DIVERS
L'espace occupé pur ce genre d'appareil est, comme on la voit , bien faible , eu raison de sa puissance, ol se trouve bien loin d'atteindre l'énorme volume que présentent les roiieiapalelle,.
La vitesse 411e 1 on doit imprimer à la vis, est un élément
est île la plus haute importance du déterminer celle forco par laquelle ou obtient le maximum d'effet ulile; malheureusement on a f.iit peu d'expériences à col égard, et la question n'est pus ru-nlue. Itans le bfliimenl i'Archimide, construit par M Sun ai, h vis à laquelle le mouvement de la machine est Iran, mis pur di s en urenagi's, fait 5 tours '/s par tour de manivelle, en qui fait 138 tours */s par minute , la manivelle faisant ordinairement 21 j révolutions ; dans un bâtiment nouveau que l'oj construit en pe moment , la vis fera 200 révolutions, par minuta. M. Smitb a placé ton appareil à l'arriére du patinent', lout près du gouvernail, et de toile sorte que le sommet fie la vis se trouve à 2 pieds- audessous de la surface de l'eau ; celte position préseule l'avantage d'augmenter beaucoup l'action du gouvernail, et de faire suivre au bâtiment une ligne parfaitement droite.
La vis exige uni', construction très-solide et très-soignée : 011 fait l'arbre eu fer for ff ë aliu de lui donner la moins de diumèlrc possihle, et les filets sont en bonne lûle d'environ 7 millimètres d'épaisseur ; ces dimensions, convenables, pour t'Archimid" , doivent naturellement être proportionnées a. la puissance du moteur.
On avait quelques précautions a prendre pour préserver la vis d'oxidation ; ri on l'appliquait à un navire doublé en cuivre , l'action galvanique résultant de la présence de ces deux métaux , la ruinerait p m m p Le muni ; le meilleur moyen d'éviter cal effet , serait de l'armer convenablement avec des plaques de (inc. à moins qu'on ne puisse la construire en cuivre, ce qui présenterai l sans doute des difficultés assez sérieuses. Les explications que nous venons de donner et que nous avons empruntées au rapport de M. Edward Cbapell , chargé par le gouvernement, en mai mm, d'examiner le mérite d<- celle invention , Pufftsent peut-être pour en faire sentir les avantage! ; mais la nouveauté du sujet nous fait un devoir de signaler les plus importants. An point de vue de l'effet utile que l'on peut retirer des machines , la vis paraît l'emporter sur les roues a palettes. Dans ces dernières, ta vi-
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tesse du bâtiment est de 0.75 de celle de la roue; arec la vis, )a vitesse moyenne en est de 0.8Ï3 : il y a donc avantage de 0.88 — 0.73 = 0.08, on >/ M environ. Sons le rapport de» dispositions, la vis présente une supériorité bien plus marquée : les roues, élargissant le navire , masquent le pont , et surchagent les ha nies' œuvres. La vis, au contraire, laisse le pont parfaitement libre, permet l'établissement de batteries continues a bâbord et à tribord, el sa position dons les basses -œuvres du bâtiment favorise sa stabilité ; de plus , die n'est jamais en vneet se trouve à l'abri du boulet, tandis que tes roues des anciens steamers rendent leur emploi trésdaugereux pendant un combat.
La vis fonctionne avec la même efficacité par tous let temps , et malgré les plus forts mouvements du navire , taudis que les roues perdent alors beaucoup de leur action; elles ne travaillent plus qu'alternativement, et l'une est entièrement plongée dans l'eau , où elle éprouve da très-fortes résistances, tandis que l'autre se meut presque dans le vide. A CT point de vue, la vis a un avantage immense; aussi , est-ce en sortant dans les mauvais temps que l'Archimède a eu le pins de succès entre les bateaux à roues qui luttaient contre lui.
Une deâ principales objections que l'on ait présentées S M. Smith, est celle que l'on a faite contre l'usage des engrenages qu'il est obligé d'employer pour imprimer b la vis une \ilesse convenable. On la trouvera presque sans valeur en observant qu'une bonne construction peut rendre leur durée fort longue, et que, dans tous les cas, leur remplacement n'est ni dispendieux ni difficile.
Enfin, il parait qu'en employant ce système, on obtiendrait nno économie sensible dans les prix de construction ; on l'évalue a une livre sterling (25 fr.) par tonne , pour lu bâtiment seul, et l'on est en droit d'espérer une réduction dans le prix de la machine.
De tous les faits que nous venons d'énoncer, on peut conclure que l'application de la vis présente des avantages nutables, destinés surtout à profiler à la marino de guerre. C'est un projet qui mérite toute l'attention du gouvernement et des constructeurs , que nous ne saurions trop engager à entrer le plus tôt possible dans la nouvelle voie où marchent avec persévérance et succès nos voisins d'outre-