LÀ NOMME
mais il ne ressort pas de là' que ces ^i» doivent être ménagés par Finsecte , après avoir été échdrcis. J'ai remarqué,, tout au contraire, que la Nomie affiliait , dans de grands district entièrement privés de broussailles, en même quantité que dans les cantons les plus sombre» et Les plus fourrés^ le seul résultat positif est que les cbemfles , n'y trouvant pas de broussailles, attaquent aloi's surtout les grands arbres. . Four ce qui est des sapins rouges, il faut encore plus de prudence que pour les pms , parce qiMe les racinos à flem* de terre des premiers sont beaucoup plus sensibles à TinQueuce de la lumière. Si Ton pense débarrasser une forêt attaquée, en perçant des éclaircies pendant Thiver, Ton se trompe étrangement. Ou les papillons s^éloignent pendant Tété où. ils mangent , et ne déposent aucun œuf dans le bois qu'ils' ont déjà attaqué, ou bien ils y pondent, mais alors c'est seulement, d'ordinaire, sur les arbres dominants.
7*. Les bois mélangés sont toujours moins assaillis par la nonne , et quand ceux-ci en sont attaqués , ils souflVent toujours moins que des bois d'épicéas seulement. Ainsi donc , là où la locsiiité et le besoin autorisent un tel mélange , il est à recommander. Outre cela cette disposition est la plus naturelle. Les pins, entremêlés de sapins routes , ne seront ' point ou très-peu mangés (voy. pag. 82 et smv.), et le hêtre , même après avoir été totalement dépouillé , se remet complètement. L'on conserve ainsi, même après l'abattage des épicéas , un s^ri au sol , tandis que celui-ci serait entièrement mis à découvert par suite d^une coupe à blanc estoc, et l'on peut rarement se dispenser de la faire après que les nonnes ont dévasté une forêt de sapins rouçes, a moins, toutefois,' que l'on ait prb la plus grande peme et qu'on ait eu recours aux sacrifices lés plus coûteux.
Devrons notu donc attendre de ces moyens un secours puissant en toutes circonstances f Devrons-nous, au fond, toujours faire quelque chose, et quand et comment tel ou tel préservatif sera-t'U préféré?
Nous avons déjà dit mainte fois que la Nonne est moins nuisible au pin qu'à l'épicéa. Il faudra donc , avant tout , savoir reconnaître la présence de l'insecte et le dommage causé par lui sur les pms et sur les sapins rouges.
^ INS. DE8TR. DE BOIS ftÉ$. M HAUTS FUT.
Fftrlom d'alMfd ée^déffétâ cmués $ur les pim. Jaî déjà •flOiicé plus liaut (p'il était rare que la Nonne caotôt maintenant la perte entière des arbres.. Des cas se sont présentés, oà, pendant un entahissement répanda sur une grande sur- Cwe , Ton avait empIo]^éles préservatifs les plus efficaces, et qnè, malffrécela^Gertiâns cantons ou districts, où Ton n^arait rien &it du tout , n^avaient néanmoins pas péri. D est arrîré encore qu'on a laissé, sans les protéger, quelques pieds d'arbres au milieu d'autres éplachés avec la plus grande soRtcitude , et que ceux-là n'ont pas été plus endommagés que les autres.
De là viept (fae quelques personnes ont voulu soutenir qu'on n'avait besoia d'entreprendre quai que ce fût contre la^^ Donne.. Cette opinion est complètement faussa *. Il est sans
* lia commatteiit ea cela une triple erv^ur. Premièrement ils' ne songent peint qu» ces bois qu^ils ttenntnl pour nonprotêj^, le sont pourUnt, et qnVn conséquence Finsecte ne pourrait janiais les attaquer autant qu'il le ferait , si la main des hommes ae s'était jamais leyée contre eiix.Qu^im-
Sorte en effet qne quelques cantons^u istricts d'une forêt , dans iesqueb on n'aurait pris aucune mesure préservatite , ne paraissent pas beaucoup plu* endommagés que cens qu'on a sn^eillés, puisqv'ils ont, s«n« contredit, profité des soins apportés tout autour à l'extermination générale. II. en résofte anssi qne la prop«g«tioa. de cette hostile engeance n'a pu les compromettre qne médibcrêment, puisque nous saront que les insectes voient d'un lien à n« autre , et que leur passate doit de- ▼ënir n^ohulre^ si lé point de départ a été Térit%blement purifié. Am snfj^ot j'ai examiné scrupuleusement des endroits protégés et d'antres qui ne iVi- ▼aiéntpas été, etjeme suis biencen- ▼aincu de cette vérité , qne , lorsque le« bois étaient ââ m&ne d^ H té trouvaient sur un mimf sol, ceuiq qui avaient* été secoams avaient totfjnttrs meilleure apparence que eaux qu'on avait abandonnés à «ttx-
^ mêmes. Je ne pourrais coacenroir, jm l'avoue, comment il en d&t £tre autrement. Si l'on n'attache pas , avè»la plu» grande exactitude , son aHeation sur l'état positif des lieux à comparer , si l'on ne suppute point niinutieusement la quantité des insfictet dévorants, celle de leurs eâaeaiiaf etc.. Ton s'expose à se tromper de 1»^ pins grossière façon. Rien ne prda^v plos inconUsstablemeot ce que j'avance , que le fait que j'ai tons les jours sous les yeux et qu'on poiiH« observer ici pendant mainte, ifanée.
