XI. La NonN€ {Bombyx Monacha
Ce lépidoptère, (voyez pi. TV, fig. IF) a les iailes antérieures manches , chargées d'un grand nombre de taches et de raies en zig-zag; il se distingue surtout par de larges Bandes , couleur de rose , qui ornent Tabdomen.. Les mâles ne diffèrent des femellesque par leur taille plus petite, et leurs antennes bipectinées, (voyez la figure supérieure) et l'abdomen plus grèk; Jorsqu'ih sont posés, ils tiennent leurs ailes plus ouvertes que ceHes des femelles, (comparez les deux figures ^i-jointes). La chenille pourvue de 16 pattes, (voyez pi. IV, %. IL) est assez velue, la plupart du temps rougeâtre,plus rarement d^^il gris-vert; on la reconnaît toujours par une bande dorsale qui cerne une tache claire etoblongue, et qui commence sur le deuxième anneau par une tache noire veloutée, en forme de cœur. Les cheniïlettes , lorsqu'elles éclosent , sont d'abord entièrement d'un jaune clair , mais elles deviennent toutes noires quelques heures plus tard. On les reconnaît encore, pouf nouvellement eeloses, à leur couleur grise et à une poudre dont elles sont couvertes , (kqnellc devient après complètement noire, (voyez une
©ESTRIKÏTECTI , 2*^ PARTIE. ^0
80 IlfS. DESTR. DE BOB RÉS. DE HAUTE FUT.
fomille de ces chenilles, laquelle est nommée plaque^ grmipe, placard oudisque, (en allemand Spiegel) lorsqu'elle se trouve réunie sur Técorce, pi. IV, fig. IL*). La chrysalide ^ d'abord verdâtre, puis ensuite d'un brun foncé et chatoyant comme du bronze, porte des toufiPes de poils blanchâtres ou rougeâtres , et s enveloppe de toiles qu'elle attache par des fils simples aux feuilles aciculaires ou à l'écorce, (voyez fig. IP). Les enveloppes de la nymphe restent suspendues encore longtemps aprèsla sortie du papillon, et trahissent ainsi k présence de l'ennemi. Les (Bufs, (voyez fig. I E) sont un peu aplatis, d'un brun rougeâtre, avec un reflet bronzé, et se montrent sous forme de grappes , au nombre de 5 à 50 , phis rarement de 100 à 150 , sous l'écorce. Les crottes, (voyez fig. I K ) d'un vert sale , sont grosses , épaisses , cylindriques ,, avec des sillons longitudinaux et des rentrements en forme d'étoiles aux deux bouts. — La nonne éclot ordinairement vers la fin et même vers le commencement de juillet , dans les années chaudes , ou bien dans les premiers jours d'août. Les papillons , surtout les mâles , sont très agiles lorsqu'il fait beau temps, et ne se laissent point prendre, sur les troncs, aussi facilement que ceux du oombyx du pin. La plupart se posent toutefois â une hauteur qu on peut atteindre. Cependant beaucoup d'entre eux , surtout après une nuit tranquille .et tiède , se trouvent à environ o mètres ou même plus au-dessus du sol , tandis que d'autres restent, sur la souche des arbres, immédiatement à fleur de terre. Les œufs sont également déposés en divers endroits , surtout sur les pins, tandis que sur les épicéas ils se tiouvcnt, en général, au pied du tronc, parce que plus haut, sans doute, l'écorce est beaucoup trop lisse. Us sont d'ordinaire si bien cachés derrière les écailles de l'écorce , qu'on ne saurait les apercevoir sans enlever d'abord celles-ci. En automne, c'est une chose excessivement rare que de voir des familles de cheiiillettes en plaques isolées. Presque toujours elles apparaissent toutes à la fois vers la fin d'avril ou le -commencement de mai de l'année suivante. Selon l'emplacement et la clôture des cantons de la forêt , selon la hauteur des arbres et leur exposition vers l'un des points cardinaux , les /chenilles , provenant d'un couvain , restent à la surface de
Fécore«v d^ûn à cinq jours, près du nid, en forme d*une tache grande comme un écu ou comme la main (placard , disque, etc.). Alors elles grimpent sur les arbres, ou bien on les Toit pendantes à un fil , et elles sont poussées par le Tent sur les.broussailles. Le temps qu^elles mettent à éclore est en somme de deux à quatre semaines. Elles filent , jusques à leur demi-croissance ^ des fils par la bouche , et en juin elles ont atteint leur entier développement. Elles ont une habitude toute particulière, c^est de ne jamais dévorer entièrement les feuille? aciculaires ou les feuilles plates ,. surtout celles des pins, mais bien d'en jeter à terre> une grande partie, ce à quoi Ton reconnaît la, nonne, si même on n'avait point d'abord remarqué sa présence. Les feuilles du bouleau sont seulement dépouillées de leurs pétioles , et là oii elles s'y attachent un peu rongées. Les leuilles des hêtres sont dévorées comme k figure ci-jointe le représente. Au commencement de juillet^ la plupart des chenilles des- cendent pour iilér des coques extrêjiertient légères presque • nulles, puis elles passent , à une hauteur, où le bras peut; atteindre , à l'-étal de chrysalide .
