en présence du fabricant, autant d'expériences qu'il sera jugé nécessaire pour constater la bonté et la marche régulière de l'appareil, et s'assurer que la tension de la vapeur dans les grands cylindres faisant équilibre à une colonne de mercure de cent vingt-sept millimètres en sus de la pression atmosphérique, les chaudières fournissent assez de vapeur pour que, en réglant convenablement la résistance, le* roues puissent faire seize tours un tiers par minute.
Art. 14. Dans lecas où il serait reconnu que quelqu'un des appareils eût des vices qui nuisissent essentiellement à sa rnarebe, ou qu'il ne présentât pas la force indiquée à l'article 1 er , la marine se réserve la faculté
Soit d'exiger le remboursement des avances qu'elle aurait faites au fabricant, et, en ce cas, de lai abandonner les machines;
Soit de faire remédier, aux frais dudit fabricant , à tous les défauts des machines par tels moyens qu'elle jugera convenable d'employer.
Art. 15. Le montant de la fourniture pour chaque appareil sera payé en six termes égaux , savoir :
Un sixième après qu'une commission, désignée par le ministre, aura constaté que les approvisionnements de matières réunies dans les usines , et spécialement destinées a.
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la fabrication dus machines, représentent au moins le sixième du prix de l'appareil;
Va secoua sixième lorsque les cylindres seront alésas, les chaudière» au tiers confectionnées, el les autres parties des machines avancées dans la même proportion;
Uu troisième sixième lorsque, au jugement de la commission , les travaux exécutés représenteront une valeur égale ou supérieure à la moitié du prix des machines ;
Le quatrième sixième lorsque les machines seront terminées dans l'atelier;
Le cinquième lorsque l'appareil sera arrivé au port de destina lion ;
Le sixième trois mois après la mise en activité des ma-
Si , dans les plus longues traversées de mer que le bâtiment pourra Taire pendant les trois mois qui suivront la mile en activité des machines, celles-ci éprouvaient des avaries par défaut de bonne exécution ou de solidité dans leur installation , le fabricant les fera réparer à ses frais, ou supportera , sur le dernier paiement, la retenue des dépenses que ta réparation de ces avaries aurait occastonéej à la marine, si le travail avait été fait dans les arsenaux de l'Etat.
Sont exceptés de celte disposition les cas de force majeure qui ne permettraient pas de considérer les avaries éprouvées comme provenant de défauts dans la fabrication ou l'installation des machines.
Le fournisseur, pour sa garantie, placera il bord du bâtiment, pendant les trois mois dont il s'agit, un mécanicien dé son choix, auquel il sera pavé par la marine une somme mensuelle de 200 francs, indépendamment des doubles rations accordées à bord des bâtiments de l'Etal.
Les paiements auront liea à Paris.
Art. 16. Afin d'éviter toute action que des tiers voudraient exercer sur la propriété des ouvrages déjà exécutés el admis un recette, le fabricant remettra des revus portant reconnaissance que les objets présentés par lui à la commission appartiennent à la marine , et qu'ils restent dans son établissement à litre de dépôt jusqu'à ce que l'ensemble des machines el des chaudières puisse être ajusté, complété el
Arl. 17. Le fournisseur supportera , sur tous ici paiements
POUB LA NAVIfiATIOM. 388
qui lui seront faits en vertu du présent marché, ta retenue des 3 p. 100 au profit de la caisse des invalides delà marine; il acquittera les frais de timbre, d'enregistrement et d'im-, pression du traité à cinquante exemplaires.
Art. 18. Les conditions générales arrêtées par le ministre, le 22 septembre 1817, sont applicables à la fourniture des dix appareils à vapeur, en tout ce qui n'est pas contraire aux dispositions du présent ealiier des charges.
Paris, le 23 août 1840.
Les constructeurs ont consenti à souscrire aux engagements ci-dessus, à raison de 1 ,800 fr. par force de cheval, faisant 810,000 fr. par couple de machines.
Voici quelques détails sur le projet exécuté au Creusot pour satisfaire aux diverses conditions prescrites par le cahier des charges.
\° Aperfu sur Vememble général d'une machine pour appareil* de 450 chevaux.