Sur une surface d'e^vmnt aSo hactares , il y a trois districts ( a** t^ a et 3) tout-i-fait adjacents. les a^ i et 3 furent très fortemedk atlaqaés pales insectes ^ le n° i aséine pendant deux années coasécutiv^. En revanche le n* s, qui se trouvé iasméffiata. ment placé entre les n^ t et 3 et oui les sépare Tua de Tautre , est reMé pres^'eatiirenMat tpÉIrgar. La a* i, par suite He raisons particulières, avait été protégé avec tous tes sôias etleseflbrts imaciaéllles , tandis oaa le n^ 3 avait été complètement délaissé. Le n« I B0 Ait pas etatlèreeseat dépouillé de ses feuilles «cicalaires« et , dans ce moment, il est si vert et si frais qu*0n ne tttitt plus s'aper^ l'A ait eu a soulTrfr. La ai^
LA VOMIfE. MlB^
èoute trèfr-nécessftk'e d'éttenniner rioflécte, liulaili ^'oiite peut faire, sur lespkis. Cendant e'esttoujoun.uo devoir
3 au cbiatrâir* , bien qu*aiMilH dVn moiiidrp nomtbn de chenilles et ayant pour Itti , exception faite du manque total de broussailles , les circonstances Itjli |>liu avantageuses, a été presqu^entièrement mis à nu efc présente encore. Faspect le pins misérable. Beancoup.
d^arorcs ont dû être jetés bas ; beaucoup d*autres n^ont plus que auel- Ifmee do^suùnes de toofiès d'aigntlles, et bien qtte certaines tiges apparais- •ent un peu ^lus Hcbeli en feuillage, Iséaumoins bon nombre en devra périr encore, avant qnUI soit pen4'aoaCes. Ce fait, que les jeunes, élèves forestiers de cette école connaissent tons, prouve j^las sat|S doute que let «as, cités siir nn ouï-dire , où leS bois, tttxqnds toute protection eût été re-.
fnsée , n>nrÉient pas péri.
Que Ton calcule, i»ar exemple, (en partaiit A^ <iette donnée reconnue ^*ane fem«lle ppnd dephis, loo jus- ^*à 170 letifs), coAnment les cb'oèes auraient tourné, si , pendaitt ces dix dernières années oix la nonne a été «bondanuttent répandue sur toute l'Ai-, lemagne. Ton n avait empleyé aucun moyen cotettv ses niva|^! Qu'on toreniif). DQnr base de <iette opération^ ItB résvltato obtenus dans un sen) bois, cdni de Ttle de Darés sur lei bords de la mer Baltique, dans lequel , pendant le premier biver, aoo millions de chenilles ont été détmitei dans lénrs ceàfs , oii , Thiver suivant, 4t>is fois ee nombre et ttlos^a été.exterminéy Sans compter rinncmibrable fonle anéantie en papillons ou en cbryiftlides , et Ton pourra se faire une idée «pprecbanté de ce qui serait advenu sÀs cela ! -
Çuelûties arbre* Aon prêtait, tant a'eutsettt pas ièn ]dus mauvais acabit qu^csmt^ dont on ani%it en soin , ne iàaraient , pris iidément , servir dei biae. L'exMrience àons démoatre en ^et qMuies cbenillb < qui mangent sar ita arbre,. «^ sont pas. toutes
écloses sur cet aî1>re,et tfvke^vicever^d^ . les. chenilles, qui sont ecloses sur un ' arbre, ûe mannnt .pas toutes sur l*i.
Il n'est pas de chenille qui puisse auMt nrpidemêiit que la noone se répandre dans une forêt. Elle rampe très vit« sur la terre, traverse de même les., fossés, et , qui plus est , il y a une. masse de chenilles , qui , pendues à< des fils, sont poussées décote et d'autre gar le vent. £n avril, dès qne lé» groupes se montrent , soudain tout fe sous-bois- et les broussailles sont couverts^jde cbenillettes , bien que des œufs n'y aient pas été pondus et «^ue les petites cheniUetJ:!» n'aient poiutrump/ jusque là...
La seconde erreur , daiu làii{uellift tombent ceux, .qui prêchent contre tonte précaution , provient de ce qu'ils ne songent pas au retard sen- .
sihle qu'éprouve la ^croissance des
fins , lorsque ceux-ci ne sont pas dé-, errasses des. qftofs et des. chenilles.
Ce retard est une perte véritable. Ces., théoriciens se rassurent par cet|e idée,
Î[tte cettx-ci ne meurent {xlint tout-àait, et ils ne veulent pas s'apercevoir ^|(ue non seulement les arbres sont cjpuisés au dernier point pendant le temps oii ils «ont dévorés, mais encpr« qpiUls en restent malades pendant beaucoup d'années. H est cependant facile de démontrer, qde, dans un lieu, qui. n'est nullement prc^Mtlt en <^o"~ vena.nt niêni« qi^il ne4éfmé point ,.
que bien des. pieds <ilib^ de bois, sont nerdus, tsndis qu'il est possible d'en sauver, si l'on veut, une.
j^rtie.
C'est justement jlarce qu il es» reconnu que la nonne n'extenUine point dés bois tout eUliers , «jua nous devons redoubler d'activité; car nous, avons la cunvirtion arqnise qne, dans .
la plupart des cas, notrepein<* ne reste pas sans récoraj)eoSc. £n effet, par..
chaque centaine: de chenilles écraitéf, f obtient indubUabUmem^uet-