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Si Ton a hièsé passer la première aimée du cottvaia saiis y porter remède „ la chose alors est beaucoup plus difficile: La masse des chenilles s'est centuplée , et , ce qu'il y a de pis , elles se rendeat dans leurs quartiers d'hiver , si difterentes les unes 4es autres eu grosâeur , que le plus grand nombre des petites échappe aux. yeux des ouvriers. Les dépenses alors vont sans cesse croissant et la réussite devient ti)ujours chose plus incertaine. Il faut ensuitefaii^ de gi^ands efforts et réitérer , de la manière la plus minutieuse , les moyens employés l'apnée précédente, alin d'obtenir un succès avantageux. Il n'y a swuvent d'autre ressource, pour détruire complètement h foule innombrable des chenilles et surtout celle des chenillettes introuvables qui hivorneat sous la mousse , que de recot;icir à un prompt abattage , aiin de prévenir la perte indubitable qui nous est^ présagée pour l'été suivant, bn général alors les jeunes plants sont déjîi dévorés , ou bien l'on a à redouter leur perte dans l'été prochain. L'on ne devra donc pas espérei que ces résep- Tes puissent jamais , avec l'aide des brai^doiLs , devenir un nouveau canton vigoureux. Il est donc plus sage de iaiee défricher tout l'endroit attaqué , de le convertir en champ ,
Suis de le livrer^ pour quelques années, à la culture es grains ou des ponmies de terre. Cependant cela ne devra avoir lieu que sous la condition expresse que ces terrains enchenillés seront labourés et remués profondement avant Tarrivée de la saison plus d^audê du printenaps , atin qu'on soit délivré de toute mquiétude. Il pourrait se faire en effet que les chenilles , en se réveillant , se rendis^ sent dans les cantons voisins , qui sont encore utiles et peu endommagés.
L'on a dernièrement beaucoup parlé d'un moyen qui serait radical, si l'on pouvait l'employer en grand. Sur une petite échelle il peut très bien être mis à exécution , et comme W ch^nilies d'a&ord sont , dans certains endroitft, souvent très condensées avant de se répandre au loin, je -v^ttx décrire av.ec «xactitade la marohe ipi'il faut suivre. Dans les lieux -où les ckeniUes^ont leurs quartiers d^hrver , et ne peuvent, à cause de leur petitesse , être rassemblées paisfiûlemttt, «n trace sur tous les arbres , à i mètre M
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cent. (4 pieds) dasol, environ, un anneau large de 160 k 240 millimètres (6 à 9 pouces) sur Fécorce , au moyen d*Bn instrument balancé comme un hachoir de cuisine. Cet anneau est décourpé «ur le pourtour du tronc , de manière à ce que les écailles et les gerçures de Técorce disparaissent , et que cette incision , en bande circulaire , soit également aplanie et laisse partout voir la 'couleur rougeàtre du liber. C'est pourquoi les Allemands appellent cette opération anrœthen ou rougir. Cet anneau est enduit de goudron, suivant qae la gelée et la neige disparaissent plus tôt ou plus tard , ou mieux encore , si Ton veut , quand le thermomètre de Réaumur marque huit degrés de chaleur, car à six la chenille est encore trop paresseuse. L'on se servira pour ce badigeonnage , 4e. pinceaux de crins , ou mieux encore de brosses ordinaiiirâ, qu'on treltnpe dans des sceaux de bois remplis de goudron. Ces sceaux ont la forme d'un grand pot. ÎU «ont, d'un côté, pourvus d'une entaille ayant à peu près la rondeur de l'arbre, et ils sont de plus munis, par-dessous, d'un manche d'environ 970 millimètres (5 pieds) de long. L'on peut de cette manière appKquer avec la main le vase rempli contre l'arbre, èl cela sans perdre de temps, puis recevoir ainsi la liqueur résineuse qui pourrait découler du tronc. Les chenilles montent le long des tiges , environ deux ou quatre semaines plus tard , suivant la température qu'il fait. Comme d'abord elles sont très faibles et très lentes, elles s'arrêtent un ou plusieurs jours au-dessous de Panneau , quand bien même le goudron serait desséché. Dès cette époque , il est indispensable de se convaincre par