La nonne est le seul insecte très nuisible aux conifères j qui attaque de plus , diiférens bois feuillus , tels que le hêtre, le bouleau, le chêne, etc.; elle les endommage en effet, mais moins toutefois que les premiers. L'on ne peut s'expliquer pourquoi elle préfère tantôt l'une , tantôt l'autre espèce de bois. Le plus souvent on la trouve sur les sapins rouges et les pins , en général plus fréquemment dans les perchis et les bois de demi-futaie que dans ceux de haute tutaie* Elle ne se montre jamais dans les brandons. Le dernier ravage causé par elle dans lesiorêts d'épicéas de Rudolstadt a cependant eu lieu dans des bois de la troisième et delà quatrième période. Dans les forêts de sapins rouges elle a déjà causé de très grands dommages. Un fait très-singulier c'est que cet insecte ne détruit que beaucoup plus rarement les pins et qu'il se contente alors, dans ce cas, de ronger çà et là tout-à-fait quelques arbres, surtout de vieux individus qu^on aurait dû abattre plus tôt. Si des pins se rencontrent
SS INS. DESn. DE BOIS HKS. DE HAUTE FUT.
i|u milieu d*épiicéas, leë premiers ne moA, i^'esque jamajs «jtt^ ^és. TouteK)is Ton connaît assez d'exemples où cet insecte a été très-nuisible aux pins, car les at^es attaqués en restent Lonç-temps malades et sont singulièrement arrêtes dans leur croissance. De là vient que les plus faibles périssent en grand qombre et que Ton est forcé de perce^ ensuite de grandes éclaircies dans les forêts (voy. plus li^in).
Les bois attaqués par la nonne diiïerent beaucpup sous le rapport de leur dm$Ué et de leur terrain, U serait trèsdifficile de décider si elle attaque d'abord des lieux secs et de mauvais crû , ou bien im sol vigoureux , couvert de buis* sons touffus et nombreux. Les deux cas se sont présentes.
terrain le plus sablonneux et le plus desséché de la marche de Brandebourg que les bois marécageux et humides de la Silésie supérieure. 11 paraîtrait que ce qui décide , est la direction des vents régnants, 'lesquels portent incontestablement les papillons au loin (voy. pag. 85). A la vérité Fou observe très-souvent que les papillons s'abattent en grande foule sur des lieux compacts et serrés, là oii la croissance des arbres est très-forte et où il y a beaucoup de broussailles épaisses ( vOy. page 96 ) ; les chenilles y mangent aussi trè»^ avidement. L'explication de ce problème me semble assez &cile. L'insecte aimé beaucoup à être protégé par en haut; de là vient qu'il préfère en partie aux pms les sapins rouges, dont les branches nombreuses et en forma de parasol pendent iusques en bas. La chenille attaque aussi phis volontiers les feuilles aciculaires maigres et sèches que celles qui sont fraîches et succulentes. C'est pourquoi elle peut également manger les jeunes aiguilles et celles de l'amie précédente du sous'-bois, ou celles des branches inférieures des arbres dominants , tandis qu'elle ne recherche , au sommet de ceux de haute futaie , que les feuilles âgées. Elle aime surtout lësliroussailles et les dois rabougris, et , pour preuve évidente qu'elle est tombée d'en haut sur eux ou- qu'elle y a été poussée par le vent , lorsqu'elle pendait à son fil ,
LA HOmtr, SS(
tf'tftt ^^ette y msnge de batit ein bd& , (aadfeqne'Siir dés individus de haute iiitaie eUe ronge au contraire de bas en: haut.
L'on ne saurait nen avancer de positif «ur la datée dés ài^âU de Vinsecte, Dans certains bois îh sont de trois ans » et dans d'autres , on a vu des exemples de cinq à six années. Cela dépend sans doute de la grandeur et de la situation géographique des forêts , puis des yents (pii régnent, et moins du bon ou du mauvais temps. Celui-ci en enet a été ^ en 1858 /si défavorable à l'insecte , surfont aux papillons ^ que l'on aurait dû croire que leurs dévastations cesseraient. De plus , l'été de 1840 a été près(juc continuellement froid et pluvieux; néanmoins les couvams reparurejit très abondamment en 1841, bien qu'en des endroits isolés. Ainsi, donc cet insecte accomplit le cercle des divers états de sa métamorphose beaucoup plus aisément que mainte autre chenille , principalement que celles dépourvues de poils ou. complètement rases , des noctuelles , des arpenteuses et des tentnrèdes jpar exemçle. Si la forêt est vaste, ou bien si,, dans un bois plus petit , Fessor n'a pas lieu dans une direction unique , mais bien sur un ou plusieurs points et en forme de rayons , tels que des foyers Ou des groupes, ou bien si à l'époque oili ils se répandent le plus , de nouveaux essaims se montrent encore , alors le dégât qu'ils causent , en mangeant çàet là , dure plus de trois années. Dans de petits cantons forestiers ou dans certaines parties des plus grands oui seraient isolés, l'on remarque très souvent, comme pouf cr autres insectes , une révolution conlplete en tï*ois ans , comme si la puissance reproductrice devait être chez eux épuisée' en trente-six mois , s'ils étaient forcés Je vivre plus long-temps resserrés.
thm la première année, la^lle est n^tuvell^neni ^irécé^ dée d'une éclosion extraordinaire (uoiomé en.alleinand V«i»jahr , anté-année) , l'on voit enewe peu de chenilles,, et ce ne sont que les pupÙlonsf qui peuvent être remarqués par un forestier attentif, lors^u^ 1 été est déjà fort avancé. Dans, la seconde ann^e , lescheçâUés soi^t au priotenips répanduest de tous côtés, de wême que les papillons apparaissent, en automne , voltigeant çà et là comme des flocons de neige. Ik
84, ms. DESTR. DE BOIS 1^. DE HAUTE FUT.
