INS. DESIR. DE BOIS RES. DE HACTE FOT
iféconoiiiiser le plus possible et de ne Jamais employer ad moyen , reconnu coûteux , ^ns se demander auparavant si vraiment le gain obtenu compensera le sacrifice. C'est sous ce point de vue qu'il.faut considérer la destruction des œufs et aes groupes de chenilles , sans contredit les deux moyens les plus efûcaces contre la nonne. Beaucoup rejettent la recherche des œufs et s'appuiônt principalement sur Ténormité des frais occasionés pour cela, puis sur cequeTempIoi
^ut!S touffes de feuiUes acicnlaire* de plus , et outre celles-ci, d' après les invariables lots phjsiolofiitfues de la natu,re , aussi une partie de la couche annuelle f ou si l'on veut , de la circonférence 'de l'arbre, tandis (|«e. bi«B ftouvent nous duclarous la guerre à la flIeuM , arrivée à rétat parfait, avec la triste perspective de n^ubtenir aucun résultat de nos efr fort*.
Et ne devrions-nous donc point rémunérer la plus pauvre classe de nos concitoyens ^ en récompense des services qu'ils peuvent ainsi nous rendre , plutôt que de laisser insoucieusement dévorer par les chenilles une valeur que nous saurions mieux emplojer?
En troisième lieu , ils oubliât encore que nous avons toujours plus d^exemples de bois entièrement dértruitspar.la nonne, et que Ton ne peut jamais savoir d^avance quelle partie de la forêt se trouve eij-osée à ce destin. .
Quelques-uns disent aussi : • Que > iious sert de tuer dix pour cent »• des chenilles ,^ si 90 p. ^/^ sùbsis- - tent encore et rongent?» Irions leur répondrons d'abord qu'une semblable proportion ne saurait certes exister nue là oii Ton n*a fait que très peu ae chose pour détruire le mil. Puis, si en efièt je n'ai anéanti que to p.^/^ ou moins encore des œufs et des dis-
2aes, je ne puis néanmoins considérer îs 90 p. */^ qui restent , comme autant de rongeurs nuisibles, puisque J* plus gr«nde part de ceux-ci doi-
vent devenir la proie des parasites qui cclosent en hiver, et que ces der-^ niers auraient à se répandre sur les 100 , si je n*en avais aDtériea^elneot détruit' un dixième. Toutefois , ai£ni« en adoptant que seulement la p. '^j^ des ennemis eussent été tués, cela ne saurait être chose indifférente , qu'un lieu fut ravagé par 1,000 chenilles <m par Qoo , ou , sur une échelle pins
frande , par 10,000 au lieu de 9,oo«.
1 serait en effet iort égal qu'un arbre fut attaqué par 1 on par 5o chenilles , .car une chenille ou 5o ne lui causeraient pas un dommage apparent.
Mats quand 1,00 chenilles ont déjà rongé les */,, des feuilles acicnlaires d'un aibrc,. alors chaque aiguille d« dernier dixu-me est précieuse à con^ server. Or donc, supposons que dis le commencement de l'attaque des chenilles ,. l'on adresse à un forestier , qui aurait séiléchià cela, la deaiande suivante : « Veux^tu rester inerte ^ « puis prendre surtoi toute rehpunsa-
• înlité, si le ravage devient général ^ « — si avec la meilleure chance, il •• i-ésulte une grande perte en crois-
• sance ou en semis , — si des trouées « fort fâcheuses doivent être faites •c pbis tard dans la forêt , — si une « irruption de bostridies succède à ces « maux, — et enfin si la perte entière
• de ces carrés de pins, qui se trea- « vent sur le passage des insectes, en •• devient l'in^itable conséquence? • Cei^s alors, il n'en est pas un, j'en su^s sûr , qui ne nie réponde de la façon la plus décidément négative ~
LA NOimt. iOi
de ce préserratif n'est Traiment aâmistihle que dans le cas où il n y a plus d'autres mesures à adopter à cause de la fréquence de l'insecte. Toutefois, quant à la Nonne, le secours ne Tient , pour les pins, jamais trop tard (tôt. ce qui a été dit plus haut), et puis le cas remarquable qui s'est présenté dans l'ile de Darss (tov. les Insectes forestiers, tom. II. pag. 102) nous a prouTé qu on peut, même dans lapremière année de l'irruption des Nonnes, obtenir un énorme aTantage de la cueillette des œufs. Ainsi donc, bien que l'extermination des
Placards reste le plus important des remèdes , parce que on peut , en des circonstances faTorables et aTec de Tigoupeux auxiliaires , détruire une grande masse de chenilles , néanmoins la recherche des œufs , si ceux-ci ne sont pas trop rares, ne doit jamais être négligée ; car les raTages sont toujours assez considérables . même si l'on emploie en conscience les deux moyens colIectiTement. Certes le dommage serait bien plus grand encore , si l'on ne faisait la chasse
X'aux groupes, car qne de chenilles ne resteraient-elles pas •rs inaperçues, qui eussent été anéanties dans les œufs par les oi]^Tners chargés, de recueillir ceux-ci. De plus la ae6truction des disques coûte bien plus dç temps , surtout si la plupart des nids n'a pas été rendue déserte par la cueillette des œufs; et l'économie nu temps dans la poursuite des groupes, poursuite qui déjà doit être si rapide, est chose de prenûcre importance.
