‹ Nouveau manuel complet du destructeur des animaux nuisiblesChapitre 26 sur 114 · LE* SURMULOT · texte numérisé non relu

LE* SURMULOT

Ce petit mammifère , appartenant au même p^enre que le précédent , n'est connu en Europe que depuis 1750. Néanmoins, il est aujourd'hui beancoup plus commun que le rat ordinaire. Il parait qu'H^est originaire d*Orieiit, d'oii il nous est arrivé par nos vaisseaux. Les naturalistes le connaissent sous le nom de mus decmnanus. Il est de près du doublô plus grand que le rat , dont il jdiffère par son pelage d'un brun roussâtrc et par sa qupue à proportion plus longue.

iiO MAMHIFÈBEâ NUISIBLES , CARNASSIEBS.

Le surmulot , plus fort et plus féroce que Iç rat , est aussi plus incommode par les dégâts qu'il peut faire. Comme lui, il habite les maisons, mais il en sort assez souvent pour aller faire des excursions à la campagne , et alors il deviept funeste au mepu gibier. Il détore les petits des faisans ; perdrix , cailles et autres oiseaux ; il attaque même les jeunes lapins et les levrauts.

Dans les habitations il n^est pas moins à craindre pour les jeunes oiseaux de basse-cour , pour les cochons dinde et les petits lapins. Aussi courageux que méchant , il se défend avec fureur contre les chats , et lorsque ceux-ci sont encore jeunes, il parvient assez souvent à se sauver. D'ailleurs, les chats ont pour lui de la répugnance et ne l'attaquent que très rarement. H est donc nécessaire , pour s'en dénarraîsser, de lui tendre des embûches , dans lesquelles , du reste , il donne assez lacilement,

Les pièges qu'on doit employer contre lui sont : l'ie traquenard souricière (PI. I, flg. H) *, le traquenard ( même PI., /îy^. 22); V arbalète [même JPl. fig. 24); lesauommoirs^ (même PI., fig. 16, 18, 19, éf celui de la PI. Il, fig. 1). On peut encore l'einpoi^nner comme nous l'avons dit pour le rat. \

Cet animal attaque les fruits , les grains et autres substances alimentaires. Il se fraie des routes dans l'intérieur des murailles, qu'il dégrade; enfin, il a les mêmef* habitudes que les rats, mais il est beaucoup plus pernicieux. On amorce les pièges qu'on lui tend avec un morceau delard grillé.

Les rate et les souris n'ont pas d'ennemi plus redoutable que le surmulot. On a remarqué qu% depuis son apparition en Europe, les* premiers surtout ont singulièrement diminué en nombre. Ce qu'il y a de certain , c'est que lorsqu'une maison peuplée par les rats commence à être fréquentéepar les surmulots , on ne tarde pas à «'apercevoir que le nombre dés rats diminue considérablement dès les premiers mois ; et bientôt ils finissent par abandonner tout-à-fait la place. — Des naturalistes distingués m'ont assure qu'à Paris , où le surmulot est extrêmement abondant , on n'y voyait presque plus le rat commun, Il e^t vrai que dan»

LE LAPIN. Hi

cette ville les nombreux égoûts qai passent Jans toutes les rues lui servent dé retraite.

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