esi remanjuabl^, avec tout cela, que ces demie» ne demeurent jamais en masse là où les chenilles ont mangé , mais qa>'ib se rendent , pour la plupart , dans des districts encore peu at^ taqués , quand même souvent ils ne seraient qu'à quelques milliers de pas de là. J'ai réuni , sur leur migration au loin, plusieurs remarques incontestables qi^'ilfaut ajoutera celles que l'on trouvera consignées dans mes Insectes forestiers, (voyez tome II, page «9). Cest aussi un grand bonheur pour les pins, qui sont moins sensibles de leur nature, puisque jamais le même lieu n'est fortement attaqué deux années de Suite, et que l'arbre assailli pendant la précédente année , s'il n'a pas été trop grièvement -endommagé , peut se remettre encore de ses soutirances dans le cours ctela piésente. Il faut donc , quand on cherche des œufs , ne pas aller où il y a eu des couvains en dernier lieu , mais bien là où Ton a vu l^e plus de papillons. Dans la troisième année le nombre des œufs et des placards ou disques est immense. Les dégâts qui commencent sont de nature à inspirer les plus grandes cramtes. Plus l'on approche du temçs où le passage à l'état de chrysalide s'effectue, plus les chenilles deviennent rares. Les animaux nommés dans les chapitres I et II se réunissent et exterminent une foule de chenilles dont le nombre va en s^afTaiblissant. L'on rencontre surtout à chaque pas le carabe sycophante et ses larves, lesquels sont souvent ensemble 1 la même place , et ont autour d'eux une douzaine de chenilles exterminées. Panni les animau^L vertébrés, les pinsons , les mésanges , les coucous et des bandes entières d'hirondelles , puis . les corneilles , les pics , les choucas ,, etc. ,. rendent surtout les plus éminents services. Les chenilles rampent inquiètes çà et là sur les troncs des arbres, le long des haies ou des poteaux , sur les lignes abattues et autres endroits , sans cependant que ni orage ni pluie ne les ait précipitées du haut des branches. Elles sont visiblement mur lades. On les voit encore courir rapidement sur les épicéas, sans que la nourriture leur manque , et monter jusques aux dernières extrémités des rameaux. Là , réunies en gros paquets qui souvent font plier les branches , elles attendent la . mort. Si l'on en ouvre ou déchire quelques-unes , on trouve par-cî par-là des larves vivantes de mouches tachines et
LA IfOMMiE* 8^
d'ichneumons dans leurs corps. Outre cela , une foule très nombreuse meurent par des raison» qu'on ignore *. . Alors Tient le tem{)s où le passage à Tétat de cfai^salide a lieu (néanmoins il arrive en comparaison plus tard que les autres années), et à peine la moitié des insectes sortis des œufs , vit-elle encore. En outre , il est beaucoup do chenilles qui n'ont atteint que la moitié de leur grosseur voulue, et ne se ch$ingent jamais en chrysalides. Si Ton examine les nymphes , il n'y en a guère qu'une par-ci par-la, qui contienne un papillon viable. La plupart sont desséchées ou occupées par les larves des moucnes tachines ou des ichneumons. Euiin les papillons éclosent, d'abord les mâles; puis ensuite les femelles en petit nombre. Us voltigent encore vivement et gaiment , et l'on conçoit de nouvelles craintes ; mais si , en automne , on écorce les endroits où l'essor a eu lieu , l'on ne trouve que peu de nids , la plupart ne contenant que de einq à vingt œufs, dont la majeure partie même n a point d'embryon. Ceux-ci sont d'une teinte pâle et rougeâtre , un peu enfoncés , et , si on les presse avec les doigts , il ne s'en échappe qu'un léger fluide. Il n'y a même que le plus petit nomnre des œufs parfaits qui se développent, car leurs ennemis, surtout les araignées, les mille-pieds , les raphidies , qui se sont , pendant ce temps , propagés en masse , les détruisent avec l'aide de nos oiseaux sédentaires , surtout des mésanges et des roitelets huppés , pendant toute la saison rigoureuse, c'est-à-dire autant que le temps le leur permet. Les oiseaux piquent et entr'ouvrent l'écorce , puis dévorent les œufs en entier. Quant aux insectes , ils en mangent seulement l'embryon , et laissent de côté une partie de l'écaillé , semblable à de la nacre de perle. Parmi ces œufs ainsi rongés , il en reste bien, en gé- .
"Pour essai , j*ai nourri , eo iS^o , | hve des cbenilles aMaquees ni montait , -. r^ L. -n , ... doac environà 5o, ae sorte qoe les
4/5 seraient naortes sans parasites.
O^ns un antre essai , j'obtins à la tcrité plus de parasites { toutefois il • était mort plus de la moitié des cbenilles jans aroir été piquées p'r ceux-«i (yoj. aussi la fin de la attte .
environ 5oo chenilles ^ presqu'entiè-.
rement développSea, que j'avais recueillies en plein air, et à la fin d^aoàt j'avais obtenu le résultat suivant : il n« se trouva que in papillons, dont lu mâles et 5 femelles, 4-1 mouches tachines (Tach, larvarum) et ^5 «o- ^oes de ct% mente* mouches. Xx nom-
IHS. DESn. BK BOM BES. DB HACTB FUT,
Béni» HBeore de pleins et d'intacto. L^année suivante (en allemaad Nacbjahr, poetHumée) il se tronie à la vérité plus de nonnes encore que dans d^autres années , où il n\ aunit en aucune catastrophe générale d^insectes, mais» malgré font , il en reste , à Lien prendre , si peu » qu'il Uat beauooup de peine pour en trouver quelques-unes *.