Chaque machine (Pl. XV etXVI) est supportée sur uno plaque générale de fondation, fixée aux carlingue» du navire par 10 forts boulons en cuivre rouge traversant la carène du bâtiment el saisissant en même temps les bases do l'entablement.
Les dimensions des principales pièces sont les suivantes :
Cylindre a vapeur, diamètre 1.9»
Id. course du piston 2.28
Balanciers, longueur 6.40
Bielle principale, longueur 5.35
Pompe à air, diamètre 1.10
Capacité du condenseur 4.300
Les chaudières, au nombre de 4 & 1G foyers intérieurs do section transversale rectangulaire, présentent une surface de chauffe totale de 510 mètres qnarrés et pèseront environ 1 10,000 kilog.
Le cylindre à vapeur est à condensation et détente variable entre *{ t et % de la course. La pression de la vapeur a son entrée, avant la détente, est de 127 millimètres de mercure libre, correspondant à un atmosphère % environ, afacfiinei Locomotivet. 33
La distribution se fait au moyen de tiroirs en 0 cooché, comme dans les appareils do Yéloce el du Pluton, auxquels elle a élè empruntée. Le grand avantage de ce système, C'est : lo de rendre la manœuvre a la main d'autant plus facile que la vapeur se Tait équilibre par suite de la pression égale et contraire qu'elle opère snr chacun des tiroir»; 2° d'assurer un contact pariai! de chacun des tiroirs sur sa plate-forme , par suite de l'indépendance dans laquelle ils sont l'un par rapport à l'autre.
La détente est produite par une soupape à lanterne, dite soupape du cornouaille, communiquant par une série de tiges et leviers, suspensifs d'action à volonté, avec un châssis à galet portant sur des cames de formes différentes, échelonnées sur l'arbre principal et rendant, a la volonté du machiniste, la détente plus ou moins prompte, suivant le travail à effectuer. Ou comprend , en effet, que le travail à dépenser varie, pnisque le travail utilisé varie lui-même eu raison de la direction el de l'intensité du vent; c'est donc une excellente chose qu'une détente variable dans des appareils de ce genre; mais ne serail-il pas plus convenable de l'effectuer simplement par le recouvrement extérieur des tiroirs, comme cela se pratique ordinairement; c'est une question que nous posons, et que messieurs les constructeurs set sont posée eux-mêmes sans doute, mais que l'expérience seule peut confirmer; aussi pensons-nous qu'il serait bon de construire les tiroirs de telle sorte que, si plus tard la soupape ne donne pas de bons résultats, on puisse les munir facilement de recouvrements rapportés.
Au sortir du cylindre, la vapeur se rend au condenseur par deux tuyaux rectangulaires, à l'extrémité desquels elle rencontre un jel d'eau froide sans cesse renouvelée qui la convertit bienlot en eau à 40° établissant une pression de >/\ e d'atmosphère seulement contre le piston.
Du condenseur, l'eau se rend à la pompe à air, qui l'envoie dan! la bâche d'eau chaude , où partie est enlevée par la pompe d'alimentation des chaudières, partie est envoyée à la mer par un jet continu que favorise l'espace d'air comprimé, conservé exprès supérieurement.
La pompe d'alimentation, munie de 3 clapets, dont on d'aspiration, un de refoulement et nn de décharge dans la bâche d'eau chaude, pour le cas où le robinet d'injection dans les chaudières ne permet pas à toule l'eau refoulée d'y
POTJH LA NÀVIfiÀTÎOIT.
pénétrer, ne fait pas seule le service dei chaudières: S autre* pompes, dont une foulante e( 2 aspirantes, lui «ont adjointes : la première pour alimenter les chaudières quand la machine ne marche pas; les 2 autres pour retirer à chaque instant de ces dernières les eaux complètement saturées de sels marins qui , par suite de leur densité, se trouvent toujours à la partie inférieure.
