LE PUTOIS
Considéré dans son ensemble, te putois (àïustelaptaorius de linnée ) a la physionomie et les allures des martes , comme elles , il est mince , alongé , bas sur jambes , et sa marche est si uniforme qu'on ne peut mieux le comparer, dit F. Guvier, qu'au mouvement d'une flèche. Son corps est d'un noir-brunâtre qui s'éclaircit en prenant une teinte jaunâtre sur les âancs et le ventre , et sa face blanche semble avoir un demi-masque brun. Son museau est un peu plus gros et plus court que celui des martes, et Todeur qu'il exhale et qui lui a yalu son nom , est réellement des plus infectes. Elle est due à deux glandes qu'on voit à droite et à gauche de l'anus et qui sécrètent une matière jaunâtre , visqueuse , excessivement puante.
Le putois est, après le chat, le plus sanguinaire de tous les ammauxqui vivent près de nous.
n réunit en lui seul les mœurs de la marte et de la fouine, c'est-à-dire qu'il demeure également dans nos habitations et dans les bois. Plus petit que la fouine , il se cache plus aisément dans les crevasses des murailles , sous les tuiles des toits , etc.; il se glisse aussi par des trous plus
Ïietits et vient à bout de tromper aisément la surveillance, l est beaucoup^ plus hardi , mais heureusement il est plus rare.
Lorsqu'il est parvenu à entrer dans un poulailler , il s'y comporte avec la même cruauté , c'est-â-dire qu'il tue tout aVant d'en sortir. Uabite-t-d les bois, il visite chaque nuit les garennes, pénètre dans les terriers, et massacre des fanuUcs entières de lapins. Pour peu que deux ou trois putois se soient établis dans Ves environs d'une garenne , on
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peul^tre à peu près certahi*qa''elle s^fa entièrement àé-' traite dans un court espace de temps. Enfin, si nous voulions faire Thistoire des dégâts de cet animal , nous serions obligés de répéter mot pour mot , et en Tamplifiant , tout ce que nous avons dit delà fouine et de la marte.
Les pièges qui servent à s'emparer de ces dernières peuvent également être employés pour détruire les putois : seulement , il vaut mieux les allécher avec un morceau de volaille qu'avec un fruit cuit , car ils préfèrent la chair à tout autre aliment. Ils donnent assez aisément dans les tra- quetaards souricières.