Pour ce qui est des moyens de- destraction à employer, Ton a récemment acquis des données inappréciables , à force de recherches et de sacrifices. Justement ces moyens dont l'on se servait peu on point autrefois , parce qu'on ne les connaissait pas , sont les meilleurs , tandis que ceux qu'on employait , tels que les feux idlumés , par e^^emple y sont ceux sur lesquels il faut le moins compter.
Je décrirai ici systématiquement, les uns après les autres, tous les moyens que j'ai reconnus admiss3)les , et puis je
* Toicî ce qui arrira, par exemple, toai fMrèa an Iten que jliabite. Dans le parc forestier et set environs, oti je Tau tous les jours, la Nonne ae montra d*abord en nombre inquiétant dans ranoée 1837 JËn i838 et Sg, elle s'accrut encore , et atteignit, en i84o* le chiffre le plus élevé et sa décadence.
La migration ou changement de donûcile fut très sensible dans ces lieux d'une petite surface , environ a5 hec-* tares seulement. En iS'ig là masse principale des chenilles se trouvait dans la partie méridionale de la pépinière , et en 1840 dans la partie septentrionale, de sorte que les deux porMons du parc, oh nofis eàmes des chenilles pendant trois ans, se touchaient. Les deux essaims étrievt donc sortis d'un seul et même berceau et avaient aussi péri en même temps. De petites quantités de chenilles, trouvées par nous, en 1B4 1 1 dans le même bois, dit de Biesentlial, étaient an moins éloignées d^nne demi-lieue du parc.
Des masses iris considérables de chenilles se montrerez aeolement •Bcore dans tpielqnes petites portions du bois voisin, nommé de Lûpe , oh la Nonn^ s^était fait voir Vq an ^lus tard au moins que da<^<
Celni de Biesenthal. Je rassemblai au 1 1 juillet , àmn$ ce lien tr«s attaqué , 3oo chrysalides et dans celui qui Tétait moins ( de Biesenthal ) , aoe.
Au premier ae&t, lorsque les papillons cessèrent d^édorc dans ma boite, je comptai dans la premièra collection 37 Uules et 3 5 femelles.
Suis dans la deuxièose 84 naâles K t femelles. Je oe pus fixer le nombre exact des parasites de la premièra famille , parce que les tachines n^étaient encore qu^à Tétat de ver. Du reste il ét^it peu considérable ; car je comptai doa chrysalides (la plupart mâl^) qui étaient ratièrement dené>.
chées ou bien qui ooatenaient nu papillon non développé. L'influence de la chambre et de la botte ne pouvait ^re la cause . de cette mortalité , car la seconde partie ,. qui me livra tant de papillons , se trouvait dans la Bt&am chambre ^dans une bttîte toute semblable. Les deux escadrons aTaieat été eu OQtre très soignœusenaent re-
cueillis et apportés daias de la n Il j eut ici, sans contredit j la < qucuce immédiale d'un couvmu plus ou moins concentré. (Voy . la note d^ la page 85)
LÀ noimE. 9T
paiierai eosuite ée l^enire «bras lequel ils deîvetft être «fii^ ployés. Il n'y a pas d'insecte contre lequel on puisse prendre autant de précautions efficaces.
1° La cueillette de$ œufr (en «llemand Ëiem) pendatit Vautonme et V hiver. Pendant le premier hiter ceci est sou- Yent un ouvrage diflicile et presque inexécutable , uiais ,. dans celui qui suit , il devient aisé. Au commencei^eut, les ouvriers se refusent à ce travail ; mais quand, ils s'y jBont habitués comme il faut , ils s'en acquittent très voioutiers. Il suffît pour cela de leur donner du goût à la besogne ^ et cela se fait en leur montrant d'abord les lieux les plus attaqués, et en leur accordant un prix raisonnable pour une demi- <Mace pesant d'œufs. Lorsqu'ils sont exercés ^ Ton peut diminuer le tarif , ce qui est l'essentiel , i^ que le moyen ne soit pas plus cher qu'il n'^st utile. Naturellement il faut prendre en considération les joiu*s qui vont en se raccourcissant, puis le froid et la neige» de peur que les ouvriers abandonnant en partie ou tout-à-fait cette corvée , no laissent la tâche inachevée et ne fassent ainsi à peu près manquer le but proposé, (voyez encore plus loin pour plus de détails )« Ce moyen mérite principalement d'étfe fort recommandé , parce qu'il peut être mis à exécution pendant les sept mois entijers qui se trouvent entre la mi-septembre et la miavril , et puis parce que les employés n*ont pas besoin de pepdre du temps à contrôler les colleèteurs. D'ailleurs cela n'est coûteux qu'^ apparence , comme un seul etemj^e en fiit foi. Pour un quart ou «n ski^e dMcu (95 ou ^centimes environ^ l'on détruira une dmni-once d'oeuf ou 20,000. Si ces 20,000 chenilles devaieni^ édere le printemps suivant, elles rempliraient huit à dix mesures , et la recherche de celles-ci reviendrait à peu près à un écu et demi (5 francs 65 cent, environ). Un autre calcul pourrait encore se feire par rapport aux groupes eu disques de cheniliettes qui sa montrent au commencement du printemps. Gomme pour cela les ouvriers sont pris à la Journée , et qu'on ne saurait les surveiller du mati^ au soir, il est à craindre certainement que certain paressent qui reçoit lès 4 à 6 gros (45 à 65 centmies ) aussi bien qu'un autre qui a du zèle , ne tuera pas 20,000 chenilles. Il faut encore ipemarquer que Favantàg^
88 IPTS. DESTB. DE BOIS ftÉ». DE HAOTE FUT.
résultant de la décortication et de reolèTement des couches: de mousses et de lichf^ns est amené par ' le mode que nou& recommandons , et qu'il est probable que pendant beaucoup* d'années il n'y aura pas de nonne qui ponde de nouveau sur Fes arbres ainsi nettoyés. Déplus le travail devient excessivement plus facile et plus prompt , lorsqu'il s'agit plus tard d'éci^ser les disques de chenillettes, lesquels naturellement simt plus vite remarqués sur une écorce aplanie que sur un tronc couvert de lichens ou d'une Croûte inégale et gercée.