Outre ces pompes, il en existe encore 4 antres fonctionnent 8 volonté, indépendamment l'une de l'antre, et destinées a vider le fond du navire des eaux qui peuvent avoir éié amenées soit par infiltration , Mit par suite d'accidents quel -
La transmission du mouvement du piston à l'arbre de rotation se fait, comme à l'ordinaire, par l'intermédiaire de sa lige, mue en ligne droite au moyen d'un parallélogramme, et communiquant avec 2 balanciers inférieurs, placés de chaque coté par î bielles a tètes simples ; les balanciers communiquent eux-mêmes le mouvement alternatif dont ils sont doués, a l'arbre, par l'intermédiaire d'une bielle et d'une manivelle.
Le tout se trouve relié et supporté par un entablement gothique, genre d'architecture imité des modèles de M. Jfaudstay, et principalement du Britith-Queen de M.Nappier, présentant le grand avantage de se prêter beaucoup mieux que l'architecture grecque aux diverses contrariétés que lni font nécessairement éprouver les exigences des principes de théorie et construction auxquelles doivent satisfaire les machines.
2o Examen particulier de* divertei partiel de la machine, Nous les diviserons en 7 distinctes :
1° La plaque de fondation ; 2° Le cylindre a vapeur -, ~" La distribution ; 4" La condensation ;
L'alimentation :
6" La transmission du mouvement ; 7" L'entablement.
1° Plaque de fondation.
Cette partie , si secondaire dans les machines ordinaire»
de terre, joqe un des principaux rôles dans lel machines de haloaux, par suite des fondions étendues qu'on lui a fort ingénieusement adjointes.
Destinée à supporter la machine et I la relier solidement an corps du bâtiment , elia se compose d'une plaque horizon ta \e a) du 8 centimètres d'épaisseur, renforcée par 2 plaques verlicales(o) placées en dessous longitudinalemeul et dans le prolongement de l'entablement , sur une hauteur de On. 60, de manière fa empêcher toute élasticité dans la première. La plaque horizontale, devant recevoir 6 pièces importantes de la machine, savoir :
Le cylindre ù vapeur, Le condenseur, La pompe à air, L'entablement, Les supports du balancier, est soigneusement rabotée sur tonte sa longueur, de manière a exercer un contact parfait contre les portiet des pièces ci -dessus, rabotées elles-mêmes à cet effet.
Troii assemblages doivent fixer principalement l'attention : ce sont ceui do cylindre à vapeur, du condenseur et do la pompe à aie. Au-dessous du cylindre, la plaque a reçu une courbure qui lui permet de servir directement de fond fa en dernier ; mais cette disposition , loule ingénieuse qu'elle est, p récente, fa noire avis, un grave inconvénient; c'estqne si, par hasard, la bielle casse , ou si une quantité d'eau trop abondante se trouve dani la partie inférieure, le fond sera exposé à une rupture qui, dans le premier cas, est presque Inévitable. Or, la rupture du fond dn cylindre , c'est la rupture delà plaque, el remplacer une plaque de fondation n'est pas moins que démonter el remonter complètement la machine. A notre avis, il serait bon d'imiter en ce point la disposition du Uritisk Qaeen , qui a un fond rapporté au cylindre en 2 pièces, dont l'une, au centre et en Ter, doit recevoir la première le choc de la lige prolongée du piston, pour la transmettre en biseau , snr toute la circonférence, au fond rapporté extérieur, et garantir totalement par là la plaque de fondation de la rupture. Il est possible , après tout, que l'expérience ait démontré que cette précaution n'est pas indispensable.
A l'endroit du condenseur, la disposition eit remarquable :
PODB LA NAVIGATION- 389
peu de place en dessous pour le récipient qui doit conduira l'eau à la pompe à air, el danger à redouler que celle eau , dans le tangage du navire, no s'introduise a chaque coup dé piston dans le cjlindrï par la lumière du tiroir inférieur. Au lieu d'une partie rappariée à lioulons iuférieu rement , on a coulé le fond du condenseur (c) avec la plaque elle-même ; puis, pour éviter la rentrée de l'eau dans le cylindre, on a élevé la lumière du tiroir jusqu'en (d). De cette dernière disposition résulte, au premier abord, une objeclion : l'eau qui sa sera accumulée au fond du cylindre, pendant le repos, ue pourra plus sortir et exposera le fond à être rompu.
