EMPLOI DE LA VIS D'AUCHIMKDE DANS LES BATIMENTS
Jusqu'ici les roues ï palettes de formes diverses ont élë les seuls appareils employés pour faire mouvoirles bâtiments à vapeur; et, maigre leurs inconvénients bien sentis par tous les constructeurs et par tous les liommes de mer, on n'avait pas encore trouvé de disposition qui put avantageusement les remplacer. Celte importante question, si longtemps en suspens , vient enfin d'être résolue d'une manière assez heureuse par l'emploi d'une vis d'un grand diamètre, entièrement immergée , et recevantde la machine à. vapeur
un mouvement deiotation sur
elle-même qui fait avancer
L'application de la vis n'est
pas une idée neuve en elle-
même. Il y a longtemps qu'elle
a été employée pour recueillir
et transmettre la force d'au cou
raul d'eau. Les effets obtenus
ont toujours été très-faibles, il
est vrai, mais ils étaient suffi-
Eiinls pour donner h penser q
transmettre des forces destinée
sà agir sur un liquide: il°ne
meilleur mode d'application.
Les premiers essais , parmi
lesquels on mentionne ceux
que fiten 1819 M. Richard Whytock , d'Edimbourg , ont
tous été imparfaits , et par conséquent infructueux. La question ne pouvait s'éclairer que par une expérience complète, faite avec tous les soins que réclame son importance ut dans les conditions d'art les plus favorables â sou succès. M. Smith , dont le brevet date du mois de mai 1836 , est , k notre connaissance, le seul industriel qui ait fait tous les sacrifices et tous les efforts nécessaires pour arriver à des expériences concluantes, cl ses succès, d'abord assez incertains, et fortement contestés par ses rivaux et les partisans absolus des PaddU Wheeli , ou roues à aubes, sont aujourd'hui Machina Locomtivet, 35
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fondés sur des bases qni laissent peu do prise a ses détracteurs.
M. Smith a établi ses appareil» dans an bâtiment de la force de 80 chevaux environ, qu'il a fait construire dans le seul but de faire ses essais avec une entière liberté, et de donner bientôt à tous des preuves incontestables de lu valeur de sa découverte. Il fui longtemps incertain sur les meilleures formes à donner à la vis qu'il vantait employer, et ee De fut qui; par tâtonnement qu'il arriva â déterminer les dimensions qui cadraient le mien* avec le tirant d'eau de sou navire et la forme de ses machines.
C'est ainsi qu'après avoir d'abord mis en usage une vii de 7 pieds anglais de diamètre et de 8 pieds Je long, dan; laquelle le filet faisait une révolution complète autour de l'axe ( fig. 8, Pl. XVf.Il), il reconnut que sa machine manquait de force pour faire mouvoir cet appareil, et le diamètre fut réduit a âp. 1°.
La révolution complète du fdel fui plus tard remplacée par deux demi-révolutions, occupant un espace deux fais moindre en longueur, sans diminuer la suiface d'action des filets sur le fluide , et l'on s'en est tenu au diamètre de îi|> !î" avec une longueur de 4|> ( fig. !*)• La longueur de la vis pourrait encore se réduire a des dimensions moitié plus petites , sans atténuer son action , en adoptant quatre segments au lieu de deux, mais on a juge inutile d'en arriver jusque-là. Qna.nl & l'angle d'inclinaison des lilels sur l'eau, on l'a fait varier depuis 30° jusqu'à 50°, et l'on s'en est tenn définitivement à un augle de 45° que l'on regarde comme le plus favorable à l'égalité d'action des différentes parties du lilet sur In milieu environnant; la surface des filets est le quart de la seclion immergée, en supposant une coupe faite an milieu du bâtiment perpendiculairement à sa longueur. Ainsi, pour un navire tirant 10 pieds d'eau, et présentant une section immergée de 143 pieds carrés, on pourrait adepter une surface de filets de 3% pieds carrés ( il est entendu que par surface des Blets, nous n'enlenduus pas la surface développée, uiaia seulement la surface projetée sur un plan perpendiculaire à l'axe); enfin, on a calculé que pour on fort navire jaugeant environ 3,000 tonneaux , il suffirait d'avoir une vis de :
11 pied* de diamètre, de 5 — 6 p. de longaeur en ± segments, ou de 3 p. M. en 4 segments.