La manière de recueillir les œufs est la suivante. Avec lamain droite et au moyen d'un couteau à lame courte ou d'un. ciseau , l'on soulèvera et détachera du tronc un morceau d'écorcc , que l'on saisira avec la main gauche. Si des œufs se trouvent apposés sur le revers dé ce morceau d'éeorce , on. les fera tomber dans un- petit sac (voy. Il lignes plus bas) . Comme les œufs pour la plupart sont placés dans une fente verticale , laquelle est formée par deux écailles placées à côté l'une de l'autre , on peut encore procéder d une autre manière. L'on coupera à cnaque fente , tous les morceaux d'éeorce proéminants avec le couteau , jusqu'à ce que les œufs soient mis à découvert. Ensuite on les saisira entre la pointe de l'instrument et le jpouce un peu humecté par avance, puis on les fera tomber dans le petit sac. Ainsi donc il y a deux opérations à faire : 1°. écorcer, 2°. recueillir les œufs. La seconde demande plus d'adre^e encore que la première , cai* les œufs échappent trèsTfacilement. Pour éviter cela , on coud au sac une espèce de ressort comme ceux adaptés à certaines bourses A argent. Ce ressort, que l'on forme au moyen d'une branche d& hêtre ou de sureau ou de tout autre bois y. ne doit pas être entièrement arrondi , mais bien former un angle d'uncêté. Cet angle sera appuyé contre celui incisé dans l'écorce , d'oii Ton fera ensuite immédiatement glisser les œufs dans le sac , sans craindre de les voir tomber par terre dans la mousçe. Pour la\décortication on peut aussi prendre une sorte de hachoir avec deux manches balancés. Quant aux haches il ne faut pas les employer. Sur les sapins rouges, onrecueille encore plus aisément lesœufs, car il n'est besoin que d'un faible couteau pour soulever les écailles légères de 1 écorce.
LA WONNEV ^m 89
B^abord les iHïvriers devront ei^aminer à la hauteur de la poitrme , pui^ ensuite ils poursuivront , en montant , leurs recherches au moyen d'échelles. Quand un lieu doit être bien exactement épluché , il faut que les arbres soient inspectés au moins à quinze pieds du sol et même^ davantage s'il est possible. En général les ouvriers trouvent un plus grand nombre d'oèufe en haut qu'en bas ^ surtout si Ton a mit, l'été précédent, la chasse aux papillons, lesquels ne sont d'ordinaire poursuivis queiusques à dix pieds (S"".,. 246 millim. ) de terre environ. D'ailleurs Técorce étant, à une élévation plus grande , et plus souple et moins épaisse , l'opération devient beaucoup plus aisée , ei le seul inconvénient se réduit à l'emploi de l'échelle. Il ne faut pas non plus négliger de chercher des œufs au pied des troncs , cai* c'est là qu'en est souvent le plus grand nombre , surtout sur l'épicéa (voy. page 80, ligne 28).
Avant que les œufs ne soient livrés , il faut préalablemMit
3n'ils soientdébarrassés des petits brins d'écorce, de méussc, e poussière ett. dont ils sont couverts. Let-ouifie^. doivent les placer sur une assiette médiocrement creuse et chercher à en éloigner, en les agif ant et en soufflant dessus, les parties hétérogènes qui pourraient y être attachées. On les dépouillera encoi:e des petits corpi étrangers qui pourraient les entourer, en les faisant rouler sur du gros papier gris , dont la surface raboteuse arrête la poussière , etc.
Aussitôt que les employés se sont convaincus de l'exactitude de la livraison des œufs , ils doivent les brûler le plus tôt possible , car la conservation d'une marcîiandise aussi chère pourrait donner lieu a des abus. Il faut aussi qu'ils prennent bien garde qtie de semblables œufs ne soient pas apportés d'une contrée où ils seraient à meilleur marcné. Du reste cela ne saurait arriver facilement , car les gens , à qui l'on • à faire , sont doués de trop peu de finesse pour inventer de semblables tours.
Les œufs doiventi^onc être brûlés \ toutefois cela n'aura lieu que par petites portions à la fais , et en plein air, car ils font violemment explosion.
On trouvera , e»mme on l'a déjà dit , le plus grand -nom-
:90 Ulga DBSTR. DE BOIS RBS. DE HAUTE PtT.
bre. d'o^ufe w^l endroits où, l'uiBée préeéc^nte, il y eut le plus de papillons , et non là où se serait montré le plus de clienilles.
