‹ Nouveau manuel complet du constructeur de machines locomotivesChapitre 92 sur 102 · REMARQUE · texte numérisé non relu

REMARQUE

C'est un eicellent sysième , sans contredit , que celui adopté p:ir MM. h>s ingénieurs de la marine royale , do donner comme modèles à nos constructeurs de machines les meilleurs appareils que nous a fourni* l'Angleterre.

Mais n'en ré.sulle-l-il pas un vice qui; nous avons déjl signa!:'! pour les IncimiotiVL'*, l'unsislanl dans l'indélcrmiiLalioq des dimensions convenables à une force déterminée, el

POTJR tA NAVIGATION. 405

de là détordre el dépends inutiles aussi bien dam la couses applications k la navigation , e*l neuve en Angleterre

l-on , pour avoir pu établir dea base» dann les rapports des dimensions el formes du toutes les pièces, seul moyen d'arriver a la fabrication. A notre avis, ces données n'étaient pus primitivement indispensables et ne doivent s'accepter aujourd'hui que parce qu'elles existent et accusent un progrès de vingt années que l'un aurait pu faire en cinq, en suivant une tout autie marche, dont Watt avait jeté les bases, el de laquelle chacun est parti en digressani a sa guise. En un mat, il n'y a eu <|ue très-léger abaissement dans le prix de revient des machines , parce que , après avoir adopté un point de dépari commun, les constructeurs, au lieu do progresser simultanément , ont voulu chacun jeter les fondements de systèmes nouveaux. Cela a eu pour résultat , il e6t vrai , une expérience très- grande des machines à vapeur; mais, malheureusement, expérience aussi disséminée que grande el impossible & recueillir pour en extraire le moindre principe; aussi no pcul-on constater aujourd'hui que des dépenses considérables el fort peu de bénéfices pour ces derniers.

Tel est J'élnl actuel des machines & vapeur et tel il promet d'OIre longtemps encore; tous les jours îles raines de papier se couvrent de calculs pour cet objel; tous les jours aussi des monceaux de Tonte, fer et cuivre se convertissent en pièces de machines. Les mécaniciens de bureau fabriquent de» théories que ne lisent pas les mécaniciens d'atelier ; les mécaniciens d'atelier batisssent, sans principe, des machines que les premiers regardent, pur cela même, comme indignes de leur exa*lneo.

Tout cela est vrai, dïra-t-on, mais que faire? A cela nous répondrons :

1° Adopter des dimensions proportionnelles entre les pièces principales des machines ;

2° Classer les machines en un certain nombre de dimen-

3° Uécoinposer les machines en pièces générales et pièces spéciales;

4" Adopter un type, pour chaque espèce , résultant de

APPAREILS HOTFDBS

IVi'uJe de loiit ce que l'on possède de doua tus tparses jusqu'à p.^sent, Ot qu'il faul réunir;

5° l'arlir de ce type pour tous les perfectionnements el changement que l'on croira devoir y apporter ;

G 0 Publier, a certaines époques, les modilications apportées an lype primitif, c'est-à-dire publier de nouveaux types résultant des changements el modifications que l'expérience générale centralisée aura jugé nécessaire d'apporter.

De la. résulteront les avantages suivants :

Pour In co*ttmeteurt.

1° On ne verra pas dix constructeurs, dans dix localités différentes, suivre la même fausse route, à dix époques différentes, comme cela a lieu aujourd'hui ;

■&« La possibilité de faire servir les mimes modèles plucation forcée des ateliers suivant les dimensions de machines

3° L'approvisionnement des outils spéciaux pour pièces générales aura lieu une fois seulement pour toutes, au lieu d'absorber nn bon tiers du temps employé par les ouvriers à confection lier les pièces.

Pour tei ateliert de rlparation.

1° L'approvisionnement des outils spéciaux pour pièces générales ayant aussi lieu une fois pour toutes, il y aura économie de moitié dans les frais de réparation , tant parce que ces outils serviront plusieurs fois, que parce que les ouvriers ne perdront plus la majeure partie de leur temps a lei confectionner pour chaque pièce à réparer; enfin il y aura économie de temps, les réparations se faisant plus promptemeul;

2° Une machine étant an rebut, on en extraira les pièces génèralès et spéciales encore lionnes, pour porter les premières sur n'importe quelle machine qui en aura besoin; les secondes sur un» machine de même force à réparer ou à construire.

Voici pour le cas général ; envisageons maintenant le cal particulier de la marine royale.

Il n'est pas "possible , dlra-t-on, d'avoir anjourd'hui de machine lype; trois constructeurs anglais , faisant fort bii'ii, ont chacun un système différent. Cela est vrai; mais bien qu'on ait déjà eu l'esprit d'extraire de chacun d'eux ce qu'il présentait de meilleur, comme l'accuse le projet de M. Bour-

TABLEAU des éima ù râpait-.

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