Ponr remédier à cela, une petite soupape (e) a été placée ainsi qu'une autre près de chaque extrémité de la course du piston , non-seulement comme soupape de sûreté contre le choc du pislon sur l'eau , mais encore comme aonpape de décharge par un jet de vapeur après soulèvement préalable h la main. La soupape inférieure qui a préoccupé vivement les gens de l'art comme insuffisante au cas du eboe , nous semble moins déplacée que la soupape supérieure qui ne peul, elle, 6ervir que dans le cas où il y a choc dn piston contre l'eau renfermée supérieurement ; nous n'hésiterions pas, pour noire compte, A la placer de côlè, comme l'autre. Il est bon d'observer, pour se rendre compta de l'utilité de ces soupapes, que lorsque le piston arrive A l'exlrémilé de su course, les tiroirs sont au milieu de la leur et interceptent, par conséquent, toute communication pour l'évacuation de l'eau par les lumières.
A l'endroit de la pompe à air, la même disposition inférieure continue , et comme l'espace entre le clapet d'aspiration et le pislon doit cire aussi faible que possible, afin que ces derniers se soulèvent plus lot , le corps de la pompe à air plonge dans la bâche jusqu'à 6 ou 8 centimètres du fond, et est embrassé par celle dernière sur une demi-circonférence, aussi près que possible.
2° Cylindre à vapeur.
Le cylindre h vapeur est en Tonte alésée sur un alésoir vertical pour éviter la dépression qu'il éprouverait sur un alésoir horizontal, par suite de son grand diamètre. Sa brida inférieure porte 4 oreilles, au moyen desquelles il est relié au bâtiment et A la plaque de fondation.
le ptittm , -l'un seul morceau , creux a garniture métal-
390 appabKils moteurs
liqae, maintenu en place par un anneau rapporté et boulonné, affecle la forme bombée sut les doux faces. Celte disposition a ponr but :
1» D'atténuer les chocs qui pourraient se produire contre les fonds, soit par l'eau condensée, soit par la casse delà Vielle ou toute autre pièce importante.
i° D'allonger la douille d'encastrement , de la tige, flans pigmenter l'épaisseur de l'anneau et par conséquent la longueur totale du cylindre.
Le eouoercle du cylindre, creux et d'un seul morceau, est tourné supérieurement, de manière a offrir un aspect aussi agréable qu'un faux couvercle en cuivre, rapporté, comme on les faisait autrefois.
Ce mode de construction des couver et es a le grand avantage d'augmenter d'une part leur résistance , de l'antre, de séparer par une couche d'air invariable l'intérieur du cylindre de l'extérieur, et de le préserver ainsi d'nne perte assez notable de chaleur par rayonnement.
5" Distribution.
Comme la représente la planche XV, elle s'effectua au moyen de 2 tiroirs, forme D couché , en bronze, serrés par côté, système qui présente le petit inconvénient de ne pas serrer également partout. Pour y obvier, MM. les ingénieur» du Creuiot présentent une nouvelle disposition (fig 3, planche XVI;, imitée de plusieurs bateaux anglais, et qui a le grand avantage de permettre l'emploi des garnitures métalliques a ressorts pour tiroirs.
La soupape à lanterne est en bronze, placée dan) une botte en fonte , dont la position ne noua parait pas trèsfavorable à la visite des garnitures, de» tiroirs, bien que pour faire celte dernière on descende par en haut ; elle nous paraîtrait plus commodément placée sur le coté , s'il y a toutefois moyen.
4° Condensât ion.
La condensation est nn point Irès-dèlicat de la composition d'une machine de bateau , en ce qu'elle varie suivant la place, toujours trop petite, qui lui est laissée, tant par suite de la nécessité dans laquelle ou est de procurer nn abordage facile des diverses parties à visiter, que par ■uite de la disposition des pièces environnantes indispensables.