2* La de$truetion de$ placards ou diêquet de jeunes che-* fUtlettes (en allemand Spiegeln). Ou l'on a négligé de rassembler les œufs en automne et en hi^er, ou bien l'on ne s^est pas complètement acquitté de ce soin , de sorte qu'il doit encore en rester un assez ^nd nombre. Il faudra donc, dès la mi-avril, faire une révision exacte , afin de se trouver prêt dès que les premiers nids viennent à éolore. Il est principalement avantageux , pour cela, de noter la pré-r sence de quelques nids sur différentes places ( les unes a* soleil et les autres à Tombre ) et ensuite de les observer journellement tous. Dés que les œufs commencent à changer leur couleur brune en une nuance plus claire et blanchâtre, qui reiuit comme de la nacre de perle , alors i} faut moins d'une semaiae pour voir pardtre les jeunes chemlles. Elles jrampeot tontes ensemble norsde^ur cachette, maïs elles •nreslmttoui^près, et demeurent en groupes ^ à la s^ipet^ ficie de Vécorce , xxu moins depuis un Jusqu'à cinq jours, sekm que l'atmospbère est plus chaude ou plus fndche. L'emplacement des lieux influe d'une numière sensible siir la dunée de leur assodation. U n'est donc pas indiffi^^ent ^e le teirain soit enfoncé , ou humide , qne la forêt consiste- en massifs épais on en bois éclaireis, cpie les troncs se trouvent exposés au sud ou au nord , et enfin que les chenilles soient |»lus haut ou plus bas placées. Le temps donné pour leur extermination est d'iq>rcs «ela de fort peu de durée ; <:'est pourquoi il ne faut pas différer de vingt-quatre heures à entrer prendre ce travail ; même les ntes et les dimanches ne doivent pas s'écouler sçins être mis à profit. II est, en conséquence , ùreent de commander les ouvriers dès que quelques nids sont éclc*i , afin-que , lorsque tous le sont quelles jours plus tard, l'on puisse soudain se mettre à l'ouvrage. En somme l'on aura à fait« pendant environ trois ou quatre seimine». Si les chenilles se montrent d^ vers le milien d'avril , et si Téciosion de plusieurs famules est interrompue, en divers lieux de la forêt, par le retour fVéquent de temps iimds ou humides^ aWÎrs le développement général s'eiftotue
LA iMWW. 9i
moi^s rapidem^t. Mais si ^ par contre, eUetn'éclosent qu'en mai, et si, comme d'ordinaire, la température est con- 'st&fl^ent bonn^ , alors l'épooiui propre à la destruction , passe, d'a^4ant plus vite« Cette dernière circonstaiice &it que €e mode d*exterminati<m est peu sûr; il arrive en effet, que plusieurs centaines d'ouvriers se promènent , pendant des .journées entières , à travers des endroits infestas , sans pouvoir presque rien faire, tandis qu'en^nite des chênaies apparaissent SI soudainement et en telle quantité que l'on ne saiirait-avoîr assez de mains, disponibles pour les écraser.
Lionne doit néenmoinSiamaisnégligerd'employer cemoyen^ car, dans des cas propices, une foule immense a^ cnenille^ vient à être ainsi rapidement détruite, et Ton peut même, dès l'origine du nîd, réussir plus fieiçilement dans cette opéra^ tion, quetkns lacueiQette^es ioèufs, dont nous parlerons ^li|8 amplement tout^^rheure (voyex pages 101^04). H faut pour cela observer nvec soin ce €[ui est indiqué ci-dessous:
a). DispasiUon et conduite des ouvriers. Vuxk des points
les^lus importants , poiir réussir dans cette prévoyante en-
trepris^ , est.de pkéer avec m^tbçde et de surveiller conve-
f^mdâementles tnttâifleurs. Si Ton veut, d'une manière utile,
contrôler leur ouvrage , il sera nécessaire de placer un sur-
vf^iUant pour vingt ou pour trente hommes. Les inspecr
, .teurs ne doiv^t pas mettre eux-mêmes la main à Toeuvre ;
nia n'auront ^'à veiller àce que chacun cherche activement,
et à ce que les journaliers emploient bien les instrumeats
qu'on leur donne; ils devront, de plus, regarder de temps à
-nutre derrjière.la ligne quelques arpres isolés, afin de forcer
ainsi 1^ paresseux à chercher convenablement, puis surtout
afin de leur prouver qu'ils sont observés.
Dans les forêts où les perchis sont mêlés aux bois de haute futaie , il faut un ouvrier pour 2S0 à 575 ares, conséquemment cent ouvriers pour 250 à ^75 hectares , si nous aJ*mettons qu'ils ne doivent traverser qu'une seule fois les lir gnêi. Mfus sHls sont forcés dépasser à plusieurs reprises à travers les arbres ^ comme cela serait utile pour bien détruire les chenillèttes qui ne se montrent que plus tard et
lœSTBlTCTEtR , 2^ PARim. ^\
9â INS. DESTR. DE BOIS RÉS. DE HAUTE FUT.
peu à peu , alors cent ouvriers ne pourront guère suffire que pour 75 à 129 hectares. Tous lies trois ou quatre jours , — selon que les chenilles, plus ou moins favorisées par le temps, restent posées plus ou moins long-temps , — iî faudra faire réviser les lieux déjà visités. Si l'on a assez de monde et de surveillants , si surtout les cantons sont petits , et que Ton puisse les faire observer trois fois par semaine , cela est Beaucoup mieux/car de nouveaux groupes se montrent chaque jour , et beaucoup d'entre eux ne restent qu'une ou deux fois vingt-qiratr» heures. H faut encore apporter tous ses soins à ce que les ouvriers marchent autant que possible de froùt, afin qu'aucun arbre ne soit omis. Si une aile avance plus vite que 1 autre , il faut tâcher de rétablir Tali^emeat, et l'on y pourra réussir , peut-être , en faisant chercher celui-ci ou celui-là avec plus d'attention , pais encore en joignant aux paresseux des travailleurs plus actifis et plus zélés. Si l'on ne peut , en une fois , explorer un canton oans toute sa largeur , ou si , après Tavoir épluché de l'ouest à l'est par exemple , il fallait rétrograder et faire la même opération de l'est à l'ouest , il sera bon que l'aile , à l'endroit où elle doit faire volte-face, imprime une marque quelconque sur le sol, soit avec les pieds , soit avec un Mton. La volte s'opère ensuite de façon à ce que l'aile , qui d*abord était le
S lus au sud , devienne ensuite la plus septentrionale. Outre es hommes, l'on peut encore occuper des femmes et des enfants ; néanmoins ces derniers doivent avoir douze ans au moins. Les enfanta sont surtout très propres à visiter les souches par en bas , car les personnes phis âgées se courbent peu volontiers. C'est pourquoi il sera très convenable de réunir pour chaque arbre, un enfant à un adulte.
