DES PASSEREAUX NUISIBLES AUX RÉCOLTES
Le nombre des oiseaux qui attaquent les fruits de la terre est tellement considérable , que , . si Ton voulait décrire toutes les espèces nuisibles , et tous les pièges que Ton a inventes pour les prendre ; ce serait faire un traité complet d'histoire naturelle et de chasse , et par conséquent sortir de notre cadre. Nous nous contenteh>ns donc de citer les espèces les plus nuisibles , et d'indiquer les moyens généraux de s'en préserver.
Le moineau franc ( fringiUa domestica ) est le plus commun, le plus familier et le plus nuisible de tous les oiseaux qui habitent les villages et les lieux cultivés; il attaque les fruits , tels cjuc cerises , raisins ; il dévaste les blés et fait un tort considérable aux cultivateurs. Aussi rusé qu'importun , il est extrêmement difficile de s'en débarrasser , parce qu'il ne donne aue très rarement dans les pièces, qu'il s effraie peu et qu il est d'une effronterie sans égale.
Cependant on le prend assez facilement tu tombereaiK dtssiné PI. II, /î^r. 21 . ^ t
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140 DES PASSEBEAUX
On tend ce filet dans le moment où les moineaux niellent, et Ton y plaee pour appelante dés jeunes sortis du nrd. On le prend encore dans un piège en osier fait sur le même modèle que l&fig,^ de la PI. U; on donne à ce piège dix-huit pouces de largeur, et Ton y renferme de; jeunes moineaux pour attirer les tieux. On peut encore placer contre les murs des maisons qu'ils fréquentent des pots &e fleurs dont on a élargi le trou du fond , afin qu'ils puissent y entrer. Ils tieniient y nicher , et lorsque leurs petits sont éclos , on les prend aisément.
Mais le meilleur moyen est de les détourner des récoltes en les effrayant ; on se sert dans ce hut de diverses méthodes que nous allons décrire.
Le moulin à vent ( PL II, fig. 26 ) est un instrument excellent pour être placé sur les arbres exposés an Tent. Le bruit continuel quHl fait chasse non-seulement les moineaux , mais encore tous les autres oiseaux. On remploie particulièrement sur les cerisiers, a, a, a, a, sont quatre palettes en bois mmce et léger placé sur un axe h b, de la même manière que les ailes d'un moulin à vent : cet axe est porté par deux montans e o, formant une espèce d'encadrement. Au milieu de Taxe , en d, sont quatre tenons d'un demi-pouce de longueur r en e, on cloue à la traverse d'en bas une lame de faux i ou un autre morceau de tôle mince» appuyant par son extrémité supérieure sur la traverse m. Lorsque les ailes tournent, les tenons d accrochent le bout de la lame «', l'écartent un peu de la barre m, et l'écbap»pènt ensuite ; la lame , qui fait ressort , revient frapper sur la traverse , et y produit un son assez bruyant qui se répète quatre fois à chaque tour entier que les ailes font faire à 1 axe ; cette machine tourne sur un pivot n placé au bout d'un bâton , et peut ainsi marcher à tous vents. Pour garantir les blés de la voracité des moineaux , on emploie encore un mannequin consislî^nt en deux bâtons attachés en croix , et recouverts de paille et de haillons , de manière à représenter grossièrement un homme ayant les bras étendus ; an. bout de chaque bras on attache â une ficelle quelques plumes blanches de poulet , qu'agite le moindre vent.
On fait encore une autre espèce de moulin, que l'on place dans les pépinières , auprès des jeunes greffes que lft&^