des explorations journalières de ce qui se passe , car c'est alors que commence la principale raan(JBUvre. L'on doit réunir tous les ouvriers qui peuvent être à portée , afin que chaque anneau , tracé sur les arf)res , soit enduit de nouveau de goudron frais , qu'on rendra collant pour plus longtemps, en y mêlant un peu de graisse ou une -petite quantité de glu ( l^^ — ll4) , faite avec de l'huile de lin épaissie au feu'. Les chenilles seront par ce moyen arrêtées encore pendant plusieurs jours. Toutefois , poussées par la faim , elles rampent bientôt sur le goudron. Les petites restent collées , et les plus grandes tombent à terre on arrivent par-<]bssus le cercle goudronné jusques
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à la couronne de l'arbre. Ce succès leur sert tependant à peu de chose, car elles meurent après quelques semaines au plus tard , parce que non seulement leurs pieds , mais encore les organes de la bouche sont empâtés , ce qui les em- . pêche de manger. Ce moyen n'est pas trop coûteux. U s^agit seulement qu'on puisse se procurer du goudron aux environs , et qu on ait promptement' des ouvriers sous la main. D'après aes essais entrepris sur des surfaces de plusieurs hectares, les frais, si nous prenons les chiffre» Ips plu» 4levéSf se sont trouvés à peu près dans cette proportion. Dans des bois de demi-futaie , oui 600 k 70Ô troitcs s élèvent par quart d'hectare , un seul homme suffît pour anneler ceux-ci en un jour , et sa peine sera suffisamment payée avec 7 ii^ gros ou 94 centimes environ. Pour goudronner 1^ arbres , un homme n'aurait Besoin au plu5 que d'une demijournée , équivalant à 5 524 gyoïs^ ou 47 centimes environ. Le goudron nécessaire sera au plus de 40 litres. Ceux-ci, si Aous comptons le litre à 2o centimes» ne feront que dix francs. Ce serait un grand service à rendre que de faire des oj)servations réitérés et exactes sur ce moyen , et , après l'avoir éprouvé , de faire connaître publiquement les résultats^ obtenus. Quand bien même on devrait dépenser de 60 à 75francs par hectare dans les lieux où les chemlleê sont encore restreintes dans une certaine circonférence ^^ q^el avantage n'y auràit-il pas à étouffer dans sa racine ua mal qui peutêtre, un an plus tard, infesterait d^inunenses étendues! X ■ cela' Fon pourra répondre : si je veux dépenser autant d'arffent , je puis bien faire ramasser les chemlles dans leurs nidsd'hiver. Sans nul doute ! si les chenilles sont grosses ^ bies que la certitude de réussite ne soit pas aussi grande que celle que donnent les anneaux enduits de goudron. Mais si elles sont aussi minces qu'une ficelle , et roulées sur clles-même» en une petite boule grisâtre , alors cela devient impossible. Et. puis, si pendant tout l'hiver l'on est arrête dans ses recherches pai* la neigé ou la gelée", que fera-t-on alors ?
•Les animaux .vertébrés , reconnus jusqu'à présent poor être les ennemis déchirés de ce bombyx, sont ceux que nous allons citer. Les chenilles sont dévorées . par le geai , le loriot , ie coucou , la pie , le faisan , le tette-chèvre ou en-
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gcAileTeiit M la mésange, par le hérisson, la grenouille, et j>r<)bablemeni aussi par le renard , puis par les corneilles et lesétoumeaux. M n\a pas que ces animaux qui mangent les iTjftapbeset les papillons, qliand ils peuTentles prendre, mais encore une foule aautres que nous n^énumérerons point ici. I^es mésanges et Xe» étoumeaux .savent très adroitement tirer les chrysalides de leurs cocons, et les chouetteâ ainsi que les chau^e&^ouris saisissent une grapde quiuitité de papiltons
Sendant la nuit, (voyez le deuxième chapitre), (.es ennèmîs e la classe des insectes sont décrits dans le premier chapitre. Parmi ceux-ci se distinguent surtout ,' conune exterminateurs , les carabes et les brachélytres, puis, comme parasites, richneumon globuleux (tchn, globatus) ainsi que le grand ichneumon recourbé (Ichn. circumfleœus) (voyez les pi. I et m y où ces derniers sont représentés.