h). Choix d'instruments convenables. Pour ce qui est de ceux destinés à écraser les placards de chenilles , les ouvriers pourront se les procurer eux-mêmes. Ils n'ont besoin en eflet que de quelques poignées de filasse , soit même de vieux chiffons , pour écraser les groupes en frottant contre l'écorce. L'on peut tout aussi bien prendre pour cela unj)eu de mousse par terre, et celle-ci a, ainsi que la filasse, le grand avantage que Ton peut ensuite reconnaître les arbres
LAr NOKNfi. . 9&
déjà visites , ma filameiits ^ visibles de loin , qui restent appendus aux aspérités du tronc. Si les disques sont enfoncés profondément dans les gerçures de Técorce , ils devront y. être écrasés avec un petit morceau de bois pointu ou un morceau d'écorce en forme d'écaillé^ Afin que les chenilles qui se trouvent plus facnit soient également détruites, il faudra que l'ouvrier le plus robuste (Fadult^) soit pourvu d'un bâton oroit très peu souple, de 2 mètres 592 millim. à 5 mètres 240 millim. (8 à 10 pieds) de long,, à Fextrémité duquel un paquet de fuasse ou de cmffons sera solidement attacué. A Taide de cette perche , lés groupes seront détruits partout où Toa pourra les apercevoir. Il sera surtout avantageux d'exciter le point d'honneur de l'ouvrier , pour qu'il porte sans eesse sa gaule; sans cela, il ne serait probablemeut qpe trop enclin à la jeter de côté à l'occasion , afin de se débarrasser de son poids incommodé. Quand il y a une grande foule de travailleurs, , if est toujours difficile aux surveillants de se rappeler, plus tard, qufa été ou non muni de sa perche.
c) Distinction des tiges et des endroits où se trouvent der piaeards de cheniUes. En général les ouvriers devront s'arrêter moins de temps auprès des arbres moyens qu'auprè9 des gros. Sur ces derniers la foule des chenilles est non seulement plus nombreuse, mais aussi les disques se trouvent à une plus grande élévation. Là même oii se rencontrent beaucoup de troncs d'une circonférence considérable , il est encore utilr d'employer des échelles, et celles-ci seront portées en arrière à la suite de laf ligne. Chaque arbre doit être examiné dans tout son pourtour , et l'on aura surtout à se souvenir d'une chose : c'est que les premiers groupes se âiontrent en général à une hauteur plus grande sur les troncs vigoureux ; la raison en est que les œufs éclosent
{>liitêt sous une écorce fine , £eu;ilenient échauffée par le soeil', qu'entre les fentes d*'une écorce épaisse. La souche ellemême ne doit pas être oubliée. Les chenilles ont coutume d'y paraître plus tard, retardées qu'elles sont par l'humidité naturelle du sol. C(^endant , sur les sapins, rouges , on ne les trouve quelquefois qu'en bas , (voyez page 104). C'est pourquoi les enfants sont alors. préf érables > puisqu'ils se naissent plus aisément. Du reste sur k terre , dans la mousse,, ^tc, il y a si peu de chenilles , qu'il est rarement besoin de
$ft INS. DESTR. m BOIS Kts. DE HÀim FUT.
les t chefcber. 1^ Ton a remarqné dés ihassifs où , à cause de leor expositioa au soleil , lés croupes se montrent da ibeilleure heure (|ue dans ceux où roniW règne , on éààk" mencera par les premiers , pourvu tout^ois que ceux-ci né soient point tro]) petits ou trop peu itiqiortants , et pourvu encore qu^on puisse, sans grand sacrifice d'heures précieuses^ détacher un petit pelolon du corpis principal des ouvriers. Âusur^^ il est toujours très incomtpode de sautei* d^ukt HeU à un a«tre; cda fidt perdre beaucoup de temps, et doit être eonséquemment évité , si Ton n'est ^dé ^ quelque éOnsidération importante ; je veux parler de fidéé que Ton aurait de proiégtr les canionM kiplus prépieux , s*^ y ùvaii étan^de voir écUster U mal de tous'lss cÙtét à la /iKf. (Voy^lafin.)