Il faut seulement veiller à ce que la cueillette des œufs ne revienne pas immensément et hors de toute proportion plus chère que la chasse aux placards de chenilles. Le forestier peut faire , avec beaucoup de sagacité et d'habitude, que cet excellent moyen soit en même temps à bon marché. Pour cela il ne doit pas mettre la demi-once d*œufe à un trop haut prix , et pourtant, d'un autre côté , il doit attirer de toutes parts les ouvriers en grand nombre par l'appât d'un bon salaire. Pour cela il feut, s'il ne possède pas l'habileté voulue dans la recherche des œufs (et personne ne saurait l'avoir . s'il n'a pas déjà vu une armée de chenilles faire irruption dans une forêt), il faut, dis-je,^*il s'exerce lui-même dans le bois de la manière que nous avons décrite pag. 87 ftt suiv., afin d^instruire ses subordonnés. Il est encore es-
)^ tNS. DE^n. Dt BOUS 1B8. DE HAUTE FOT.
s^tid qu'il appremne i fixer avec eux : (iombien tm ùUeriei' QcUf^pf^ ramasser d*<BHfSfdans w^jowr,, et eombienron peui 4onner.pf^rdemi-01ice, Bow cela.il h ^idéra d'aprèe le$ ffi0) eù^tmti accordée, aux joumcdiefrs ordénairee dans J4 conH:éeo^ il ee trouve. Suivant Tafîluence de Finsecte ce scca environ un tiers d'écu (iiranc 25 centimes), ou an plus deux tiers 4*écu [2 francs 50 centimes) par once. Si » aji contraire > il choisit des honmee étréhgers à cette besoin ^ne y l^s^uek n'auraient pas encore ^Bissez d'habitude ou bien nourriraient le projet de se faire largement salarier, — si , ai outre , il a, 1 imprévoyance de prendre pour base de ses -calcul^ dçs cueillettes d'essai opérées à la journée , certes ensuite il fejra un marché désavantageux. On remarquera naturellement, du reste, bientôt sa faute , dians le cas pu des Qiiyriers accourraient en masse de tous cètés. Mais alors il est li^opts^rd, puis Ton aura d^à dépensé beaucoup d'arrent. Il adviendra de plus que les ouvriers^ d^'à gâtés, ne voudront plus dWvrage , dès qu^on aura diminué les prix*
D'un autre cMé il est aussi mauvais de fixer^ au commencement > le plus bas salaire possible. H faut d*àbord donner un peu phis et même mettre tout en ceuvre poui* me les gens prennent du goût au travail, comme. par exemple le^ conduire aux endroits les plus atta((ués , leur indiquer les arbres les plus aisés à écoreer, surtout leur enseigner les moyens auxiliaires que nous savons , et inspecter soi-même leur ouvrage avec les gardes-forestiers. Quand iljren aura phh* sieurs qui seront satisfaits de leur gain, ceux-ci en feront bientôt arriver d'autreSi surtout dans, uQ temps où il y a peu. de profits à faire.
Ilne faut donc pas rejeter cette méthode^ parce qu'on a eptendu dire qu^eUe était ça et là fort coûteuse. Si l'on a les secours des vassaux de la couronne à sa disposition, ou si là propriétaj^re- a asse£ de paysans de corvée qui s'acquittent pour rievk de l'ouvrage , il est. bon de les employer aussi bien à la cueiUette des œufs qu'à la recherche des groupes i mais même alors il est avantageux de les faire tra^vuller à là tâche f c'est-à-dire de permettre à chaque individu de s'en . relAurner chez lui après avojr livré lf2 on une once d'oeofs* Cela aiguillonno, étonnamment. Qui peut savoir si chaquir
LA irONHB. iOS
ouvrier, tue vraiment en un jour ^,000 clienilles, alors mi'il est employé «u printemps à la recherche des placards ?^i peut dire que ces placards n'ont pas été mal détruits ou4}Ue beaucoup né sont pas restés inaperçu»? Qui saurait compter combien de ^Ksques étaient déjà éclos ou dispersés avant c^ue les ouvriers vinssent pour les écraser, quand il est notoire que ces disques ne restent posés que deux jours, souvent même qu'un jour ou un jour et demi, comme de récentes , observations nous renseignent? Il ne saurait jamais y avoir de fraude quant à la çue'ulette des œiifs. Mais , dans 1 extermination des groupes , le surveillant le plus attentif peut être abusé. Là où il est. Ton cherche avec ardeur, mais dès qu'il a tourné le dos , Touvrier chôme. Partout où il passe, énacua frotte , essdie ; mais s'il examine de plus près, il s'a^
Serçoit souvent ^e l'on n'a agi ainsi oue pour témoigner 'une activité femte, et qu'il n y a pas oe chenilles souS les chiffons oiflft filasse mise en mouvement.
Pour ce qui est du tapin rouge, les conséquences sont hélas ! encore plus fâcheuses. D'anciennes expériences nous apprennent que de grands massifs de forêts furent totalement perdus par suite de ravages causés par les ttènnes. Moimême j ai vu des exemples, où , quoi qu'on ait tenté , tous les degrés de destruction se présentèrent^ et où des arbres furent au quart , aux trois-quarts et même entièrement dé^ vorés. L'arore n'a pas besou^ d'être à plus de moitié rongé pour mourir (voy. pag. 104), si surtout le printemps qui suit est sec et s'oppose à ce qu'il verdisse aisément. Ici donc il &ut tout tenter si Ton veut réussir à quelque chose. L'oT'^ gent doit être considéré comme dissipé s(ms but et samraÂ-son, si Von ne prend que dfis demi'mesures. Dans ce cas, la destruction des groupçs et la. cueillette des txufs ontum, immense portée. En effet , il impute surtout de détruire le npmbre des chenilles avant qWell^Si ne se mfitfeftt à n^ngeTf La recherche des œufs est beaucoup plus facile sur l'épicéa ieune et de njoyennc grandeur que sur le pin, puisque tojiites les observations fûtes s'accordent en cela que l^s oeufs sont«
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