POER LA NAVIGÀTÎOH. 391 A notre avi», bien qu'elle ail soulevé plusieurs objection» que l'on pourra juger loul à l'heure , la disposition du Creusot nous paraît aussi heureuse que possible, tant par la facilité avec laquelle elle satisfait à (ouïes les conditions qne l'on peut rechercher pour co genre de pièces, quo par l'élégance et la simplicité de sa construction. Des regarda placés prés des clapets et permettant leur visite sans être obligé d'entrer dans le condenseur, ce qu'on n'avait pas oblenn auparavant, une hauteur de 5 mètres a la gerba d'eau destinée a opérer la condensation ; tels sont les avantagea qne nous y remarquons en première ligne. En second lieu, indépendance des supports de l'axe du balancier qui , dans les autres machines, ébranlant sans cesse les assemblages, y occasionnent des fuites ; toutes pièces d'une exécution et d'un assemblage faciles, sauT le conduit supérieur qui exige un peu plus de soin.
Quelques personnes ont pensé que le condenseur était de capacité trop faible, et que sa partie supérieure ne servirait en rien à la condensation, parce que l'air s'y accumulerait; or:
1° La capacité dn condenseur n'est pas le résultat d'un calcul théorique; ce qu'il faut pour cette pièce , c'est que l'eau présente a la vapeur le plus de surface condensante possible, ce a quoi satisfait la disposition ci-dessus.
2° La capacité du condenseur est de i mètres cubes, c'esta-dire aussi grande, proportionnellement, qne celle de tons les condenseurs de bateaux bien construits.
3° La densité de l'air étant les R / 5 de celle de la vapeur d'eau dans les mêmes circonstances de température et de pression, s'il y a de l'air en excès, c'est dans la partie inlérieure qu'il se trouvera.
4° Dans les mélanges de gaz et de vapeur, l'espace est également saturé de l'un et de l'autre, dans toutes ses parties.
S" La pression dans le condenseur étant V )6 d'atmosphère, la hauteur de la colonne d'eau réchappant par le tuyau d'injection sera au moins égale à celle du tuyau vertical entier , qui n'a que 3 mètres, et la condensation s'effectuera autant dans le haut que dans le bas. Il n'y a donc pat lien de modifier la disposition actuelle.
5° Alimentation.
L'autre tiiyan vertical sert de bâche d'eau chaude h la
pompe à air : d'une pari, donnant de l'eau à la pompe alimentaire, placée un peu trop haut, qui lui rend l'excédant de ce dont elle a besoin par la soupape chargée (*), d'antre part rejellant a la nier , par un écoulement que rend continu l'air comprimé dans la partie supérieure , l'eau qui ne peut plus cire d'aucune utilité. Une soupape (s') toujours ouverte quand la machine fonctionne , se forme pour effectuer les réparations intérieures, afin d'empêcher l'eau de la mer de rentrer.
En bas de la pompe a air est la soupape d'éjection pour chasser l'air et l'eau du condenseur par une injection de Tapeur quand on vent mettre en train.
Far mite du contact des eaux salines , on est dans la nécessité de faire en bronze , comme pour les tiroirs , toutes les pièce» mobiles établissant des communications alternatives dans la condensation et l'alimentation, telles qne : le corps de pompe , le piston , sa tige , les soupapes et le* clapets (1).
6° Trawmistittn du mowi«Bi**tf.
La transmission du mouvement comprend cinq espèces de pièces principales, lavoir :
Les traverses, Les bielles.
Les balanciers, Les manivelles, Les arbres.
Les (rowwi (g) et (g') se font en 1er forgé ; hrules, elles pèsent de 1000 à 1200 kilog., et se forgent en 5 partie», a peu près égales en poids , ce qui en rend la confection plut facile. On remarquera que, peu confiant dans la méthode ordinaire d'assemblage des liges avec les traverses , où l'on se contente soit d'un ou deux èeroux , soit d'une, clavette, on a rénni ces deux systèmes , afin de rendre la liaison intime des pièces pins sûre.
Les bielle*, au nombre de trois, deux au cylindre i va-
Îieuren(Aft), et une à la manivelle en(ft'),sonl toutes en er forgé et à tète simple ; celle de la manivelle est la plus
(1) I.e corps de pompe est la pièce qui présente le plus de difficulté en cé qu'il est d'une irès-faible épiissear i>t d'un grand diami-iro ;
«naiin'va-t-ilqa'uufol! 1 - ' "
de pièce d'un seul rourec