5? La coUecte des chèniUei , de$ çkrpsalides et des jNïptl* loks pendmU Vite. Si même on a fait, avec toute la persévérance imaginable, la guerre aux oeUfs et aux ch^llettes, il est cependant bien certain qu'ilen restera encore assez, pour
3UQ Ton n'ait pas à secroiserlesbrasrétésttrvaiit. Aynui tout JnutattendreVépoqueoùles chenilles ne filent pfos.EiiBoife on procédera au seconement des arbres dans les percfan, comme cela a déjà été décrit à propos de k ^ense (vojet page 70 , n<» 2|, Quant à la Nonne , nous derrras remar-. quer encore qu il serait utile , même pour les arbres pllir rorts , de Secouer au moiiu les gro^es branches inférieures, surtout sur les lisières ^couvertes des forêts, car nom savons que- cet insecte mange toigours de bas en haut» du moins sur le» pins. Pour cela il faut qu% des hommes se his-^ sent dans le branchage ; le heurtent vigoureusement avoc les pieds ,. et même fébranlent plusieurs fois par de fortes secousses données avec lé dos d uiie hache. -^ L'on peut encore réunir facilement une foule de chenilles sur le soosbois et même sur la terre , alors que ces voyageuses descendent de branches plus élevées , ou sont jetées en bas parle vent, r
Le second acte de cette recheiiche sera de recueUtir les chrysalides^ et cela d'ordittiure a déjà lieu en juin. La plu-. I^t des dîrf salidés sont placées , entre quelques fils peu nombreux, sur les branches et les Ceu^s des broussailles ^
Attis eotiUre Tédorce i hautear dlioitiâitf. H n^ re^ ^ne ^rt peu à Une élératfon pltes grande , et èe)fes-ci, pbur lat: phipart, sont en outre niaitàdes. Dans fe bois de PaiinnzeH * û advint qa'on a , sotls te rapport , secoué les artères avec Béancoup n'avantage. Les chr^adîdes sotit pendanftès à de» fils il peu solides que rébranlement (fii résulte, en frappant ime laible tige ou en kenrtant ^u pied les branches, 8u£Bt pour lies détacher et pour les faâxe tomber aussitôt.
La recherché des papâlons , qui succède immédiatement ^ëftfeèlle donHious venons de mous oceuper, est le moina ^cafee de toutl ces moyens, parce que les insectes ailés sont «MvéM posés très-haut , puis que beaucoup voltigent 091 Mftie dttt déjà pmidu. Si tout^ois Ton pewt sa procurer àa monde,, ce qui à Fépoque dès moissons ofre constamment des difficultés. Ton aura bien raison de ne pas négliger cette^ niesure protectrice; car ainsi Ton empêche toujours un grand nombre de femelles de déposer leurs oeufs. Dans Iç cas où Ton découvrirait le mal des Torigioe , c'est-à-dire à l*éjfK)guedel'éclosion des premiers papiUons, alors cent papil^ ions tués valent mieux que ^^OOO saisis Tété suivant , ou piua
r'un demi-million de chenilles détruites Fannéé d'après, n'est donc pas., d'après cela, désavantageux de les pa^cn à tant la pièce. Malheureusement la découverte des papillons, pendant la première année, ou plutôt pendant 1 antcaiMiée de leur gâifêration ^voy. pag. S5), est chose fort <difi^G;ile, et c'e^t à peine si Ton pourrait attendre cela des ^n^loyés, à moins que ceuj^-ci ne soient à la fois extraordinairenMDt attentifs et instruits. Quand le temps est froid et humide , la collecte de^ papillons est toujours plus favorable tfie l^i^u'il ùji chaud , et f on peut alors , à l'aide d'une gaule, abattre les femdles quelque haut qu'elles soient porsées. Si l'on veut ne faire recueillir que des femelles , cela «é Mt às^ fiiSàilélÉient. enf èe ^ îe ptus sot dés travailleurs ^rc^ trës^fité & Mdistn^^tter (vèy. la %ure qni se trouve pag. 79), Dii'y a qàé ëelui qui m'aurait, en stf vie, ^miais
• Pfeti» boars Mtn« dans h orin. I (thuriagt).
96 1N8. DESTR. DE BOIS ftEft. DE HAUTE FtlT.
vu^epapilloo, qui pourrait soutenir ^ue la chose est impossible. Toutefois 1 ou n'obtient ainsi qu'un bien mince avantage. Cette méthode demande beaucoup de temps et d'attention , puis si Ton ne fait exterminer que des femelles^ il faudra naturellement payer plus cher que si les deux sexes étaient pourchassés pêle-mêle.
4® Les canaux contre les chenille^ peuvent être nds en usage de la même manière que pour la fileuse (Toy. pag. 77 et suïv.); toutefois ceux-ci seront, en cette oceorrence, de moindre utilité que pour Finsecte précité , car dès que les chenilles rencontrent, en bas, des pieds d'aireUe (ou myrtille), elles s'attachent à eux, les rongent et ne Tontpa%. plus loin. C'est pourquoi lesdites fosses ne sauraient même servir ccmime canaux d'isolement.
S**. Les feux flambants , que <{uelqnesHin8 reconunandent encore par-ci par-là , sont d'aussi peu d'utilité que pour la fileuse ou tout autre papillon de nuit. Pendant deux ou trois semaines de nouveaux papillons éclosent chaque jour. Qui voudrait donc entretenir, pendaut deux on trois semaines de suite , de grands feux dans la forêt, lesquels, s'ils doivent répandre partout de la clarté , devraient être allumés de ^ Aj'^ en ^ ifi on au plus de 5 en 5 hectares. D'où prendrat-on le bois pour cette opération? Qui assumerait sur soi la responsabilité par rapport aux incendies possibles ? Nous ne parlons seulement point , comme on le vmt , de l'inefficacité du moyen , inefficacité qui me semble démontrée de reste. En général il n'y a que les mâles qui voltigent , et ceux-ci volent plutôt csutour de la flamme , que vers la flamme. Quant aux femelles , qui sontjplus paresseuses , celles-ci restent immobiles même là où le reflet des flammes toiiÉ>e yîvement sur elles.
6*. L'édaircissemmt des forêts est encore un moyen trèsvanté. Quant à moi, je soutiens, d'accord avec plusieurs forestiers expérimentés , que pour ce qui est de la Nonne , laquelle a de tout autres mœurs que la fileuse , Vouverturé de clairières est tout-à-fait déplacée. U est certes bien vrai que la nonne se rend très-volontiers dans des carrés touffus, jremplis de broussailles épaisses ( voy. pag. 82 et suiv. ) ;